Sequential – Andromeda – 1994 – Amiga OCS/ECS

Sequential d’Andromeda, première à la Gathering’ 94 dans la catégorie Amiga Demo.

Encore une de mes démos préférées.

Pour la petite histoire, cette démo nécissita deux ans de travail et fut d’abord annoncée sous le titre « Scientific Norwegian » en février 1992 et représenta le couronnement de carrière de HeadX en tant que codeur. Ce fut sa première et dernière production pour le groupe. La démo nécessite 1 Mo pour tourner.

http://www.youtube.com/watch?v=p4w3avGzb4A

Code : Dr. Jekyll (trackloader), Head-X (Jelly-Letters, Roller-Coaster, Credits, Magne), Mr. Hyde (vector-explosion, Deltaplayer)
Musique : Mr. Man
Graphismes : Archmage (titre), Decker (additionnel), Fairfax (logo, 2 images), Quest (Druna nue, logo), View (raytracing)
Textes : Head-X

Crédits : demozoo.org

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Synthesis – Network – Amiga AGA – 1998

Réalisée par Network en 1998, Synthesis arriva troisième à l’Assembly 98.

La musique est juste sublime.

https://www.youtube.com/watch?v=Kc6GkEiYkX8

Code : Kalm, winden

Graphismes : humphr3y

Musiques : nork

Apidya – Amiga ECS/OCS – 1992

apydia_titreYuri et Ikuro, un jeune couple vivant depuis plusieurs années dans un chalet au milieu de nul part, se sont attirés les foudres de Hexaae, le méchant seigneur de la magie noire. Pour les punir d’être heureux, ce dernier invoque un essaim constitué d’un millier d’insectes mutants et l’envoie tuer Yuri pendant qu’Ikuro est parti chercher du bois. Les cris de Yuri alertent Ikuro, qui se précipite vers sa demeure et découvre le corps de sa femme sans vie.

Effondré Ikuro promet à sa bien aimée de ramener un antidote magique pour la ranimer. Aussi, fort du savoir de ses ancêtres, il se métamorphose en abeille et se lance à la poursuite de son ennemi juré : Hexaae.

apydia_01Vous allez devoir diriger Ikuro à travers cinq mondes différents : la prairie, l’étang, les égouts, un monde à la R-Type (mais en mieux !) et une caverne. Les quatre premiers mondes sont divisés en trois niveaux recréant la même ambiance, au bout desquels vous devrez affronter un boss. Le dernier monde est une succession de cinq niveaux identiques très court, au cours desquels vous lutterez avec des boss dont le boss final.

Pour détruire les ennemis, qui arrivent le plus souvent par vagues successives, vous disposez au départ d’un tir simple assez efficace.

apydia_04Lorsque vous détruisez les vagues d’ennemis, vous pouvez récolter des fleurs rouges qui vous permettront d’améliorer votre armement. Au fur et à mesure de la récolte, vous vous procurerez le double tir, auquel viendront s’ajouter des armes telles que la double vague enflammée ou les bombes de fusion . Pour vous protéger des tirs ennemis, de petits satellites en forme de petites abeilles viendront se positionner autour de vous. Lorsque votre armement aura atteint le maximum, si vous récoltez encore des fleurs, vous pourrez devenir partiellement invincible (votre abeille sera entourée de petites étoiles et scintillera).

apydia_06Développé par Kaiko et distribué par Play Byte / Blue Byte, Apidya sort en 1992 sur Amiga.

icone_graphismesGraphiquement magnifique, ce jeu fait partie, comme je l’ai déjà dit, du top 4 des shoot’em up sur Amiga aux côtés de Project X, Agony et Disposable Hero. Les décors sont richement travaillés et chaque ennemi a bénéficié d’un soin tout particulier lors de sa conception. Mention spéciale pour les boss qui sont impressionnants, tant par leur taille que par leur design…

apydia_08icone_sonAu niveau sonore, on retrouve Chris Huelsbeck aux commandes, qui nous propose des mélodies ultra entraînantes et bien adaptées aux différents environnements visuels du jeu, tout en tirant partie de la technologie 7 voix développée par Jochen Hippel. Je suis prêt à parier que certaines d’entre elles resteront gravées à jamais dans votre mémoire…

icone_techniqueCôté animation, le jeu est ultra fluide et propose une parallaxe dans certains niveaux. L’abeille se dirige parfaitement bien et répond instantanément à vos solicitations.

apydia_11icone_difficulteEn ce qui concerne la difficulté du jeu, celle-ci est progressive et le jeu vous permet d’améliorer l’armement en conséquence. Malgré tout, elle devient vite très élevée et selon moi pénalise un peu le plaisir de jeu. Évidemment, comme dans tout shoot’em up, se faire descendre est synonyme de désarmement, donc si cela se produit vers la fin du jeu où la difficulté est à son comble, vous risquez de ne pas survivre longtemps.

