Fightin’ Spirit – Amiga AGA – 1996

fightin_titreAnnée 199X…

Comme chaque année, la mystérieuse organisation Hikawa, contrôlée par Jenshi Yamamoto, a organisé un grand tournoi illégal qui va faire le tour du monde et fera se rencontrer les plus incroyables combattants…

Le Tournoi des Guerriers Suprêmes !

La raison de ce tournoi est en fait tout autre… trouver de nouveaux guerriers à des fins criminelles… les enrôler chez Hikawa… mais… la plupart ignore à qui ils vont devoir faire face…

fightin_01Incarnez un combattant parmi dix disponibles et affrontez le challenger ultime, j’ai nommé Jenshi Yamamoto…

Stop ! Ne nous emballons pas… avant de partir en guerre, prenez quelques minutes pour régler les options de jeu… Tout d’abord, choisissez la difficulté (facile, normal, difficile, maniac !). Attention ! Si vous jouez les petits bras et choisissez Facile, vous ne pourrez pas aller aussi loin dans le jeu qu’avec un autre niveau de difficulté, alors réfléchissez !
Ensuite, sélectionnez le nombre de rounds par rencontre : 1, 3 ou 5, c’est suivant votre appétit. Bon, le nombre de Continue, tout le monde connaît, donc passons… Ah, oui ! le temps par round peut être réglé ici aussi, 30, 60 ou 90 secondes, voire un temps illimité, pour départager deux adversaires de forces égales.
fightin_02Selon votre humeur, réglez la vitesse sur normal ou turbo et enclenchez ou non le mode Gore (Blood).
D’autres options et modes sont disponibles, mais comme je n’y comprends rien, je préfère passer… Bon, ça, c’est fait ! Maintenant, passons aux choses sérieuses… Les combats… Haha, j’en vois qui n’ont pas pu résister à l’attente et ont zappé les « options », ok, c’est vous qui voyez… Reste maintenant à choisir le type de jeu, car dans Fightin’ Spirit comme dans tout bon jeu de combat qui se respecte, on a le choix.
fightin_03Dans l’ordre (Hé hé ! Pourquoi se compliquer la vie…) vous aurez la possibilité de vous lancez dans le Story Mode. Bien classique, ce mode vous propose d’affronter tour à tour les neuf autres combattants, ainsi qu’un double de vous-même. Comptez sur un emmerdeur de première pour venir s’incruster et devancer un gus au dernier moment… qu’à cela ne tienne, réglez lui vite fait son compte. Une fois tous battus, vous devrez une nouvelle fois affronter celui qui c’était incrusté et quand vous en aurez fini avec lui, il vous restera à battre Jenshi Yamamoto, l’organisateur du tournoi (et criminel au passage…)
Vient ensuite le Team Match, où vous pourrez au choix effectuer des un contre un, des deux contre un, des un contre deux ou des deux contre deux, dans la joie et la bonne humeur, le tout contre l’ordinateur ou contre un ami.
fightin_04Le « Vs Battle » est un classique un contre un avec l’ordinateur. Bref, passons…
Et finalement, le Tournament permet comme son nom l’indique d’effectuer des tournois bien sympathiques, à un ou deux joueurs, avec arbres des rencontres à l’appui… A vous de choisir… Sachez seulement que neuf environnement sont disponible, et qu’il en existe dix en fait avec celui du boss de fin. Il y a donc de quoi voir venir… chaque personnage possède trois coups spéciaux destructeurs et très impressionnants.

fightin_05Développé par Light Shock Software et édité par Neo, Fightin’ Spirit sort en 1996 sur Amiga… en Italie, en Angleterre et en Allemagne. Les boules hein ! Pas d’adaptation française à l’horizon, faut dire que l’année de sortie justifie un peu la chose : seuls les pays ayant des parcs d’Amiga importants ont retenu l’attention des distributeurs, puisqu’en 96, l’Amiga c’était déjà bien cuit…

fightin_06Vive donc l’émulation, qui nous permet de jouer enfin à ce jeu de baston de haute volée qu’est Fightin’ Spirit.

