Silkworm – Amiga OCS – 1989

silkworm_titresilkworm_01Pour d’obscures raisons, sur lesquelles nous ne nous attarderons pas ici, l’humanité est une nouvelle fois menacée par un super ordinateur.

Aux commandes de votre hélicoptère de combat ou installé à bord d’une jeep suréquipée, ou bien encore à deux, votre mission (si vous l’acceptez ! ) est de sauver vos congénères de l’extermination totale. Vous partez donc à la rencontre de l’armée sanguinaire qu’a levé le grand ordinateur pour conquérir le monde, bien décidé à traverser les douze niveaux qui vous séparent de l’ennemi du monde libre (bla, bla, bla… bla,bla,bla…).

silkworm_02Vous êtes beau, vous êtes gentil, eux sont moches et méchants… la rengaine habituelle quoi !

Pour faire face aux vagues incessantes qui vous assaillent, vous disposer de deux types d’arme, un tir classique vers l’avant et un tir vers le sol, incliné à 45°. Sur votre route, vous rencontrerez des ennemis particuliers, se présentant devant vous dans un ballet spiralé de plusieurs morceaux. Lorsque cet ennemi se sera recomposé, il vous faudra atteindre son cœur afin de le détruire et récupérer soit un doubleur de tir, soit un accélérateur de tir ou soit un bonus de points, lorsque vous serez déjà en possession des deux options précédentes.

silkworm_03Au sol, vous de manquerez pas de détruire les supports lumineux qui abritent des boucliers d’invincibilité temporaire. Sachez que prendre deux boucliers à la suite, déclenchera une vague destructrice balayant tout l’écran. Tirez dans un bouclier trop longtemps et vous provoquerez le même déluge de feu.

Voilà, il ne vous reste « plus » qu’à vous lancer dans cette ultime combat et à faire face aux hordes démoniaques que le grand ordinateur s’apprête à déverser sur le monde…

silkworm_04Développé par Random Access et distribué par Virgin Mastertronic, Silkworm sort en 1989 sur Amiga, soit près d’un an après la version Arcade.

Que dire de Silkworm version Amiga, sinon qu’il est ultra fidèle à l’original. Je dirais même plus : Silkworm version Amiga est même meilleur que l’original.

icone_graphismesEn effet, s’il est vrai que graphiquement le jeu a perdu quelques couleurs lors de sa conversion, on ne pourra que se féliciter du fait que l’écran de jeu a été redimensionné afin de mieux coller à un shmup horizontal. De plus, le fait d’utiliser les deux types d’armes, en même temps, à partir d’un seul bouton, simplifie grandement les choses, sans nuire à l’esprit du jeu.

silkworm_05icone_sonBien sûr, les puristes noteront que les musiques de la version originale ont disparu de la version Amiga; pourtant, vue leur qualité, on ne s’en plaindra pas vraiment. Les bruitages sont quant à eux de bonne facture.

icone_techniqueSilkworm étant un jeu proposant de l’action non stop, il est très heureux que l’animation soit à la hauteur. En effet, le jeu affiche un scrolling différentiel ultra fluide et gère des dizaines d’objets à l’écran sans l’ombre d’une saccade.

silkworm_06icone_difficulteNiveau difficulté, il faut avouer que le jeu devient vite balèze, tant les vagues d’ennemis s’enchaînent et tant certains assaillants sont vicelards et libèrent des volées de missiles qu’il est souvent très dur d’évité (mais pas impossible).

Au final, Silkworm est un excellent shoot’em up horizontal qui fit les beaux jours de l’Amiga à une époque où les daubes infectes d’US Gold (Hmmm ! Encore cette satanée gorge qui me démange…) étaient légion. De réalisation plus qu’honnête et se proposant d’améliorer le gameplay Arcade, Silkworm est encore aujourd’hui une des valeurs sûre de l’Amiga.


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Wrath of the Demon -Amiga ECS/OCS – 1991

wrath_titrewrath01Les légendes parlent d’un temps où la crainte et la peur régnaient sur le pays. Un temps où ni homme, ni femme, ni enfant n’étaient à l’abri du mal qui se répandait. Un temps où un Démon féroce envoya ses sbires parcourir le pays et faire sien le Royaume.

