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Steel Saviour – PC – 2004

steelsaviour_titre
steelsaviour_introDéveloppé par Atlanteq et édité par SR-71, Steel Saviour débarque sur PC sous forme de démo téléchargeable en France en août 2004. Jusque là, rien de bien vendeur, Atlanteq et SR-71… connais pas, Steel Saviour est un shoot’em up (réservé aux inconditionnels… comme moi) et pour couronner le tout, la démo fait la bagatelle de 228 Mo, ce qui signifie : « petites connexions, passez votre chemin ! Allez, circulez, y’a rien à voir ! ». Bon, je regarde vite fait les images que propose JeuxVidéo.com et là, mon sang ne fait qu’un tour… je suis pétrifié, mes yeux passent avidement d’une image à une autre, j’ai la chaire de poule…
steelsaviour_01Comment est-ce possible ?… en 2004… je croyais bien ne jamais revoir de tels screenshots, ni ne ressentir un tel engouement pour un jeu vidéo. Ni une, ni deux, je fais chauffer feu ma connexion haut-débit 1024 kbits/s et j’attends, la bave aux lèvres.
1781 secondes plus tard, c’est la délivrance, sitôt le téléchargement terminé, je double-clique frénétiquement sur l’icône, l’installation démarre. Arggggg ! Encore de l’attente ! Une minute plus tard, le jeu est installé et je n’en puis plus. Ma main tremble, alors je râte l’icône fraîchement installée sur mon bureau et je double-clique à côté. Nouveau Argggggg ! de frustration. Je réessaie, cette fois-ci, c’est bon, le jeu démarre… en fait non, on commence par me signaler que cette démo est limitée en nombre d’utilisations et en temps et que pour pouvoir dévérouiller la démo, je devrai m’affranchir d’un montant de 16 € HT. « Nous verrons c’la plus tard ! » et je clique comme un fou n’importe où… cette fois-ci, c’est sûr, le jeu démarre et la cinématique commence…Pour débutter comme il convient ce coup d’coeur consacré à Steel Saviour, permettez-moi de vous narrer dans les grandes lignes l’histoire du jeu prenant place devant mes yeux ébahis…
steelsaviour_02« Il fut un temps où l’humanité maîtrisait les éléments, le pouvoir de l’eau, la chaleur du feu, la pureté de l’énergie et la voix du vent. Elle se servit de ce pouvoir pour bâtir une civilisation, certes glorieuse mais insatiable. Aussi, il arriva un jour où les hommes, avides de nouvelles conquêtes, creusèrent la terre jusque dans ses entrailles et réveillèrent une chose qui n’était pas supposée être dérangée.
Dès ce jour disparurent les quatre éléments que les hommes étaient autrefois si fiers de maîtriser et leur règne s’effondra alors que leur race s’éteignait…
L’humanité s’est donc progressivement éteinte…
Tout ce qu’il reste aujourd’hui est un désert que brûle un soleil cruel, où les quelques survivants errent sans but et sans espoir. Tous, sauf un homme qui un jour découvre une machine ayant appartenu aux anciens, une créature volante faîtes d’acier qui le conduira jusqu’à un passage sous-terrain, où son aventure semble devoir commencer et les questions qui le hantent rapidement trouver leur réponse…« steelsaviour_03Côté scénario, pour un shoot’em up, on avait été habitué à pire, voire à rien du tout. Notez ici l’astucieuse analogie faîtes avec Le Seigneur Des Anneaux, où les nains de la Moria creusèrent trop profondément et avec trop d’avidité et réveillèrent leur propre fléau, un Balrog de Morgoth, un démon de l’ancien temps.
Le seul et unique espoir de cette humanité sur le déclin réside dans un homme qui s’accapare la technologie de ses ancêtres et tentent de découvrir le mystère de leur disparition.steelsaviour_04« Son périple le conduira dans un monde sous-terrain qui ne dort jamais, où les éléments, depuis longtemps disparus de la surface, bouilonnent intrépides et dangereux. Un monde où des créatures hostiles, fléaux des anciens, maîtrisent les technologies qu’ils leur ont volées. Déjà, avertis de sa présence, ils se ruent à l’attaque…« Le trip de la bête que l’on tire d’un long sommeil et qui se déchaîne pour nous anéantir est certes bien connu, mais toujours aussi efficace. Surtout que ça fait plaisir de ne pas être agressé pour la énième fois depuis les confins de l’univers par une race alien belliqueuse. Dans Steel Saviour, l’ennemi dormait depuis des lustres dans les entrailles de la Terre.
steelsaviour_05Comment ne pas être enthousiaste après un tel début bercé par une musique qui me donne la chaire de poule. Alors que le menu se dévoile sous mes yeux émerveillés, je ne réfléchi pas et je choisis « Start ». Les « Options » attendront, je dois vérifier par moi même le potentiel que j’ai cru déceler dans les images.
Fidèle à ma prudence habituelles, je choisis le niveau de difficulté le plus bas et cette fois, après un rapide résumé de la situation, c’est sûr le jeu commence.Comment décrire ce qui se joue sous mes yeux. Difficile de rester lucides, tant tout semble merveilleux. Commençons donc par les caractéristiques techniques de Steel Saviour. Que constatons-nous, la résolution graphique de 640×480 apparaît doublé à l’écran afin de remplir en plein écran mon moniteur 19 pouces. Les couleurs semblent inombrables et elles le sont effectivement, apparamment plus d’une centaine de milliers. Quatre parallaxes plein écran défilent magistralement et le monstre d’acier que je contrôle réagit au doigt et à l’oeil.steelsaviour_06« Tout à coup, la première vague d’assaillants déferle sur moi telle une marée lumineuse mue par sa haine de l’homme. Armé de mon maigre canon, je la balaye, mais une autre se prepare déjà dans l’ombre à déferler avec plus d’animosité et de violence…« Les vagues se succèdent, plus belles et plus dangereuses les unes que les autres. Leur anéantissement systématique rapporte des points et contribue à remplir une barre appelée « Combo » qui permet de rapporter des options sous forme de capsules colorées libérées par l’ennemi. Que diriez-vous d’augmenter votre puissance de feu, de récupérer une « Smart Bomb », qu’ici, sur Amiga Chapter.Two, on appelle également Pruneau Atomique, sorte de vague de lumière dévastatrice balayant les plus frêles ennemis et infligeant de sévères dégats aux plus coriaces. Vous avez perdu un de vos trois points de vie ? Qu’à cela ne tienne, récupérez une option d’énergie qui comblera ce déficite.

steelsaviour_08La beauté des décors me submerge à nouveau. Une chose est sûr, je suis déjà conquis par Steel Saviour et je sais déjà que je suis en train de jouer au shmup « old school » le plus réussi de tous les temps, et de loin.
Je continue, le pouce fermement appuyer sur le bouton de tir de ma manette, à canarder joyeusement tout ce qui ose se dresser devant moi. Tiens, je constate que je peux collecter des vagues de petits bonus me rapportant 500 points chacun. Avidement, je tente de n’en manquer aucun, ce qui s’avère être fort difficile… car déjà, des ennemis toujours plus beaux déferlent encore et encore, jusqu’à ce que j’en vienne à détruire un petit vaisseau un peu plus coriace que les autres, qui en mourant, libère une option d’armement, un triple tir en fait, la première parmi trois disponibles, les deux autres étant les missiles à têtes chercheuse et le canon rotatif, communément appelé sulfateuse. Une fois collectée, cette option vient se greffer sous mon vaisseau et au fur et à mesure que j’en use, je m’aperçois fièvreusement que ses munitions diminuent à vue d’oeil. Je relève le doigt et décide de ne les utiliser que lorsque la situation l’impose, d’autant plus que le moindre contact de ces armes avec un tir ennemi, les empute d’une quantité consèquente d’armement. Je m’aperçois, après en avoir collecté une seconde, que je peux aisément passer de l’une à l’autre par une simple pression sur un autre bouton. Magnifique ! Je slalome entre mes ennemis et les anéantis en usant savamment de l’option d’armement la plus appropriée.

steelsaviour_09Mais tout à coup un monstre plus gros se dresse fièrement devant moi. Il ouvre une gueule béante d’où s’échappe un feu nourri et destructeur. Ma sulfateuse devrait s’avérer très efficace, aussi je canarde mon ennemi et c’est par un cri de victoire que j’accueille la fin de sa piètre existence. Je me relaxe, je crois avoir terminer le premier niveau. Pathétique erreur de débutant, sitôt aneanti, le scrolling différentiel se met à nouveau en branle… apparamment, je n’en ai pas fini avec ce premier niveau… j’exulte de joie !

steelsaviour_10Accompagné d’un déluge d’eau tombée d’on ne sait où, une vague sans fin d’ennemi virulants déferle sur moi, je ne puis les négocier tous ! Je n’abdique pas et les maintiens hors de portée, mais je suis proche de perdre une nouvelle vie. Argggg ! Que c’est dur !
Le calme survient après la tempête… tout ceci n’augure rien de bon… je suis sur la défensive et je fais bien car devant mes yeux incrédules se dresse, effrayant mais superbe, le gardien du premier niveau. Le combat est âpre, je suis prêt de fléchir. Le gardien alterne les phases de tirs, mais je le blesse grièvement. Délesté d’une partie de son puissant blindage, il tressaille puis repart à l’assault. Dans un ultime effort, je m’approche et largue devant sa gueule déchiqueté un pruneau atomique, mon dernier… mon précieux. Le monstre se cambre, éructe puis flêchit et disparaît dans un vacarme effrayant et un déluge de pixels sanguinolants.

steelsaviour_11Je suis enfin arrivé au terme du premier niveau. Je suis récompensé par des vies supplémentaires dont le nombre dépend de la quantité de bonus que j’ai récupéré pendant le jeu. Fondu au noir, je reprend mon souffle, le deuxième niveau se charge… non, en fait la démo s’arrête… je hurle mon agacement et mon dépit !

Enragé, je sors ma carte bancaire et relance le jeu pour cette fois-ci m’acquitter des 16 € HT et des 19,6% de TVA. Le jeu se relance rapidement et je m’aperçois qu’ayant terminé le premier niveau, je peux commencer directement à partir du deuxième. Je m’empresse donc de choisir cette option et d’appuyer sur « Start ».

steelsaviour_12Ce monde de feu est encore plus beau que le précédent, une nouvelle fois, j’en oublie de respirer, subjuguer par les fantastiques images qui défilent devant mes yeux. Les mouvements des boss sont sublimes, ils s’étirent, se détendent, tournoient, mus par une fluidité sans égale. Porté par une frénésie destructrice, j’anéantis par dizaine des sbires, furieux de mes exactions. La suite est toujours à l’image de ce qui l’a précédée, mais en beaucoup plus beau… Comment est-ce possible ? Suis-je face au shmup ultime, alliance d’arts mirifiques et de gameplay impeccable.

Et ces musiques qui se succèdent et qui tantôt vous bercent, tantôt vous bousculent, subtil mélange de techno atmosphérique et de rock savamment rythmé. Les bruitages sont savoureux, d’une justesse rarement atteinte. Mes tympans se délectent de cette avalanche de sons sans égal.

steelsaviour_13M’avouant vaincu par tant de splendeurs visuelles et auditives, je me laisse porter par les événements, ivre d’une passion qui sans cesse se renouvelle et me submerge.

Steel Saviour est clairement une folie furieuse, un déchaînement artistique permanent. Mais que tout ceci ne vous fasse pas oublier que Steel Saviour est dur, très dur même. Malgré le niveau de difficulté que j’ai réglé au plus bas, je me casse les dents plus d’une fois face à cette déferlante. Mais je n’abdique point. Je suis déjà addict à ce jeu et je ne vis désormais que pour une chose : aller toujours plus loin…

Vous l’aurez donc compris, Steel Saviour est pour moi un jeu exceptionnel, comme je l’ai dit plus haut, le shoot’em up « old school » ultime. Je n’en doute pas une seconde. Aujourd’hui, après être venu à bout des cinq niveaux gigantesques qui le composent, je ne saurais que vous inviter à télécharger ce jeu pour l’essayer. Mais vous êtes prévenu, vous risquer de vivre une expérience vidéo-ludique inoubliable dont vous reviendrez difficilement.

Je ne peux faire mieux que de terminer ce premier Coup d’Coeur en vous proposant des images des niveaux deux, trois et quatre et vous laisse le soin de découvrir par vous même le cinquième et ultime niveau de Steel Saviour…

Site officiel de Steel Saviour : http://www.steelsaviour.com/

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