Pour commencer, Fightin’ Spirit, qu’est-ce que c’est ? Un bon gros jeu de baston, ça, on le sait déjà… mais c’est aussi un bon gros melting pot de tout ce qui s’est fait avant, combiné avec de nombreuses références à des films de genre. Exemple, Tong Lee qui a une fâcheuse tendance à ressembler à Tong Poh du film Kick Boxer avec Jean-Claude Van Damme. Une ambiance à la Blood Sport, mâtiné de Le Grand Tournoi. Que du lourd quoi en matière de références cinématographiques…
fightin_07Certains persos ont l’air sorti tout droit de licence SNK comme les Art of Fighting ou bien les King of Fighters, mais surtout, le jeu s’inspire largement de Street Fighter II… Qui lui en voudra ?
Tout ça pour dire, que les graphistes et les développeurs ont su trouver l’inspiration, là où il fallait, vu les circonstances, et que personne ne s’en plaindra, étant donné le résultat…

Eh oui ! Fightin’ Spirit est LE jeu de baston de l’Amiga. Graphiquement, ça vole très très haut, les images le prouvent… Les décors sont magnifiques, surtout ceux mettant en scène de la végétation. A ce niveau là, ce jeu explose tous ces précedents concurrents, et c’est peu dire…

fightin_08L’animation est tout simplement ultra fluide, dommage que les mouvements des personnages ne soient pas plus décomposés…

Niveau jouabilité, c’est du tout bon… j’aimerais juste que l’on m’explique comment sortir un des coups spéciaux, car ça reste encore un mystère pour moi… lol.

Les musiques sont de toute beauté et on a même droit à une composition de rock chanté pendant l’intro… excellent. Côté bruitage, c’est très classique : Pif ! Paf ! Ailleuuu ! Tchac ! Ayaaaaa ! On s’en contentera.

fightin_09En bref, ce Fightin’ Spirit est tout simplement le meilleur jeu de baston de l’Amiga (déjà dit, mais ça fait toujours plaisir !)
Attention tout de même, le jeu comporte cinq disquettes. A installer donc, si possible… Autrement, y’a franchement de quoi pêter un cable entre chaque combat…

Côté émulation, j’ai testé la version Amiga AGA qui ne fonctionne qu’après avoir sélectionnez 68EC020 dans l’onglet CPU de WinUAE. A bon entendeur, salut !

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Lethal Xcess : Wings of Death II – Amiga ECS/OCS – 1991

lethal_titreAprès que Sagyr ait enfin réussi à battre la méchante sorcière Xandrillia et trouvé la potion lui permettant de regagner son ancienne forme, les gens du monde entier sont venus lui rendre visite. Pour eux, il était le plus grand magicien vivant. Sagyr fut alors invité à des fêtes royales. Si il avait vécu à notre époque, il aurait certainement été contacté pour des pubs de lessives. Et il n’avait aucune raison de s’en plaindre. Sa vie était devenue fantastique et les choses semblaient devoir rester ainsi. Jusqu’à ce qu’un jour, on vint frapper à la porte en bois de son humble demeure. Il était tard – la lune était pleine – et si Sagyr n’avait pas été le sorcier le plus célèbre et le plus puissant, le hurlement des loups lui aurait donné des frissons tout le long de la colonne vertébrale. Il était en train de mélanger des ingrédients, essayant de fabriquer une potion qui pourrait changer l’or en plomb car sa baignoire fuyait. Il marmonna entre ses dents quand il entendit le bruit à la porte. C’était répété. Ca sonnait comme si un morceau de viande était lancé contre la porte. “Oui, voilà !”, bredouilla Sagyr. Il marmonnaa un autre juron quand, ouvrant la porte, il ne vit rien d’autre que la nuit noire.

Sagyr retourna alors à son chaudron avec l’intention de poursuivre ce qu’il faisait. Peut-être un œil de triton ? Une langue de grenouille ? Des ailes de chauve-souris ? Mais il remarqua soudain quelque chose de vert sur le sol et il se pencha pour voir de plus près. C’était une grenouille, tenant un petit parchemin entre ses pattes. La surprise passée, Sagyr prit le parchemin et le déroula. Il lit : “Même si cela peut te paraître étrange, je suis en fait une belle princesse. Tout ce que tu as à faire, c’est m’embrasser.”

