Superfrog – Amiga ECS/OCS – 1993

superfrog_titreIl était une fois un royaume magique où vivaient un prince et sa futur épouse…

Mais dans les ténèbres de son sinistre château, une méchante sorcière échafaudait des plans pour briser cet amour… et décidant donc de tout gâcher à sa vilaine manière, elle enfourcha son balais magique…

superfrog_intro

superfrog_01Elle s’empara de la future princesse et transforma le prince en grenouille, puis, satisfaite, s’envola vers son repère.

Retrouvant ses esprits, la grenouille qui autrefois avait été un prince mis la main sur une bouteille de Lucozade qui descendait la rivière et là… se transforma en une Super Grenouille.

Allait-elle laisser la vieille sorcière s’en tirer à si bon compte ????

superfrog_03Vous partez comme un dératé à la recherche de votre bien aimé, dans la peau d’une super grenouille. Pour affronter la sorcière en personne, vous devrez traverser six mondes emprunts de dangers : Les Bois Magiques, Le Sinistre Château, Le Parc d’Attraction Drôle, Le Niveau Ancient, Le Monde de Glace, pour enfin atteindre Le Monde Spatial par la voie des airs.

superfrog_05Vous êtes une super grenouille, donc vous avez des super pouvoirs : si vous récoltez une pillule rouge, vous deviendrez invisible et invincible par la même occasion (sauf aux piques accérées, soit dit en passant), ramassez un « spud » destructeur et vous pourrez le lancer sur vos ennemis, les pièces de sauvegarde de position vous permettront de redémarrer à cet endroit si vous mourez plus loin, vous pourrez augmenter dramatiquement votre vitesse de course ou la ralentir en ingérant les pillules adéquates, n’oubliez pas de ramasser des pièces afin d’ouvrir la sortie de chaque niveau (un décompte en bas à droite de l’écran vous rappelle ce qu’il vous reste à collecter), pour voler en appuyant comme un dingue sur le bouton feu, ramassez des ailes, augmentez vos chances d’aller le plus loin possible en récupérant des vies supplémentaires et enfin ingurgitez le contenu d’une bouteille de Lucozade pour récupérer vos quatre points de vie.

En chemin, vous pourrez récolter un maximum de bonus qui vous rapporteront, devinez quoi, un maximum de points.
superfrog_08Certains de ces bonus sont évidemment bien cachés, comme par exemple dans des salles secrètes ou très difficiles à atteindre s’ils sont dissimulés en hauteur. Mais ne doutons pas que votre avidité vous poussera à courir tous les risques pour en récolter le plus possible.

Notez qu’à chaque fin de niveau seront récapitulées vos prises et que vous aurez à choisir entre engranger des points supplémentaires ou bien remiser ce que vous venez de gagner au jackpot. Cette dernière solution étant évidemment des plus aléatoires, mais vous permettra peut-être de récolter beaucoup plus que votre mise de départ…

superfrog_10Enfin, pendant votre périple spatiale, vous pourrez récolter des points, des pastilles pour améliorer votre tir, ainsi que des vies supplémentaires.

Développé par l’illustre Team 17, Superfrog sort en 1993 sur Amiga pour notre plus grand plaisir.

Comme à l’acoutumé, les gars de chez Team 17 s’attaque à un genre pour en extraire la substantifique moëlle et créer, ce qui s’avère souvent être, le meilleur jeu de sa catégorie.

Vous l’aurez deviné, Superfrog ne déroge pas à cette règle, et est bien le meilleur jeu de plateformes à avoir vu le jour sur Amiga. Aussi, laissez-moi vous expliquer pourquoi…

icone_graphismesLes graphismes de Superfrog sont très inspirés cartoon, sont très fins et par la même occasion ne manquent pas de couleurs. Un cocktaïl détonnant qui prend vie devant nos petits yeux émerveillés et qui fait mouche à tous les coups.

superfrog_12icone_techniqueMais des graphismes de qualité ne seraient rien sans une réalisation hors paire. En effet, l’écran de jeu est énorme, comme dans tout jeu Team 17 qui se respecte, et le scrolling multi-directionnel est d’une fluidité à tomber par terre. Sa vitesse de défilement est telle, que lorsque l’on prend une pastille verte, on est toujours surpris par son accélaration, digne d’un Sonic sur Mégadrive.

