Alien Breed II – The Horror Continues – Amiga AGA/ECS/OCS- 1993

alienbreed2_titreCela fait maintenant neuf longues années depuis le premier événement que Johnson et Stone, les membres de l’IPC, ont écrasé une invasion alien dans une station de recherche aux confins de l’espace. Pendant neuf années l’horreur a cessé.

Mais maintenant, elle est sur le point de continuer…

alienbreed2_01Pour accomplir votre mission, vous pourrez jouer seul ou bien à deux et aurez le choix entre quatre personnages aux caractéristiques différentes : deux lézards humanoïdes, Ruffertoo et Zollux et bien sûr deux humains, Johnson et Stone. Pour détruire la Reine Alien, vous allez devoir traverser pas moins de 17 niveaux aux dimensions conséquentes, infestés de nombreuses races d’aliens et de systèmes de défenses robotiques ultra perfectionnés. Ces niveaux sont répartis entre l’extérieur de la base et trois bâtiments différents : le bâtiment civil, le centre de recherche scientifique et le centre de recherche militaire. Pour y parvenir, vous devrez remplir pour chaque niveau, un objectif simple, comme par exemple détruire un terminal d’ordinateur ou bien colmater une fuite de gaz.

alienbreed2_02Vous disposerez, pour vous frayer un chemin à travers les niveaux, de trois vies, constituées de huit points de vie chacune, ainsi que d’un armement évolutif. Au départ, suivant le personnage que vous aurez sélectionné, vous aurez le choix entre un simple fusil mitrailleur (machine gun) ou bien le triple laser. Au cours de votre progression, vous devrez ramasser des clés (pour ouvrir des portes), des chargeurs, des vies supplémentaires (plus rares !), mais aussi de l’argent sous forme de crédits que vous pourrez dépenser (judicieusement !) en vous connectant à un terminal d’ordinateur (appuyez sur la barre d’espace pour vous connecter). Une fois connecté au Système Intex 4000, le réseau du complexe, vous pourrez, suivant vos finances, améliorer votre armement et acheter de nouvelles armes comme les missiles à tête chercheuse (homing missile), le lance flamme (flame thrower), le rebondisseur (rebounder) ou encore les grenades à main (hand grenade), chaque arme possédant trois niveaux de puissance. Autre possibilité : l’achat de matériel comme les munitions (ammo), les kits de premier soin (first aid kit), les clés (key pack) (indispensables !) ou les vies supplémentaires (extra life clone) (hors de prix !). A noter également, la possibilité d’acheter un scanner, qui suivant sa puissance vous fournira une vue aérienne large ou non de votre environnement. Vous retrouverez « avec plaisir » les séquences bien stressantes (le mot est faible !) de l’opus précédent où l’écran devient rouge et où il ne vous reste que quelques dizaines de secondes pour trouver la sortir et ce, quelques fois, dès votre entrée dans un nouveau niveau…

alienbreed2_04Alien Breed II AGA sort en 1993 sur Amiga. Le jeu est développé et produit par la fabuleuse Team 17. Disons le d’emblée, ce jeu est un véritable petit bijoux visuel et auditif, un pur moment de bonheur pour la vue et l’ouie.

Graphiquement, que dire sinon que le jeu bénéficie de la technologie AGA des Amiga 1200 et 4000 et tourne en 256 couleurs, dans une fenêtre aux dimensions conséquentes. Tout y est beau, les décors sont fouillés et les ennemis, qu’ils soient aliens ou robotiques sont recherchés.

Le son n’est pas en reste puisque l’on est accueilli à l’écran titre par une musique somptueuse signée Allister Brimble et que ce dernier nous gratifie tout au long du jeu d’effets sonores de toute beauté : les bruitages collent parfaitement à l’action et le tout est accompagné de voix digitalisées hyper réalistes, qui vous avertiront quand vous serez sur le point de mourir (Player One Requires First Aid) ou bien lorsqu’une séquence de destruction aura été initiée (Destruction Sequence Initiated). Quel bonheur !

alienbreed2_06L’animation n’est pas en reste (AGA oblige) et les décors défilent sans l’ombre d’une saccade, malgré la présence simultanée de dizaines d’ennemis et de vos projectiles. Un vrai régal !