Après avoir intensément réfléchi, Sagyr attrapa la grenouille et l’embrassa.

Un flash de lumière inonda la pièce et quand Sagyr ouvrit les yeux, la dite princesse n’était pas aussi belle qu’il aurait pu l’espérer. En fait, elle ne ressemblait pas du tout à une princesse avec ses longs cheveux gris sales qui lui collaient à la peau. Elle ressemblait plus à une méchante sorcière, comme… “Xandrillia”, s’exclama Sagyr tout en reculant, stupéfait.

La sorcière ne dit rien mais ses yeux parlaient de mort et de vengeance. Un autre éclair balaya la pièce, suivi d’un bruit fracassant.

Non. Pas encore ! Sagyr toucha sa peau mais il était encore lui-même. Il regarda autour de lui, mais cette fois, c’était sa demeure qui avait changé et avait été remplacée par le cockpit d’un vaisseau de combat. Il pu alors lire sur un écran :

“Sagyr, vieux fou ! Tu es tombé dans le plus vieux piège ! Tu as été téléporté à peu près 3000 ans dans le futur où j’ai conquis tout l’univers. Tu n’as qu’une seule chance de t’en sortir : détruire la planète “Methallycha”, où vivent mes arrière arrière… petits enfants, les xandrilliens. Sers-toi de la machine dans laquelle tu es, mais ce ne sera pas facile.

Xandrillia”

Sagyr bredouilla quelques jurons à son encontre, puis appuya sur un bouton rouge. Il fut alors poussé dans son siège, et avant qu’il n’ait eu le temps de s’en rendre compte, il se retrouva dans un univers occupé par de méchants xandrilliens. Au moins avait-il cette étrange machine de guerre pour l’aider. Cette machine d’acier avec des ailes d’aciers – les ailes de la mort (Wings of Death).

© 1991 Richard Karsmakers

lethalxcess01Dans Wings of Death II : Lethal Xcess, vous dirigez à nouveau Sagyr, mais cette fois-ci à bord d’un vaisseau de combat futuriste. Pour retourner dans sa dimension, vous allez devoir lui frayer un chemin à travers cinq niveaux différents de la planète des xandrilliens : les Ruines de Methallycha, le Désert de Non Retour, le Jardin Mauvais, les Plateaux Volcaniques et enfin la Forteresse de Methallycha.

Tout comme dans le premier opus, en détruisant certains ennemis, vous pourrez récolter des options afin d’améliorer votre armement. Vous aurez le choix entre les armes suivantes : Triangle, Drones, Wiper, Blaster, Laser ou encore Formation. Chacune de ces armes possèdant cinq niveaux de puissance.

lethalxcess02Collectez une option représentant un missile et vous obtiendrez l’arme Seeker qui remplacera votre arme principale pendant 10 secondes avec, entre autre, des missiles à tête chercheuse. Le Chasseur (Hunter) est toujours présent et foncera sur vos ennemis pour les détruire. Par contre, plus de Destroyer, boule qui gravitait autour de vous dans Wings of Death. L’énergie (un coeur), la vie supplémentaire (un vaisseau), le tir automatique (un A) et la vitesse (trois flèches) sont toujours de la partie.

Attention, bien évidement à ne pas collecter d’option « tête de mort » (Ah ! Ah !) car votre arme reviendra au niveau un et vous perdrez vos options, quelles soient de vitesse ou de tir automatique.

lethalxcess03Développé par Eclipse Software, à qui l’on doit également le magistral premier opus, Lethal Xcess est un shmup vertical « old school » haut en couleurs sorti en 1991 sur Amiga et Atari STe.

Tirant partie de toutes les fonctionnalités des deux machines le jeu est graphiquement plaisant et tourne dans une fenêtre de grande dimension sans ralentissement, même quand l’écran est truffé d’ennemis et de tirs.