icone_sonLes musiques sont évidemment splendides et chaque monde vous proposera un air différent, bien adapté à l’ambiance. Les bruitages, quant à eux, sont d’excellente facture, très cartoonesques, ils collent parfaitement au reste.

icone_jouabiliteNiveau maniabilité, c’est du tout bon, car vous pourrez tout faire avec votre super grenouille et vous sortir des situations les plus difficiles.

icone_difficulteSi la difficulté est bien dosée, vous vous apercevrez bien vite que le jeu devient vite dur, dès le deuxième monde, du fait d’un nombre incroyable de pièges, qui menacent de se refermer sur vous à chaque instant. Mais rassurez-vous, rien d’insurmontable tout de même.

En résumé, Superfrog est bien LE jeu de plateformes de l’Amiga. Avec ses graphismes mignons, animés d’une main de maître, ses petites musiques très agréables et sa jouabilité hors paire, vous ne manquerez pas, j’en suis certain, de vous laissez séduire par ce jeu.

Le saviez-vous ?

  • L’introduction animée fut réalisée par le dessinateur Eric Schwartz et occupe une des quatre disquettes.

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Turrican II – The Final Fight – Amiga ECS/OCS – 1991

turrican2_titreLa date est 3025 AD.

Depuis des décennies, les Forces des Planètes Unies pour la Liberté (F.P.U.L.) font régner la paix, la liberté et la loi dans la galaxie Aldebaraan 42.

turrican2_01Pendant ce temps l’Avalon 1, vaisseaux des Planètes Unies, dérive à travers les limbes de l’univers connu et le Colonel Ardon C. Striker et son équipage se préparent à franchir le passage qui les mènera aux frontières de la galaxie : « Mes amis, nous sommes sur le point de repousser les limites de nos connaissances ; nous naviguerons bientôt à travers les dimensions inconnues de l’infini. Je sais que nous avons tous nos propres craintes, cependant, nous sommes les seuls membres de la F.P.U.L. qui aient une chance de finir la mission. Nous sommes les meilleurs qui existent. »

turrican2_05Soudain, en moins d’une nanoseconde, un énorme vaisseau de guerre se matérialise à proximité de l’Avalon 1 et neutralise ses systèmes de défense. Le son d’une explosion se propage dans tout le vaisseau et des mutants se déversent à travers la brèche. L’équipage lutte désespérément pour sauver le vaisseau mais échoue et seul Bren McGuire survit à l’assault. Quand il est certain que les agresseurs se sont retirés, il se précipite vers la sale d’équipement. Là, il voit la nouvelle combinaison de combat Turrican, construite à partir des technologies les plus avancées. Alors qu’il l’enfile, un dernier cri sort de sa bouche : « Vengeance !!!! ».

turrican2_08Turrican 2 débute à la surface de la planète ennemie. Comme dans l’épisode un, vous pouvez sauter, courrir, tirer dans toutes les directions.

Pour détruire vos ennemis, vous disposez d’un armement conséquent : le Multiple, arme de base, qui après avoir pris deux bonus identiques permet de balayer l’écran devant soi, le Laser qui comme son nom l’indique est un laser puissant qui vous demandera d’être plus précis dans vos tirs et le Melt, permettant de tirer des boules de plasma qui rebondissent sur les parois puis se divisent en plus petites boules. Les bonus d’armement sont soit détenus par de petits robots cyclopes, soit sont enfermés dans des blocs bonus, invisible en premier lieu et qui n’apparaîssent qu’une fois que vous aurez tiré dedans. Ces blocs renferment des options d’armement, mais aussi des armes spéciales.

turrican2_10Ainsi, pour vous aider, quand par exemple il y a trop d’ennemis à l’écran, vous pouvez faire appel à un double mur de flamme blanche, accessible grâce à la barre d’espace, qui jaillira de part et d’autre de votre Turrican et balaiera la zone de jeu. En vous accroupissant et en appuyant toujours sur espace, vous pourrez vous transformer en scie circulaire, bien utile pour atteindre des options apparemment inaccessibles ou pour découvrir les passages secret cachés dans certains murs. Dans les situations les plus désespérées, vous pourrez faire appel au mode Devastation de votre combinaison de combat en appuyant simultanément sur feu et sur la barre d’espace et dans ce cas, l’écran se bloquera et vous vous changerez cette fois en scie circulaire folle, zigzaguant dans tous les sens, larguant des bombes et des fronts enflammés à tout va.

turrican2_14Développé par Factor 5 et produit par Rainbow Arts, Turrican 2 sort en 1991 sur Amiga.