En bref, Apidya est un titre splendide (et je pèse mes mots) qu’il vous faut vous procurer de toute urgence même si vous n’êtes pas fan de ce type de jeu, car vous trouverez certainement votre compte dans ses graphismes très soignés ou dans les musiques de maître Huelsbeck. Rhâââ, j’adore ce jeu !

Le saviez-vous ?

  • Afin de donner au jeu un petit côté Arcade, le titre du jeu est écrit en katakana japonnais アビヂャ, ce qui peut se lire A-BI-DJI-YA et donc Abidja et pas Apidja (アピヂャ).
  • Le titre est en outre suivi d’un II alors qu’il n’existe qu’un seul épisode, apparemment une plaisanterie de l’équipe en charge du développement.
  • A.U.D.I.O.S. signifie Art Under Design, Imaginations Of Sounds et correspond au nom d’origine de la société de développement. (source http://www.nemmelheim.de/kaiko/)
  • Kaiko vient de Kai Kobad, un ancien roi perse, signifiant Grand Kobad. (source http://www.nemmelheim.de/kaiko/)

Alien World – Amiga ECS/OCS – 1992

alien_world_titreEn des temps de légendes, le monde était recouvert de ténèbres.

Aussi, un jour, le sorcier maléfique régnant sans partage sur cet univers emprisonna votre âme dans le corps d’un alien féroce. Ce fut d’ailleur son ultime erreur car il se trouvât que vous aviez l’esprit d’un combattant.

alien_world_scanAinsi commença votre quête pour vaincre le sorcier et regagner votre humanité.

Aviez-vous songé un jour vous retrouver dans la peau d’un alien bizaroïde ? Non ? Et bien PAL Developments l’a fait. Vous voilà donc transformé, le temps d’un jeu, en la créature vidéoludique la plus improbable qui soit : un alien à face de Pac-man, doté d’une paire d’ailes de libélulle, de pattes d’aigle et capable en prime de tirer sur tout ce qui bouge. Un truc bien moche en somme, une créature de fête forraine ou de cauchemar, au choix.

alien_world_01Trève de plaisanteries, car vous l’aurez compris, l’heure n’est plus à la rigolade, vous voilà plongé dans un sacré pétrin, mais ça bien sûr, vous le saviez déjà.

C’est donc armé de vos petits canons latéraux que vous vous dressez la rage au coeur sur vos petites pattes ridicules, prêt à en découdre avec les sbires de l’infâme sorcier. Et battant des ailes, vous vous élancez dans les airs, ivre du souvenir que vous fûtes un jour un homme.

alien_world_03Sur votre route qui, n’en doutons pas, sera jonchée d’embûches, qu’elles soient rampantes ou volantes, hostiles ou naturelles, vous aurez la joie de pouvoir ramasser de petites capsules d’armement bien revigorantes, qui vous permettront de lancer des missiles, de petites bombinettes, des lasers, ou encore des boules d’énergie et qui iront droit au coeur de vos ennemis; que du bonheur en somme, pour vous qui vous êtes juré d’en faire baver à ces enfoirés.

alien_world_04Vous ne vous douter pas encore que pour pouvoir en découdre avec le sorcier à l’origine de tous vos tourments, il va vous falloir enchaîner les niveaux à travers trois mondes répugnants où vos talents, souhaitons qu’ils soient nombreux, seront mis à très rude épreuve.

Bonne chance !

alien_world_06Développé par PAL Developments et édité par Hi-Tec Software, Alien World sort en 1992 sur Amiga.

icone_graphismesLes images parlent d’elles même, Alien World n’est pas un jeu particulièrement beau : le jeu n’affiche que seize malheureuses couleurs, fort mal choisies, qui plus est, notez le caractère chatoyant des rouges, des jaunes, des verts et des gris et profitez-en pour vomir votre quatre-heures. Graphiquement, c’est plutôt naïf et inégal, autant le premier niveau ne vole pas haut, autant le petit côté alien-esque du deuxième me plaît bien, pas au point de sauter au plafond, mais il est presque réussi.

icone_techniqueEn outre, le tout scrolle bien avec une petite parallaxe de derrière les fagots, dans une fenètre de jeu malheureusement trop petite pour impressionner un amigaïste habitué à plus de technicité.

icone_sonMême si chaque niveau est agrémenté de la même musique bien répétitive, elle s’avère tout de même facture honorable. Gageons toutefois qu’elle ne laissera à personne un souvenir impérissable.

alien_world_07icone_jouabiliteNotez que la créature qui vous sert de défouloir bouge bien et répond au doigt et à l’oeil à vos sollicitations, mais est sujette à la pesanteur, ce qui vous obligera à sans cesse la faire remonter. Difficile d’en deviner l’intérêt, surtout que c’est plutôt agaçant à la longue.

Pour conclure, Alien World n’est peut-être pas le plus beau jeu du monde, et de loin, mais il a le mérite de proposer un challenge intéressant pour peu que vous sachiez faire preuve de patience et ne pas vous ruer tête baissée vers le danger.