Les musiques ne sont pas en reste, car pour chaque monde, Jochen Hippel nous propose une musique entraînante, collant parfaitement à l’action. Pour agrémenter le tout, les bruitages sont de bonnes factures et des voix digitalisées annoncent la plupart des options (les armes) que vous sélectionnez.

lethalxcess04Meilleur techniquement que Wings of Death (qui était excellent), Lethal Xcess ne parvient pourtant pas à nous faire oublier le premier opus et notamment son originalité. Certes les décors sont de la même trempe, quoiqu’un peu plus grossier à mon avis, mais le vaisseau que vous dirigez et certains ennemis, mécaniques à souhait, trahissent le petit côté fantasy de Wings of Death.

A jouer et à rejouer, Lethal Xcess est un excellent soft tout de même.

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[WIP] Last-Out

last-out_niveau5Bonjour, le développement de Last-Out avance bien, j’ai travaillé dernièrement sur la reconstruction du niveau 6 qui a atteint 20% d’avancement. Après avoir refondu graphiquement les sprites du niveau 5, j’ai commencé à bosser sur le jeu de tuiles et ça avance plutôt bien…

Pour info, n’hésitez pas à consulter régulièrement la page dédiée au projet pour y découvrir son avancement en terme de pourcentage.

@+

Some news from Last-Out dev, level 6 rebuilding has now reached 20%. After level 5 sprites upscaling, the tiles set is on a good way to be remade…

On the dedicated page you can follow the development of Last-Out in percent.

Regards.

Risky Woods – Amiga ECS/OCS – 1992

riskywoods_titreLe jeune guerrier Rohan a été envoyé pour rendre la justice et terrasser les hordes démoniaques de Draxos. Armes en main, il entre dans de dangereux bois pour libérer les moines de leur pétrification. La paix sera restaurée lorsque Rohan aura renvoyé Draxos en enfer…

Encore une fois, vous vous retrouvez dans la peau d’un volontaire désigné d’office pour sauver le monde et le libérer du joug d’une charogne purulente, incarnée par le sombre Draxos.

riskywoods_01Avant d’affronter ce triste sir, vous devrez vous farcir une bonne douzaine de niveaux infestés par la pire racaille de l’enfer. Et si une chose est claire, c’est que Draxos n’a pas lésiné sur le nombre. Il nous a envoyé tout ce qu’il avait. On a donc droit en guise d’amuse-gueule à un déluge de cadavres ambulants se ruant comme des tarés sur le pauvre Rohan que vous incarnez. Par contre, je ne sais pas si le mot déluge rend bien compte du flot incessant d’assaillants que vous aurez à combattre. Ces squelettes sont une vraie calamité, ils ne cessent de déferler sur vous de part et d’autre et c’est tout juste si vous avez le temps de vous baisser pour ramasser les quelques piecettes dorées qui tombent lorsque ces tas d’os tirent leur révérence. Ah oui ! Car pour ramasser un objet dans ce jeu, il faut ce baisser et dans de telles conditions, c’est une vraie gageure.

riskywoods_02Bon, passons aux niveaux et à la manière dont il faut s’y prendre pour les traverser. Chacun d’entre eux est barré par une ou plusieurs pierre-portes vivantes qui refuseront de s’ouvrir tant que vous n’aurez pas récolté toutes les clés-oeil qui les ouvrent. Une fois en possession de ces clés, une simple pression prolongée sur le bouton feu entraînera l’ouverture des portes, quelque soit votre position et déclenchera par la même occasion un déluge de feu qui détruira tous les ennemis présents à l’écran.

Pour corser le tout, pour sortir du niveau, vous devrez au préalable libérer tous les moines qui ont été pétrifiés par Draxos.

Sur votre route, vous trouverez des coffres contenant diverses babioles revigorantes ou bien piégées qui, quelques fois, vous téléporteront en arrière ou vous feront dormir pendant quelques précieuses secondes en accélérant le temps ou pire, retourneront l’écran de jeu !!!

Côté armes, vous débutez le jeu avec des couteaux de lancer, chaque niveau étant ponctué par une échoppe dans laquelle vous pourrez vous équiper, contre monnaie sonnante et trébuchante, en armes plus efficaces, chacune possédant trois niveaux de puissance.

riskywoods_04Développé par Zeus Software et édité par Electronic Arts et Dinamic, Risky Woods sort en 1992 sur Amiga.

Graphiquement, je crois que les images que je vous propose parlent d’elles-même, Risky Woods est d’un haut niveau. Les environnements sont très colorés et le design des décors et des monstres est relevé. Mention particulière pour les quatre boss à affronter, que personnellement je trouve très réussis et qui, finalement, sont très représentatifs de l’ambiance moyennageuse qui se dégage du jeu.
On notera également la présence d’une parallaxe de fond, accentuant tout naturellement la profondeur de l’ensemble.

Côté environnement sonore, disons que les musiques sont très correctes mais sont loin d’être inoubliables. Les bruitages sont également de qualité et participent à l’ambiance générale.

riskywoods_11L’animation, quant à elle, est sans faille, malgré la présence d’un grand nombre d’ennemis simultanément à l’écran. Le saut de Rohan est peut-être un peu raide et vous fera trébucher plus d’une fois dans un précipice, d’où une maniabilité perfectible…

Niveau difficulté, Risky Woods, disons-le clairement, est dur, du fait de la déferlante sans fin d’ennemis, qui ne vous laisseront pas souvent le temps de vous baisser pour ramasser des pièces ou des objets.

Au final, Risky Woods est donc un jeu d’excellente facture qui, techniquement, tient bien la route et propose de l’action non stop contre des ennemis haut en couleurs dans des décors splendides. Malgré la maniabilité du personnage un peu raide et la difficulté élevée, Risky Woods est une valeur sûre de l’Amiga.

Snow Bros. – Amiga ECS/OCS – « Unreleased » (ou presque)

snow_bros_titreGuulgotarr « le fourbe » a envoyé Igoa Senior, son plus fidèle sbire, enlever la princesse du royaume de l’hivers éternelle. Ayant surpris cette scène tragique, les dieux décidèrent d’intervenir et de transformer un simple bonhomme de neige en défenseur de la veuve et de l’orphelin.

Témoin du forfait, notre héro s’élance à la poursuite de l’infâme Igoa Senior afin de délivrer la malheureuse captive et restaurer l’équilibre du royaume.

snow_bros_01Que les nostalgiques de l’époque où les batailles de boules de neige leur étaient encore permises se rassurent, Snow Bros est là pour combler leur carence.

Vous incarnez donc, un placide bonhomme de neige dont le destin va basculer en quelques secondes. Armé de vos boules de neige fétiches, vous partez à l’aventure afin de délivrer une énième princesse insouciante qui a, une fois de plus, eu le malheur de se frotter à la racaille du royaume.

Avant de pouvoir délivrer la royale donzelle, vous allez devoir traverser cinq mondes constitués de dix niveaux chacun et infestés de la pire engeance à la solde du terrible Guulgotarr, également connu sous le nom de Guulgotarr le Fourbe ou encore Guulgotarr l’Aracheur de Dents, mais aussi Guulgotarr le Trousseur de Jupons. Quelles sont ses intentions ? Nul ne le sait, mais connaissant la sulfureuse réputation du lascar, vous vous dîtes que vous n’avez pas une seconde à perdre.

snow_bros_06Pour franchir chacun des obstacles qui vous séparent de Guulgotaar « l’Idiot du Village » (oui, oui, je l’avais oublié ce pseudo) et accessoirement de la pisseuse de service, il vous faudra débarrasser chaque niveau de ses occupants.
Pour se faire, vous disposez de vos boules de neige, que vous pouvez balancer à volonté sur vos ennemis afin de les transformer en boules de neige géantes. Ceci fait, il vous suffit de vous en approcher et de filer un bon gros coup de tatane dans l’amas neigeux afin de le propulser vers l’avant et d’assister à sa pulvérisation.
Les plus malins auront compris que grâce à cette technique d’attaque, il vous sera possible de générer un phénomène d’avalanche, sorte de réaction en chaîne, sachant que tout ennemi touché par une boule géante sera détruit, libérant ainsi des bonus.

snow_bros_09Parlons-en des bonus… si vous trouvez votre personnage un peu lent, une potion rouge devrait arranger vos affaires. La potion orange vous permettra de lancer vos projectiles neigeux plus loin et la potion bleue décuplera leur puissance, vous permettant ainsi d’ensevelir un ennemi beaucoup plus rapidement. Si par hasard, vous veniez à mettre la main sur une potion verte, vous seriez transformé en ballon de baudruche et seriez ainsi capable d’éliminer par simple contact tout ennemi encore debout.
Ah oui, il y a aussi des vies à récolter, pas beaucoup remarquez.

A la fin de chaque monde, vous devrez affronter un gardien des familles, hargneux, vilains et surpuissants. Ainsi, vous devrez dans un premier temps botter l’arrière train d’Igoa Senior « La Terreur des Bacs à Sable », baffer Sheermare « Tête de Bulbe », arracher les ailes des Frères Jamoff dits « Croupions Puants », side-kicker les Jumeaux Slimmers dits « Frères Gros Tarins », pour enfin faire face à l’affreux Guulgotarr « Face de Hyène ».

Le destin du royaume et de la princesse portenawak est entre vos mains…

snow_bros_04Développé par Ocean France en 1991, Snow Bros ne fut malheureusement jamais édité sur Amiga. Aussi, c’est avec une joie non dissimulée que ce tout nouveau titre pour notre machine de prédilection s’est vu accueillir par toute la communauté Amigaïste.

Hors, depuis dimanche 9 avril 2006, date à marquer d’une pierre blanche, Snow Bros est enfin en notre possession et le moins que l’on puisse dire, c’est que cette conversion Amiga du titre Arcade de Toaplan, orchestrée par la talentueuse équipe d’Ocean France, tient toutes ses promesses et même mieux surpasse sur certains points son aînée…

Si graphiquement cette conversion est forcément moins colorée que son homologue Arcade, le jeu affiche tout de même jusqu’à 60 couleurs pour restituer des décors et des sprites magnifiquement retravaillés (notamment les boss).
Même si le nombre de vie n’est plus incrusté à l’écran, on notera que la taille de la zone jouable a été conservée pour atteindre un honorable 256×208 pixels.
Cerise sur le gâteau, cette version Amiga se voit agrémentée de bonus graphique que la version Arcade ne possède pas. En effet, après être accueilli par le splendide logo animé d’Ocean, nous avons droit à une présentation animée et inédite, fort bien réalisée, plaçant d’emblée le joueur dans l’ambiance du jeu. De plus, chaque début de monde est agrémenté d’une superbe image rappelant quel boss devra être affronté à la fin. Du grand art !

snow_bros_07Musicalement parlant, il n’y a pas photo, cette version Amiga est bien mieux servie que son aînée, Amiga oblige, avec en plus des airs totalement inédits. Les bruitages, quant à eux, sont convaincants et servent l’ambiance avec brio.

L’animation n’est pas en reste; même si dans ce type de jeux, seules les transitions entre niveaux utilisent un scrolling, chaque sprite bouge de la plus belle des manières et votre personnage répond très bien à chacune de vos sollicitations.

La difficulté est extrêmement bien dosée, ce qui permettra à tout un chacun de progresser dans le jeu sans être trop vite découragé.

Au final, Snow Bros est un titre de haute facture qui, non content de restituer à merveille les graphismes et les sensations de l’Arcade, se permet le luxe d’apporter de petites nouveautés bien sympathiques, comme une introduction originale et des niveaux bonus supplémentaires. S’il n’y a pas de mots pour décrire la joie que l’on a de découvrir quinze années après sa création un jeu de cette qualité, il y en a pour dire que Snow Bros Amiga est un véritable petit joyau que l’on doit une nouvelle fois à la talentueuse équipe d’Ocean France, mais aussi à la pugnacité de Denis alias DLFRSilver.

Merci infiniment à eux. 🙂

Tubular Worlds – Amiga AGA – 1994

tubular_worlds_titreAllez combattre les forces maléfiques des Grogs afin de rétablir la paix dans la galaxie.