Fort du succés du premier épisode, la même équipe de développement nous propose un jeu aux graphismes plus soignés et à l’action plus intense encore.

icone_graphismesEn effet, Turrican 2 est beau , il affiche des couleurs particulièrement bien choisies et propose un magnifique dégradé en fond.

icone_techniqueLe scrolling est quant à lui un modèle du genre. D’une réactivité à toute épreuve, il gère aisèment le défilement des parallaxes et dans les quelques niveaux de shoot’em up, le résultat est magnifique.

turrican2_15icone_jouabiliteL’animation du personnage est un des points forts du jeu, car vous avez la sensation de tout pouvoir faire avec votre Turrican. Il court vite, saute haut et peut modifier la course de son saut à tout moment.

icone_sonCôté son, les musiques sont de toute beauté et sont composées par Chris Huelsbeck, utilisant la technologie sept voix qu’il a développé avec Jochen Hippel, son homologue ST. Ces mélodies sont d’une telle qualité, qu’elles vous troteront dans le crâne un petit moment.
Les bruitages sont de bonnes facture…

turrican2_17Au final, Turrican 2 est un soft a posséder de toute urgence car il est sans conteste le meilleur shoot’em up / plateforme que cette bécane ait accueilli. Ce jeu a tout pour lui, des graphismes extrêmement agréables, des musiques d’une qualité remarquable et bénéficie d’une jouabilité à toute épreuve. La difficulté ne vient pas ternir le tableau car elle est progressive et devrait permettre aux meilleurs d’entre vous d’atteindre la fin sans triche d’aucune sorte. A vous de jouer…

Le saviez-vous ?

  • Lors du lancement du jeu à Cologne, tant de personnes tentèrent d’obtenir une des 900 copies qu’il y eut deux blessés.
  • 30000 copies du jeu furent vendues.
  • Le jeu compte 1500 écrans soit 300 de plus que le premier.

Alien World – Amiga ECS/OCS – 1992

alien_world_titreEn des temps de légendes, le monde était recouvert de ténèbres.

Aussi, un jour, le sorcier maléfique régnant sans partage sur cet univers emprisonna votre âme dans le corps d’un alien féroce. Ce fut d’ailleur son ultime erreur car il se trouvât que vous aviez l’esprit d’un combattant.

alien_world_scanAinsi commença votre quête pour vaincre le sorcier et regagner votre humanité.

Aviez-vous songé un jour vous retrouver dans la peau d’un alien bizaroïde ? Non ? Et bien PAL Developments l’a fait. Vous voilà donc transformé, le temps d’un jeu, en la créature vidéoludique la plus improbable qui soit : un alien à face de Pac-man, doté d’une paire d’ailes de libélulle, de pattes d’aigle et capable en prime de tirer sur tout ce qui bouge. Un truc bien moche en somme, une créature de fête forraine ou de cauchemar, au choix.

alien_world_01Trève de plaisanteries, car vous l’aurez compris, l’heure n’est plus à la rigolade, vous voilà plongé dans un sacré pétrin, mais ça bien sûr, vous le saviez déjà.

C’est donc armé de vos petits canons latéraux que vous vous dressez la rage au coeur sur vos petites pattes ridicules, prêt à en découdre avec les sbires de l’infâme sorcier. Et battant des ailes, vous vous élancez dans les airs, ivre du souvenir que vous fûtes un jour un homme.

alien_world_03Sur votre route qui, n’en doutons pas, sera jonchée d’embûches, qu’elles soient rampantes ou volantes, hostiles ou naturelles, vous aurez la joie de pouvoir ramasser de petites capsules d’armement bien revigorantes, qui vous permettront de lancer des missiles, de petites bombinettes, des lasers, ou encore des boules d’énergie et qui iront droit au coeur de vos ennemis; que du bonheur en somme, pour vous qui vous êtes juré d’en faire baver à ces enfoirés.

alien_world_04Vous ne vous douter pas encore que pour pouvoir en découdre avec le sorcier à l’origine de tous vos tourments, il va vous falloir enchaîner les niveaux à travers trois mondes répugnants où vos talents, souhaitons qu’ils soient nombreux, seront mis à très rude épreuve.