Ce temps est une nouvelle fois sur nous…

wrath02Vous avez été convoqué par le Roi pour sauver la Princesse, et débarrasser le Royaume du Démon avant que tout ne soit perdu. Votre quête vous ménera à travers des cavernes, des marécages, des temples et des châteaux avant votre challenge ultime… le Démon lui-même.

Vous allez débuter le jeu sur le dos d’un destrier dont vous à fait don le Roi. Votre quête ne souffrant aucun délais, vous galopez comme un fou. Sur votre route, vous serez attaqué par des démons volants que vous pourez soit détruire d’un coup de poing, soit esquiver.

wrath03Malheureusement, suite à une blessure au cours d’un combat, vous serez contraint d’abandonner votre nouvel ami et de continuer votre périple à pied. Muni de votre épée, vous devrez vous frayer un chemin à travers des endroits infestés de démons volants, bondissants ou hurlants…

Vous récupérerez des clés qui vous ouvriront des passages jusqu’alors inaccessibles. Vous ménerez des combats acharnés contre des ennemis titanesques…

Sur votre route, vous pourez récupérer des potions de vitalité, tout spécialement concoctés par une bonne fée qui veille sur le Royaume et tout particulièrement sur vous.

wrath04Édité par Readysoft et développé par AbstraxWrath of the Demon sort en 1990 sur Amiga.

Sorti un an après Shadow of the Beast, Wrath of the Demon s’en inspire clairement.

icone_graphismesProposant des graphismes hauts en couleurs, servis par une animation sans faille, ce jeu fait plus fort que son prédécesseur en multipliant les prouesses techniques.

icone_techniqueVoici ce que l’on peut lire sur la boîte : « Wrath of the Démon combine des graphismes, une animation, un environnement sonore et une jouabilité spectaculaires, avec entre autres :

3 Mo de données graphiques
600 écrans d’action
1400 images d’animation
Plus de 100 monstres, certains faisant plus de la moitié de l’écran
Plus de 100 couleurs simultanément à l’écran
60 images par secondes, un scrolling comptant 15 niveaux de parallaxes pour un effet 3D réaliste
– Compatible avec les accélérateurs graphiques »

wrath05icone_sonNon contant de reprendre à son compte les points forts graphiques de l' »Ombre de la Bête », « La Colère du Démon » propose un thème musical similaire composé par le même artiste, le grand David Whittaker.

icone_difficulteA l’instar du jeu dont il s’inspire, Wrath of the Demon est dur, voire même très dur et sa jouabilité n’est pas non plus extraordinaire. De plus, le jeu se présente la plupart du temps comme une succession de phases de combat sur écran fixe, ce qui donne une trop forte impression de linéarité.

wrath06Surpassant Shadow of the Beast sur bien des points et proposant un thème musical de toute beauté, Wrath of the Demon n’échappe malheureusement pas au syndrome du « jeu trop dur » dont souffre également son prédécesseur, dommage ! Il n’empêche que ce jeu possède un fort potentiel, ce qui fait de lui l’un des titres majeurs de l’Amiga.


X-Out – Amiga ECS/OCS – 1990

xout_titre

xout_01Surgis des confins de l’espaces intersidéral, les forces extra-terrestres d’Alpha Centauri sont venues conquérir les profondeurs abyssales des plus grands océans du monde.

Pour contrer les attaques brutales qu’ils ont lancé sur tous les engins se trouvant dans les airs, sur mer ou sur terre, les superpuissances du monde ont uni leurs efforts pour donner naissance au Projet « Deep Star », la machine de guerre sous-marine ultime.

« Deep Star » a la faculté d’accroître sa puissance et son armement à chaque engagement violent avec l’ennemi.

Il ne vous reste plus qu’une chose à faire, prendre ses commandes…

xout_02Dans X-Out et pour la énième fois dans un shmup, vous incarnez le dernier espoir de l’humanité; une bète de course surentraînée, aux réflexes survitaminés, à la gueule burinée par le temps et l’expérience, en clair, vous êtes le « number one » et sans vous, les habitants de cette foutue planète serait dans de sales draps.

Bon, fini de passer de la pommade, vous avez beau être une star dans votre quartier branché, avec cette nouvelle mission qui se profile à l’horizon, vous avez clairement l’impression qu’on vous a encore pris pour une buse et qu’on vous demande l’impossible. Le briefing a été vite torché : vous allez devoir traverser quatre mondes composés de deux niveaux chacun et faire face à des milliers d’adversaires monstrueux, dont l’unique leitmotiv est de vous botter copieusement les fesses. Comme vous tenez à préserver l’intégrité physique de votre postérieur, vous ne comptez pas vous laisser faire aussi facilement et c’est plein d’espoir que vous couvez du regard les quatre machines ultra-sophistiquées du projet « Deep Star ».

xout_03Malheureusement, même si tout semble reposer sur vous, on a pas été foutu de vous donnez des crédits illimités et c’est donc avec 12.000 malheureux crédits en poche que vous allez devoir faire vos emplettes pour vous constituer un arsenal à la hauteur de la tâche démesurée qui vous attend derrière le sas de débarquement.

Une fois votre vaisseau sélectionné, armez-le avec parcimonie (pas comme moi sur la première image, j’ai triché !! 😉 ), car si vous mettez toutes vos billes dans ce premier coucou, vous n’aurez plus d’oseille pour en acheter un autre.
Ayez tout de même à l’esprit que durant vos missions, vous récolterez des points et donc des crédits pour reconstituer votre armement entre chaque niveau.

Chacun des huit niveaux que vous tenterez de traverser sera sévérement gardé par des ennemis voraces et par un boss des familles bien vicelard qui devraient en toute logique vous donner du fil à retordre.
Ne vous attendez donc pas à un parcours de santé, l’avenir de l’humanité est tout de même en jeu…

xout_04Développé par Heiko Schröder, Celal Kandemiroglu et Chris Hülsbeck et édité par Rainbow Arts, X-Out sort en 1990 sur Amiga.

Avant toute chose, précisons que X-Out est la préquelle de l’excellent Z-Out, qui sortira un an plus tard sur Atari ST et Amiga.

Même si la fenêtre de jeu est un tantinet petite (288×168), les déplacements verticaux de votre appareil vous permetront de faire scroller l’écran vers le haut ou le bas sur une hauteur totale de 255 pixels, ce qui est déjà mieux. Bon, inutile de dire que j’aurais préféré les avoir d’emblée affichés à l’écran ces 255 pixels de haut, mais, faute de mieux, la solution choisie par le programmeur est tout de même bien appréciable.

xout_05Graphiquement, X-Out est très agréable à l’œil avec des couleurs bien choisies pour chacun des différents mondes qui le composent, des ennemis « sympathiques », notamment les boss et des décors à la hauteur. Ce n’est pas non plus du grand art, mais c’est tout de même plaisant à voir.

Que ce soit au niveau du scrolling ou des sprites, l’animation est sans faille; un parfait exemple de fluidité et de réactivité. En conséquence, la maniabilité est impeccable et c’est un réel plaisir de slalommer pour tenter de se sortir des pires situations.

xout_06Musicalement parlant, l’inimitable Chris Hulsbeck a fait du bon boulot avec des rythmes accrocheurs, rien d’inoubliables certes, mais suffisamment punchy pour vous tenir en haleine durant chaque partie. Les bruitages sont, quant à eux, de bonnes factures et n’altèrent en rien la qualité sonore de l’ensemble. On notera que l’une des musiques de niveau est identique à la musique du niveau ascensionnel de Turrican… étonnant !

Un conseil, ne lésinez pas sur l’armement lors de la phase de constitution de votre arsenal, car le jeu se révèle vite assez corsé. Quitte à vous créer moins de vaisseau de rechange. A bon entendeur…

xout_07En conclusion, X-Out est un jeu plutôt sympathique à jouer; disposant d’une réalisation technique plus que correcte, de graphismes agréables à l’oeil et de musiques de bonne facture, le jeu propose un challenge à la hauteur des plus vaillants d’entre vous. On regrettera juste que la phase d’armement entre chaque niveau casse légérement le rythme de jeu, mais rien de dramatique, rassurez-vous. Sur ce, bon jeu.

Ruff’N’ Tumble -Amiga ECS/OCS – 1994

ruff_titreApparemment, Ruff Rogers est un gamin comme les autres : ses vêtements sont maculés de taches immondes, tous ses jeans sont troués au niveau des genoux et il ne lace jamais ses baskets. Et comme tous les gamins de son âge, Ruff adore les billes; peut-être même un peu trop, car il en possède des centaines qu’il trimbale fièrement dans un grand sac.

Enfin bref, un jour, alors que Ruff jouait tranquilement avec ses billes, son sac se déchira et libéra son contenu. Malheureusement pour Ruff, tout son stock de billes multicolores dévala une légère pente et disparut dans un trou…
Quelle malchance !

Mais Ruff était un gamin quelque peu intrépide, aussi la perte de ses billes ne l’anéantit point et il se jeta sans réfléchir, la tête la première dans le trou béant.

Il s’avéra que le trou en question était une voie de téléportation vers la planète d’un méchant Docteur complétement barge, un cousin très éloigné d’un certain Docteur Robotnik. Et ce dernier mit au défi Ruff de venir récupérer ses billes. A croire que ce mec se faisait grâve ch.er sur sa planète.

Ni une, ni une, Ruff récupère un Uzi qui traînait et part à l’assaut de la planète du méchant docteur, bien décidé à récupérer ses billes. Non, mais !

ruff01Vous incarnez Ruff Rogers et vous êtes en rogne car vous venez de paumez toutes vos billes…

En plus, un vilain « pas-beau » vous force à traverser sa planète pourrie pour les récupérer. Pas moins de quatre mondes immenses, divisés en quatre niveaux chacun. Tout d’abord, vous tracerez votre route à travers la très mystérieuse Forêt Fantastique, puis vous devrez venir à bout d’une caverne remplit de Rochers et Autres Joyeusetés (traduction honteusement approximative), ensuite il vous faudra affronter un monde où les Etincelles Volent et enfin traverser le Château de la Destinée.

Bref, pas le temps de s’ennuyer car chaque niveau est rempli de monstres robotiques et de robots monstrueux, tous plus robotiques et monstrueux les uns que les autres. Et sur le coup, le Docteur « pas-beau » n’a pas fait les choses à moitier, c’est tout une faune qui vous attend de pied ferme.

ruff02Heureusement, Ruff à déniché un Uzi (pas vraiment, en fait, mais ça fait bien de dire Uzi). En tout cas, c’est un bon gros flingue semi-automatique qui dépotte. Et il y a en plus moyen d’améliorer la bête : récoltez des options d’armement à gogo et suivant les cas, vous verrez votre arme cracher des lasers bleus ou rouges, des rockets vitaminées et autres joyeusetés de ce genre (tiens, j’ai déjà dit « joyeuseté », bizarre !).

Evidemment, vous êtes là pour ramasser vos billes et autant vous dire que pour ouvrir la porte fermant chaque niveau, vous allez devoir en ramasser un paquet ! Profitez-en pour remplir vos poches de sous et d’autres babioles clinquantes, personne ne vous en voudra. Ah si, le Docteur « pas-beau » ! Peu importe !
Vous devrez également récupérer des clefs rouges et bleues pour progresser.

Chaque monde est ponctué par un bon gros boss des familles, en général un animal caparaçonné d’acier, obéissant aveuglément aux ordres du Docteur « pas-beau ». Faîtes-en votre quatre-heure !

ruff03Édité par Renegade et développé par Wunderkind, Ruff’ N’ Tumble sort en 1994 sur Amiga.

Très coloré, les graphismes vous en mettent plein la vue. Chaque monde est très détaillé et un soin tout particulier a été apporté au design de Ruff Rogers et des différents protagonistes du jeu. Mention spéciale au premier boss qui en jette.

Côté animation, le scrolling multi-directionnel est ultra fluide, même quand Ruff pousse un léger sprint. Les animations des personnages sont savoureuses et regorgent de petits détails amusants.

ruff04Les musiques, quant à elles, sont d’excellente facture, comme d’habitude sur Amiga et sont accompagnées de bruitages efficaces.

Attention, Ruff’ N’ Tumble est ce que l’on appelle un jeu à la difficulté très élevé. Aussi, si le premier niveau démarre en douceur, attendez-vous à devoir relevez un challenge particulièrement corsé à mesure que vous progresserez.

Ruff Rogers n’est pas Mario, et l’inertie du gamin est bien rendue; alors ne vous attendez pas à le faire virevolter dans tous les sens et défier les lois de la gravitation…

En bref, je ne saurais trop que vous conseiller Ruff’ N’ Tumble qui, s’il est extrêmement difficile dans ses derniers niveaux, procure un plaisir de jeu sans faille. Si vous aimez les graphismes mignons et les challenges corsés, vous savez ce qu’il vous reste à faire…