On notera tout de même que le jeu est un peu difficile, dans le sens ou les ennemis vous assaillent sans interruption, car ils sortent en général de trous dans le sol. Donc ne comptez pas trop sur des moments de répit, vous n’en aurez pas…

Vous savez à présent ce qu’il vous reste à faire : jouer à Alien Breed II AGA !!

Le saviez-vous ?

  • De l’aveu d’Allister Brimble, le musicien, l’effet sonore simulant la mort des aliens fut échantillonnée à partir de cris de chatons nouveau-nés et d’explosion.

 

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Xenon II – Megablast – Amiga OCS – 1989

xenon2_titreLes Xenites sont de retour et ont mis le temps sans dessus dessous. Vous êtes envoyé les combattre pour sauver l’univers…

 

Que voulez-vous, les scénarii débiles dans le monde des jeux vidéo sont légion… Il faut s’y faire !

Vous partez donc à l’assaut de force extra-terrestres belliqueuses à bord d’un vaisseau de combat sous-équipé.

xenon2_01Cinq mondes infestés de races aliennes diverses et variés vous attendent, prêtes à en découdre pour vous empêcher de progresser vers le navire amiral de leur force d’invasion. Chacun des mondes est divisé en deux parties et chacune de ces parties se terminent en affrontant un boss hyper coriace.
A la fin de chaque morceau de niveau, vous pourrez vendre l’équipement que vous avez récolté ou acheter du nouveau matériel, plus performant et surtout plus dévastateur. Ne comptez pas négocier avec le marchand alien, car pour lui une seule chose compte… les crédits que vous avez dans votre poche et que vous aurez eu la sagesse de récolter en cours de niveau. Comment les obtenir ? Rien de plus simple, dégommez des vagues entières ou de gros ennemis gluants et vous serez récompensé, mais ne tardez pas à vous saisir de votre butin, car il risque de vous filer sous le nez… et vous aurez l’air malin. Ah oui ! Notez que les boss, lorsque vous leur faîtes la peau, vous rapporteront une somme substantielle de crédits.

xenon2_03Comme je l’ai dit un peu plus haut, sur votre route, vous pourrez récupérer des armes ou des options flottant dans l’espace et emprisonnées dans des caissons que, je n’en doute pas, vous vous ferez une joie de dégommer. A des moments bien précis, lorsque tout semblera perdu et que vous plierez sous les assauts violents et répétés de vos ennemis, vous serez bien soulagé de voir apparaître une option de destruction totale qui balaiera l’écran de la fange extra-terrestre qui vous assaille.

xenon2_08Développé par The Bitmap Brothers et édité par Image Works, Xenon II sort en 1989 sur Amiga soit un an après le premier opus.

Une malheureuse année, c’est tout ce qu’il aura fallu aux Bitmap Brothers pour passer de Xenon un shoot, certes bien accueilli par la critique, mais plus que moyen graphiquement, au chef d’œuvre graphique qu’est Xenon II. C’est très simple, avec ce jeu, les Bitmap Brothers vont inaugurer un style graphique où chaque pixel à sa place et qu’il ne quitteront plus par la suite.

Graphiquement donc, Xenon II est magnifique. Certes, le jeu affiche peu de couleurs, 20 en fait, mais c’est tout ce dont ces génies ont besoin pour faire trembler de bonheur nos pupilles. Le design de chaque monstre, de la moindre roche ou du plus infime végétal est superbe et plonge le joueur dans un univers à part entière…

xenon2_11Selon moi, l’aspect sonore est le point faible du jeu. Si la musique d’intro est excellente (Bomb The Bass oblige), on la retrouve sous forme de refrain répétitif pendant le jeu. A la longue, ça devient un peu énervant… Les bruitages sont sommaires.

L’animation est évidemment sans faille et le jeu affiche deux parallaxes, voire quatre avec les étoiles qui défilent. Les vagues d’ennemis bénéficient également d’une animation à toute épreuve.

Côté maniabilité, votre vaisseau bouge bien, mais est très soumis à son inertie, c’est à dire qu’il continue légèrement de dériver après que vous ayez cessé de le faire bouger. L’inertie est typique des shoots spatiaux Amiga… Une donnée supplémentaire donc à gérer dans le feu de l’action.

xenon2_15Au final, Xenon II est un jeu possédant un impact visuel hors du commun qui ne laissera personne de marbre. La difficulté est bien dosée et devient très élevée dans les derniers niveaux, ce qui augmente évidemment l’intérêt puisqu’il n’y a pas de sauvegarde possible et peu de vie pour s’en sortir.
Xenon II, un shoot vertical à posséder d’urgence…

Ziriax – Amiga ECS/OCS – 1990

ziriax_titreQuand vous acceptez votre mission, vous ne savez pas encore dans quel pétrin vous allez être plongé. Apparemment, du côté ennemi, on a envoyé à votre rencontre la totalité d’une flotte archi-vicelarde prête à en découdre avec un gringalet dans votre genre. Qu’à cela ne tienne… Vous comptez vos abattis, bouclez votre ceinture, replacez vos roubignoles, et déclenchez vos boosters pour parcourir les derniers parsecs qui vous séparent du combat titanesque qui vous attend.ziriax_02 C’est parti, les premières vagues hostiles fondent sur vous sitôt votre présence repérée. Pour vous sortir de la mauvaise passe dans laquelle vous êtes, inutile de préciser que votre tir sera un peu léger. Aussi, dépêchez-vous de récolter des options d’armement en détruisant certaines vagues. A chaque option récoltée, vous ferez avancer le curseur de sélection dans le panneau d’armement situé au-dessus de l’écran de jeu. Pour sélectionner l’arme ou l’option qui vous convient, une simple pression sur la barre d’espace suffira.

ziriax_03Vous commencez à être plus à l’aise ? OK, alors continuer à dézinguer tout ce qui se présente devant vous ! Ne jouez pas trop les cakes, vous n’en êtes qu’au début de votre périple qui s’annonce très long, car il vous faudra traverser quatre niveaux grouillant de défense anti aérienne et d’aliens au sourire carnassier…

Je ne vous étonnerai pas si je vous annonce que pour terminer un niveau, vous devrez régler son compte à un boss super coriace. Si c’est le cas, c’est que vous n’avez jamais joué à un shmup, aussi je vous conseille de rebrousser chemin, il serait plus sage de vous faire la main sur un titre d’une autre trempe, car ici, seuls les as de la manette et du joystick survivront…

ziriax_06Développé par The Whiz Kidz, Ziriax sort en 1990 sur Amiga.

Pour la petite histoire, juste avant la sortie du jeu, une version béta sera volée, crackée et diffusée par The Tarkus Team. Une joyeuse équipe, donc, qui apparemment sait respecter le travail des autres. Une mésaventure qui n’est pas sans nous rappeler celle connue par les développeur d’Half-Life² il y a peu. En tout cas, une chose est sûre, les deux jeunes développeurs de chez Whiz Kidz ne méritaient pas ça.

Pour en revenir à ce qui nous intéresse ici, le jeu en lui-même, sachez que Ziriax est un shoot’em up horizontal, old school jusqu’à l’os.

ziriax_08Graphiquement, Ziriax est très loin d’être exceptionnel. Si le jeu a la bonne idée d’afficher 64 couleurs, leurs choix est quelques fois plus que regrettable tant certains ennemis se démarquent mal du décors. Gageons toutefois qu’une fois que vos yeux s’y seront habitués, vous ne devriez pas vous laisser surprendre. Le design des décors et des ennemis étant également très simple, vous aurez compris que les graphismes ne sont pas le point fort de ce jeu.

Venons-y justement… Les musiques sont très belles et très entraînantes, et rythment les parties de leurs instruments digitalisés. Les bruitages sont quant à eux plus que quelconques.

ziriax_09L’animation sans faille, combiné à une maniabilité honorable, offre une bonne jouabilité à l’ensemble. Par contre Ziriax est dur, très dur… certainement trop dur pour être joué jusqu’au bout sans triche, les deux derniers niveaux proposant un challenge de folie qui découragera certainement les plus coriaces d’entre vous.

En résumé, Ziriax est un bon petit shmup qui, s’il ne brille pas particulièrement par sa réalisation, vous séduira peut-être grâce à ses petites musiques bien sympathiques et vous énervera certainement du fait de sa difficulté extrême.

T-Zer0 – Amiga AGA – 1999

t-zer0_titreXXXXX XX, 2199 (Date exacte classifiée)Surmontez les dangers mortels de la Dimension T-Zer0 afin de détruire « le pire du pire », Kakistos en personne et sa horde enragée.

« Five… Four… Three… Two… One… Warning, enemy approaching ! Welcome to T-Zer0 ! »

t-zer0_01Voilà, en quelques mots, de quelle manière commence T-Zer0… Alors, à partir de là, on se dit : « Sympa comme jeu, on nous souhaite la bienvenue… », surtout que deux secondes plus tard, le comité d’accueil se présente devant vous en nombre et la bouche en cœur, alors là on se dit : « Oh ! Mollo les gars, je sais que vous êtes pressés de faire ma connaissance et moi la vôtre, mais c’était pas la peine de venir avec toute votre famille ! » Bon tant pis, vous l’aurez voulu… Et vous balancez la sauce au travers de leur sale face de rat, et forcément, c’est l’escalade : les copains des copains appellent d’autres copains aliens plus gros et plus costauds, qui en plus ne se privent pas de vous arroser; alors vous, vous répliquez en criant votre rage et en invoquant la légitime défense, mais il est déjà trop tard, l’engrenage de la violence est en marche et le plus drôle dans l’histoire, c’est que c’est vous qui avez toutes les chances d’en faire les frais.

t-zer0_03Pour ne pas passer pour un con avec votre armement à deux sous et demi, vous vous jetez avidement sur le moindre bonus d’amélioration. Selon votre vaisseau de départ, vous avez le choix entre trois armes principales : les Pistolets , tir de puissance moyenne s’élargissant rapidement, le Laser , tir puissant mais nécessitant une précision de malade et enfin le Plasma Frontal , tir puissant et large, très certainement le meilleur compromis.
Pour votre plus grand plaisir, vous vous apercevez que votre vaisseau est conçu pour être équipé d’un tir secondaire, alors après avoir bondi de joie dans votre cockpit (bleu), vous récupérez pas mal d’options pour essayer celles compatibles avec votre astronef : les inégalables Missiles à Tête Chercheuse vous combleront d’extase tant ils s’avèrent indispensables, mais il existe aussi un Tir Latéral , un Plasma Arrière , un Plasma (tout court !) , des Missiles-K et enfin les Missiles (tout court, encore une fois !) . Bref, il y a de quoi faire.

t-zer0_05Tel un bienheureux vous exterminez vos adversaires tout en collectant des bonus de points , des étoiles dorées et multicolores, sans oublier les bonus spéciaux, tels que le Souffle Nucléaire , plus connu ici sous le nom de Pruneau Atomique, l’Invisibilité , qui du même coup vous rend invulnérable à tout type de collision, l’Hyperdrive , vous donnant un petit coup d’accélérateur temporaire et quelques armes spéciales , venant se substituer pendant quelques secondes à votre tir classique et abreuvant l’ennemi de boulettes à tête chercheuse.
Pour ne pas avoir l’air trop stupide, vous éviterez soigneusement de récolter l’Inversion qui, comme son nom l’indique, inversera vos commandes ou bien le Court Circuit qui vous empêchera de tirer. Ça, c’est super glauque !

t-zer0_09Deux modes de jeu sont disponibles : le mode Arcade pendant lequel vous devrez traverser quatre monde d’une traite chacun dans un style très… arcade. Le second, le plus intéressant, est le mode Histoire et là, ça se complique. Seul mode vous permettant d’affronter Kakistos à la fin, il décompose chacun des cinq mondes en trois niveaux distincts : l’Entrée, où vous faîtes connaissance avec l’environnement et où vous devez récupérer un maximum de Gemmes (il y en a cinq au total) . Si, durant ce niveau, vous récoltez moins de quatre gemmes, vous jouerez ensuite la classique Route A, par contre, si vous en collectez quatre ou plus, vous serez dirigez vers la Route B, plus difficile, mais contenant plus de bonus. Si vous réussissez à réunir cinq gemmes de couleurs différentes durant ces deux premiers niveaux, vous aurez la possibilité de vous procurer le Diamant du monde en question , juste avant d’affronter le Gardien du troisième et dernier niveau Exit.

Pour ouvrir le portail de la Dimension et faire face à Kakistos en personne, il vous faudra collecter les cinq diamants. Je sais, ça à l’air super compliqué, comme ça, mais en fait, ça l’est pas et quand on est dedans, on pige assez vite…

t-zer0_11Développé par clickBOOM Interactive et distribué par PXL Computers, T-Zer0 sort en 1999 sur Amiga AGA (68030 minimum, équipé de 8 Mo de RAM).

Il n’est pas évident de décrire l’enthousiasme que j’ai ressenti lorsque j’ai enfin pu mettre la main sur un exemplaire neuf de T-Zer0. Ce jeu, dont j’admirais les images depuis de nombreux mois, était enfin en ma possession. Mais la question était désormais : « allais-je pouvoir émuler sans problème T-Zer0 sur mon PC ? » Je savais déjà que la démo fournie sur le site de clickBOOM fonctionnait sans problème en utilisant une configuration à base d’Amiga 4000 équipée de 8 Mo de Chip RAM, pas de Slow RAM et 32 Mo de Z3-Fast RAM.
Aussi, ai-je été rassuré en constatant que le CD de T-Zero était bien détecté. Par contre, oh malheur ! Oh désespoir ! Pas de musique lue à partir du CD !!!! Ce n’est en fait qu’un mois et demi plus tard, après avoir à peu près tout essayé que j’ai résolu ce problème en connectant la sortie audio de mon lecteur au connecteur adéquate de ma carte mère. Et enfin, ce matin, j’ai pu profité pleinement de l’expérience T-Zer0. « A mon tour de vous en faire profiter ! »

t-zer0_13Graphiquement, les images parlent d’elles-même, T-Zer0 est à la hauteur des configurations à base de chipsets AGA. 256 couleurs, des décors fins et somptueux et des ennemis intéressants; voilà, en gros, quelques unes de ses caractéristiques graphiques.

Techniquement, malgré l’absence de parallaxe de fond, on a droit à de magnifiques effets de lumières transparentes, paramétrables dans le menu du jeu. Et puis inutile de dire que le tout bouge bien… Oh, et puis si, je vais le dire, tiens ! T-Zer0 bouge vraiment très bien ! Ce qui est sûr c’est que le défilement est plutôt lent (« oldschool » oblige), mais c’est tellement fluide que je reste persuadé que ça doit être très sympa de regarder jouer quelqu’un, chose que je n’aime pas faire d’habitude.

Puisque désormais je peux écouter les musiques, laissez-moi vous en dire deux mots : sachez d’abord qu’en mode High Tech, vous aurez droit à de la techno/transe bien rythmée et très accrocheuse, alors qu’en mode Arcade, ce sera de la Pop. Ces deux styles devraient vous motiver dans votre quête à aller encore plus loin, tout en ravissant vos tympans. Les bruitages sont de très haute facture, tout en voix digits annonçant les armes et les options que vous récoltez et en explosions de toutes sortes. Un autre point fort de ce jeu.

t-zer0_14Trève d’éloges, soyons un peu objectif et citons comme défaut le maniement de votre vaisseau. Les fans de shmups arcade type japonais vont très certainement s’arracher les cheveux sur la tête, mais sachez que dans T-Zer0, les astronefs ont une certaine inertie (comme dans Project X), certes paramétrable à l’écran menu, mais une inertie tout de même. Alors, bien souvent, ça glisse comme une savonnette sur un sol carrelé, mais on s’y fait. Bien sûr, au début, on peste un peu et certains balanceront peut-être même leur manette de rage, mais ils s’y feront.

Côté difficulté, disons qu’elle devient vite élevée, surtout que les ennemis sont partout et souvent embusqués dans des endroits étroits. Ils sont retors, quoi, et vous les haïrez pour ça ! En tout cas moi, il m’arrive de les haïr…

t-zer0_15Pour conclure ce test exclusif, disons que malgré quelques petits défauts inhérents à bon nombre de shoots Amiga, comme l’absence de parallaxe et l’inertie, T-Zer0 est un des tout meilleurs shoot’em up horizontaux de la machine, sinon le meilleur. Graphiquement haut de gamme, musicalement jouissif et techniquement excellent, T-Zer0 est une valeur sûre de l’Amiga.
Je rappelle tout de même que ce jeu n’est pas un abandonware et qu’il est toujours en vente dans certaines boutiques électroniques ou sur eBay à l’état neuf. Préférez donc l’achat au téléchargement sauvage.

Golden Axe – Amiga ECS/OCS – 1990

goldenaxe_titreLe maléfique Death Adder a kidnappé le Roi et sa fille, et se terre dans son repère, armé de la précieuse Hache Dorée.
Seul vous, pouvez secourir le souverain du Royaume de Yuria et libérer son peuple..

goldenaxe_01Si vous avez choisi votre combattant, alors allons-y. « A l’aventure, compagnons ! »A peine avez-vous fait quelques pas sur la route de l’aventure, que vous assistez au meurtre honteux de votre ami Alex. Lâchement frappé à mort part un sbire de Death Adder, votre ami a juste le temps de vous informer de votre mission avant de rendre l’âme.

C’est donc très remonté et la larme à l’œil que vous poursuivez votre route pour en finir avec ce tyran et ses larbins.
Muni de trois vies, composées de trois points de vie chacune, et armé de votre lame ou d’une hache (suivant votre personnage), vous tranchez dans le vif les problèmes qui se présentent devant vous. Vous êtes sans cesse assailli par des barbares lourdement armés ou montant des bêtes au souffle brûlant ou aux becs acérés. Abattez un cavalier et vous pourrez enfourcher sa monture et balayer l’opposition plus facilement.

goldenaxe_02Attention de ne pas vous laisser encercler, vous n’y survivrez pas longtemps. Prenez plutôt vos ennemis de vitesse, en courant à leur rencontre et en les fauchant d’un coup de pied ou d’un coup d’épaule bien placé. Profitez-en aussi pour bondir en cours de course et pour retomber sur un des barbares, lame la première, afin de le pourfendre.

Vous pourrez récupérer sur votre route de la nourriture que vous arracherez d’un coup de pied à des lutins verts afin de remonter votre énergie.
goldenaxe_04De la même manière, les lutins bleus laisseront tomber des fioles magiques que vous accumulerez dans votre inventaire. A tout moment, dans des situations désespérées n’en doutons pas, vous pourrez libérer le pouvoir meurtrier contenu dans ces fioles magiques, par une simple pression sur la touche « ALT » (PC). Il en résultera l’invocation d’une entité magique plus ou moins puissante qui balaiera toute la zone de jeu.

Ce ne sont pas moins de six stages que vous devrez parcourir et nettoyer afin de vous retrouver devant l’ennemi du Royaume, Death Adder, et espérer libérer le Roi et la princesse.

goldenaxe_07Développé par Probe et produit par Virgin Games, Golden Axe sort en 1990 sur Amiga, soit un an après le hit Arcade de Sega.

Si vous aimez les univers à la sauce médiéval fantastique, mettant en scène Dongeons & Dragons et mâtinés de beat’em up, alors vous aimerez Golden Axe.
Golden Axe est le type même de jeu mythique qui, pour le plus grand bonheur des amigaïstes, vit le jour un beau matin sur leur ordinateur préféré.

Alors, qu’en est-il de cette conversion tant attendue ?

goldenaxe_09Graphiquement, le jeu exploite la palette de base de l’Amiga en offrant 32 couleurs, fidèles dans l’ensemble à la version Arcade. Les décors sont bien restitués et la totalité de la faune Arcade est fidèle au poste.

Côté animation, pas grand chose à redire. Le scrolling est honorable et les mouvement des personnages, quoique difficiles à sortir avec un joystick, sont bien rendus.

Si la musique respecte les sonorités de l’Arcade, elle est par contre de moindre qualité. Dommage ! Les bruitages quant à eux sont également un ton en dessous.

goldenaxe_10Le jeu propose une difficulté progressive et bien dosée, mais le challenge à un joueur devient vite élevé pour peu que vous vous laissiez encercler. A deux, c’est un pur régal et on retrouve le plaisir des parties Arcade.

Pour résumer, Golden Axe sur Amiga est une bonne conversion, qui malheureusement n’échappe pas à la sous-exploitation récurrente de l’époque, mais qui, au travers d’un challenge à la hauteur dans des décors qui tireront une larme aux nostalgiques, ravira les petits comme les grands.