Bonne chance !

alien_world_06Développé par PAL Developments et édité par Hi-Tec Software, Alien World sort en 1992 sur Amiga.

icone_graphismesLes images parlent d’elles même, Alien World n’est pas un jeu particulièrement beau : le jeu n’affiche que seize malheureuses couleurs, fort mal choisies, qui plus est, notez le caractère chatoyant des rouges, des jaunes, des verts et des gris et profitez-en pour vomir votre quatre-heures. Graphiquement, c’est plutôt naïf et inégal, autant le premier niveau ne vole pas haut, autant le petit côté alien-esque du deuxième me plaît bien, pas au point de sauter au plafond, mais il est presque réussi.

icone_techniqueEn outre, le tout scrolle bien avec une petite parallaxe de derrière les fagots, dans une fenètre de jeu malheureusement trop petite pour impressionner un amigaïste habitué à plus de technicité.

icone_sonMême si chaque niveau est agrémenté de la même musique bien répétitive, elle s’avère tout de même facture honorable. Gageons toutefois qu’elle ne laissera à personne un souvenir impérissable.

alien_world_07icone_jouabiliteNotez que la créature qui vous sert de défouloir bouge bien et répond au doigt et à l’oeil à vos sollicitations, mais est sujette à la pesanteur, ce qui vous obligera à sans cesse la faire remonter. Difficile d’en deviner l’intérêt, surtout que c’est plutôt agaçant à la longue.

Pour conclure, Alien World n’est peut-être pas le plus beau jeu du monde, et de loin, mais il a le mérite de proposer un challenge intéressant pour peu que vous sachiez faire preuve de patience et ne pas vous ruer tête baissée vers le danger.

Shadow of the Beast III – Amiga ECS/OCS – 1993

shadow_of_the_beast_3_cover_artZelek était mort… Aarbron s’effondra sur le sol et s’endormit.
Alors qu’il dormait profondément, un homme emprunt de sagesse fit son apparition devant lui et sourit. “Tu as fait de l’excellent travail, Aarbron. Zelek était un ennemi puissant; le vaincre réclamait force et courage. Le monde est désormais plus sûr grâce à toi. Pourtant, ton combat n’est pas encore fini. Maletoth, bien qu’amoindri, a encore suffisamment de puissance pour être pris au sérieux. Pour que nous soyons libéré de son emprise à jamais, il doit être détruit.
Je suis Rekann. Autrefois magicien du Roi, j’étais garant de l’équilibre entre la lumière et la pénombre et entre le bien et le mal.

beast3_05Malheureusement, j’ai été négligent. J’aurais dû voir le pouvoir de Maletoth grandir et sentir sa présence, mais il a été très… très malin. Je n’avais aucune chance car son attaque fut rapide. Avant que j’aie pu riposter, il m’avait emprisonné dans cette Cage de Contrainte. Mais maintenant que tu as vaincu Zelek, Maletoth est suffisamment affaibli pour que je puisse te contacter. Son emprise sur le monde se relâche. Nous devons frapper tant que nous le pouvons.
Pour bannir Maletoth à jamais, tu dois partir en quête de quatre artefacts : le Crâne de Louq-Garou, la Quintessence de l’Être, la Masse d’Arme de Pendek et les Deux Cristaux de Hodag. C’est seulement lorsque tu posséderas ces quatre entités que tu seras assez fort pour affronter Maletoth. Maintenant éveille-toi, Aarbron. Eveille-toi pour entreprendre ton plus grand défi… mais n’aies crainte, car je serai auprès de toi pour te guider. Eveille-toi, Aarbron… ton périple t’attend.”
Aarbron remua. Il était couché sur le sol, perdu dans ses rêves. Il se sentait différent, il se sentait bien. Inspectant son corps, il vit qu’il avait repris forme humaine. L’enchantement de Maletoth l’avait quitté, il était enfin libre !

beast3_08Depuis le lointain, Aarbron entendit les moteurs d’un avion. Il regarda, fasciné, alors que l’appareil se posait non loin de lui. Aarbron attendit, mais rien n’arriva. Il se dirigea vers l’avion, maintenant silencieux, et alors qu’il s’en approchait, la porte s’ouvrit. Aarbron recula, mais de nouveau, rien ne se produisit. Il grimpa à l’intérieur et la porte claqua derrière lui. Les moteurs se mirent en marche et l’avion décolla.
Aarbron s’installa confortablement.
L’avion se dirigeait vers le nord,… vers Maletoth.

beast3_16Après avoir quasiment retrouvé votre apparence humaine dans le second volet de la trilogie, vous voilà de retour. Cette foi-ci, fini la peau de bête négligeamment passée autour de la taille, les cheveux dégueulasses et la barbe de quinze jours, vous avez trouvé des vêtements (il était temps !) et vous sentez bon le savon. Et quel look me direz-vous ! Passez moi l’expression, mais on a rarement vu plus ridicule dans un jeu Amiga. Torse nu, vous arborez fièrement un chapeau vénicien, une culotte blanche bouffante et portez dans le dos un sac de petit écolier. La vache, ils ont fait fort cette fois-ci chez Reflections; fini le look paléo-néandertalien, place à la tendance « le ridicule ne tue pas ». Et pourtant si me direz-vous, car vous êtes plonger à nouveau dans un monde sans pitié qu’il va vous falloir parcourir pour finalement affronter Maletoth (dit l’Infâme). Vous devrez pour cela traverser quatre mondes dans un ordre plus ou moins défini : La Forêt de Zeakras, Le Fort Dourmoor, Les Cavernes de Bidhur et Nosthomak dans chacun desquels vous récolterez un artéfact magique (respectivement le Crâne de Louq-Garou, la Masse d’Arme de Pendek, la Quintessence de l’Être et les Cristaux de Hodag ) afin qu’un vieux sage décrépi vous fabrique une arme surpuissante, seule capable de détruire Maletoth (ben voyons !).

beast3_02On ne change pas une recette qui gagne et si Shadow of the Beast 2 avait plu avec ses petites énigmes sympas, ici on nous en remet une couche à la sauce Mc Gyver avec pleins de petits puzzles (attention, certains sont bien prise de tête). La tâche est beaucoup moins relevée que dans les deux premiers, mais pas si facile que ça. Cette fois-ci vous aurez trois vies pour vous jouer de Maletoth et des « boom j’t’attrape » qu’il a semé derrière lui.

Sur votre route, vous trouverez de nouvelles armes comme des grenades, des clés ou des objets et des outils (maillets) pour manipuler certains éléments du décor sans les détruire. Pour passer de l’un à l’autre de ces objets, il suffit d’appuyer sur la barre d’espace. L’accent est réellement mis sur les énigmes et vous devrez faire preuve de beaucoup de réflection pour vous défaire de certains pièges bien tordus et effectuer dans le bon ordre certaines actions vitales pour progresser.

beast3_06Distribué par Psygnosis et développé par Reflections, Shadow of the Beast III: Out of the Shadow sort en 1992 sur Amiga.

icone_graphismesSes graphismes beaux, que dis-je, magnifiques et colorés, ses décors soigneusement travaillés, le placent aux côtés du premier épisode, la difficulté excessive en moins et la maniabilité en plus. Et oui, cette-fois, il est enfin possible de finir un Shadow of the Beast sans cheat code bien bourrin, genre invulnérabilité.

icone_jouabiliteLes ennemis qui hantent les lieux sont moins nombreux et plus faciles à éliminer, la maniabilité du personnage étant impeccable, c’est un vrai régal que de déambuler dans chacun des quatre mondes et de se farcir la faune locale.

beast3_18icone_sonLes musiques de Tim et Lee Wright sont toujours aussi somptueuses et vous entraînent dans un monde dont il est difficile de revenir indemne ! