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Thunder Force III – Megadrive

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thunderforce3_01Développé par Techno Soft, Thunder Force III débarqua en trombe sur Mégadrive un beau matin de 1990. Je me souviens qu’à cette même époque je jouais sans m’en lasser à Wings Of Death sur Atari STe, avide de ses graphismes somptueux, dans une orgie de destructions frénétiques, sur fond de mélodies enchanteresques. Jusqu’au jour où, un ami qui possédait depuis peu la 16 bits de SEGA, m’invita a venir choisir avec lui un jeu dans une boutique de location…

thunderforce3_02Abandonnant pour quelques heures mes « Dragon Fire » et autres « Ah, ah ! » qui ne cessaient de résonner à mes oreilles dans un déluge orchestral, je m’éclipsai de chez moi, déjà en manque.

Nous arrivâmes bien vite dans la boutique de prédilection et entreprimes de choisir un jeu pour apaiser nos appêtits insatiables de joueurs, quête vaine s’il en est, tant cette boulimie de jeux est encore aujourd’hui irrépressible et presque alienante. Triste tableau ? Certainement pas ! A chacun ses passion, à chacun ses vices ! 😉

thunderforce3_03Il ne nous fallut pas longtemps pour nous mettre d’accord sur l’objet censé nous divertir quelques jours… petite boîte de plastique couleur anthracite sur laquelle brillaient en lettres de glace et de feu quelques caractères qui, mis bout à bout, signifiaient Thunder Force III.

Ce jour là, nous rentrâmes plus vite que nous étions venus, dévorant de concert les images tapissant l’arrière de la boîte de jeu, illustrations parfaites d’un genre qui depuis n’a cessé de me passionner : les Shoot’em Up.

thunderforce3_04Petit bond dans le futur, la console est branchée, la cartouche engagée, nos ceintures sont bouclées. Power ON ! Le jeu démarre… Le sympathique et scintillant petit logo SEGA nous accueille, suivit de très près par la page titre. Personne ne bouge, les yeux sont écarquillés, les doigts sont crispés et les écoutilles bien ouvertes. La musiques qui nous acceuille me donne déjà des frissons, ce n’est qu’un début et déjà une démo du premier niveau démarre. Nous sommes tous deux subjugués… Les graphismes sont hyper colorés, le scrolling différentiel infaillible et la musique… Ah ! La musique ! On se délecte de la moindre bribe visuelle et auditive qui consent à parvenir à nos yeux et à nos oreilles.

thunderforce3_05Fin de la démo, retour au titre. Chacun de nous sort de sa transe… les doigts se décrispent, les langues se délient et évidemment on parlent beaucoup et en bien du spectacle qui vient de nous être offert. Mon ami appuie sur Start pour reprendre la main…

Première surprise, il faut choisir son niveau de départ parmi cinq planètes aux allures différentes : Hydra, Gorgon, Seiren, Haides et Ellis, entourant une mystèrieuse boule plasmique. Pas chiant pour deux ronds, on choisit le premier et après un rapide topo de l’objectif à atteindre, à savoir zigouiller un boss nommer Gargouille et comment y parvenir, le jeu commence.

thunderforce3_06Tout est conforme à la démo, sauf que cette fois-ci c’est à mon pote de jouer et la première prise en main est plutôt délicate. Certes le vaisseau bouge admirablement bien mais il faut se familiariser avec les trois boutons disponibles. Le premier sert évidemment à tirer en continu, donc pas besoin de s’acharner comme un dingue dessus, une simple pression et sa dépote. Le deuxième permet de passer d’une arme à une autre et pour l’instant, on est plutôt léger, un double tir avant ou bien un tir avant accompagné d’un tir arrière. Le troisième et dernier bouton permet de régler la vitesse du vaisseau et de choisir parmi quatre possibles. Très vite, il semble que celle du milieu soit un bon compromis. Ouf, un en moins à gérer.

thunderforce3_07Les premières vagues arrivent, c’est une véritable hécatombe d’ennemi. Déjà un petit vaisseau bonus se présente et mon pote le balaye d’une vague de plasma. En mourrant, il libère une option d’armement, pas une arme mais des satellites tournoyants qui dédouble le tir, c’est jouissif. Tel un dingue, il saccage une à une les vaines tentatives d’oppositions en les ponctuant de son rire sardonique. Le premier ennemi un peu plus gros que les autres se présente; trop sûr de lui, mon pote prend des risques et meurt lamentablement. Dépité, il me passe la main et malheureusement je constate que les satellites ont disparus. Argggg ! Je slalome pour sauver ma peau, une nouvelle arme se présente : des missiles suivant le sol et le plafond. Pas convaincu, je reprends l’arme de départ et m’échine à aller le plus loin possible. Je survis miraculeusement à un déluge de bombes à déclenchement automatiques avant d’être accueilli par une sirène d’alerte m’avertissant de la venue du boss, le fameux Gargouille.

Le Gargouille en question est énorme et occupe toute la hauteur de l’écran. Mon pote rigole, moi je serre les fesses. J’échappe à son lance flamme destructeur, mais je ne fais pas un pli quand il déverse sur moi un déluge de boules enflammés. Mon pote reprend la main et achève ce con en s’acharnant sur son point faible.

La première impression étant souvent la bonne, à ce moment là, on est tous deux définitivement convaincus d’être en en train de jouer au meilleur shmup horizontal « old school ». Le premier stage terminé, sa musique reste imprimée dans ma mémoire sans que je ne puisse n’y ne veuille m’en défaire. Je revois cette jungle presque accueillante au départ où se succèdent les attaques d’un ennemi implaccable, résolu à nous anéantir.

Les quatre niveaux qui suivent sont tout aussi sublimes voire plus et alternent scrolling horizontal linéaire avec scolling multidirectionnel, zones dégagées et goulots d’étranglement qui mettent les nerfs à rude épreuve, plus quelques pièges bien vicelards permettant de varier le plaisir de jeu.

On meurt beaucoup, mais on détruit encore plus et les armes que l’on récolte, à condition de survivre suffisamment longtemps pour pouvoir les utiliser, sont si dévastatrices qu’elle nous font oublier la relative difficulté de certaines séquences.

A chaque nouvelle planète, des graphismes renouvelés et magnifiques, toujours plus de parallaxes et de couleurs, des musiques encore plus belles qui s’impriment au fur et à mesure à l’encre indélébile dans nos caboches. Proche de l’hypnotisme, chacun succombe et chavire sous une déferlante de pixels multicolores et de refrains inoubliables. Le tableau est dressé : Thunder Force III est un grand jeu.

En quelques jours, nous en avons vu la fin. Après les cinq premiers stages, on nous demande d’affronter un ennemi surpuissant qui se terre au coeur du système planétaire. Démasqué grâce à nos récents succès, l’ennemi se dévoile et c’est dans un cri de fureur que l’on fond sur lui. Ce qui suit est un enchaînement de phase spatiale, peut-être légèrement moins réussi que les premiers stages, mais tout aussi savoureux à parcourir. L’opposition ennemie se fait plus coriace, les missiles volent de plus en plus près de la carlingue de notre frêle vaisseau, mais coûte que coûte, nous nous dressont fier et gonflé de fureur devant le boss final, coeur de tous nos problèmes. Le combat est âpre mais tourne rapidement à notre avantage et c’est dans un déluge de feu et d’acier que disparaissent les ennuis.

Voilà, j’espère avoir réussi à vous donner envie d’essayer Thunder Force III.

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