Vous êtes un cadet de l’un des escadrons d’élite de la flotte de défense spatiale et vous êtes l’un des premiers à être envoyé sur le front afin de combattre les Grogs.

tubular_worlds_04Seul ou accompagné d’un(e) ami(e), vous vous lancez dans la bataille afin de débarrasser l’univers de la racaille extra-terrestre qui tyrannise l’humanité depuis des lustres.

C’est légèrement armé que vous débutez votre périple et force est de constater que lors de vos premières secondes de vol, vous n’êtes pas harcelé par les pourris d’en face. Alors profitez-en pour récolter quelques options que libèrent certains de ces infâmes aliens pour améliorer votre armement et pourquoi pas, vous munir de satellites protecteurs ou de missiles à tête chercheuse.

Trois types d’armes sont vite disponibles et grossissent en puissance à mesure que vous collectez des options supplémentaires.

Sur votre route, vous ne manquerez pas de récupérer des options accélératrices , ainsi que des vies supplémentaires , afin de mettre le maximum de chance de votre côté et réussir votre mission. La plupart des ennemis que vous détruirez, libéreront de petites pastilles bleues qui vous rapporteront 250 points chacune.

tubular_worlds_13Inutile de préciser que votre périple à travers les quatre mondes (composés de quatre niveaux chacun) sera loin d’être facile, car apparemment l’ennemi est prêt à vous recevoir et mon petit doigt me dit qu’il risque de balancer tout ce qu’il a dans la bataille afin de vous empêcher de contrecarrer ses plans de domination de l’univers connu…

tubular_worlds_16Développé par Creative Game Design et produit par Dongleware, Tubular Worlds sort en 1994 sur Amiga OCS/ECS et AGA (et sur PC accessoirement).

Comment décrire ce que l’on ressent quand ce n’est que onze ans après sa sortie que l’on découvre un titre d’une telle qualité. Beaucoup d’émotion et de joie, d’émerveillement ça c’est sûr et de la hâte également, de vous faire découvrir à votre tour ce petit joyaux de l’Amiga.

tubular_worlds_08Graphiquement, Tubular Worlds est une petite merveille de détails, tous plus fins les uns que les autres, de couleurs judicieusement choisies et un déluge de textures monstrueusement belles. En un mot, vous l’aurez compris, c’est du haut de gamme.

Petite anecdote, on remarquera au passage que nombre de petites choses s’inspirent directement de grands hits tels que R-Type (le boss-vaisseau gigantesque du monde trois) et de Xenon II (la possibilité de toucher les parois et la plupart des éléments du dernier monde). Mais franchement, on ne s’en plaindra pas, car tout a été retravaillé et repensé pour en faire un tout cohérent.

tubular_worlds_10D’un point de vue sonore, Tubular World n’est pas en reste, puisque le jeu nous propose pour chaque monde une musique agréablement orchestrée, qui devient plus angoissante à chaque affrontement de boss. Les bruitages sont légers et s’intègrent parfaitement à l’ensemble.

L’animation n’est pas en reste car tout est fluide. Du scrolling horizontal, quelques fois différentiel, au scrolling latéral qui double quasiment la surface de jeu. Ne cherchez pas de saccade dans Tubular Worlds, vous n’en trouverez pas, même quand l’écran sera rempli de boulettes de toutes sortes et d’ennemis virulents qui explosent en gerbes multi-colores. Un vrai régal de ce côté-là.

tubular_worlds_15Niveau jouabilité, rien à dire, sinon que le couple « maniabilité parfaite / difficulté bien dosée » permet de se sortir de toutes les situations, même les plus difficiles. Par contre, si vous pouviez éviter de mourir, ça vous évitera de recommencer au début du niveau et dépouillé de toutes vos armes.
Autre petit bémol, les temps de chargement sont indécemment longs…

En résumé, si Tubular Worlds n’est pas le meilleur shmup horizontal de l’Amiga (T-Zero oblige), il n’en est pas loin. Tout dans ce jeu est un régal pour les yeux et les oreilles. La maniabilité est parfaite et la difficulté est progressive (et réglable au départ). C’est réellement avec une grande joie que j’ai réalisé ce test, en espérant qu’il vous incitera à vous ruer sur ce jeu…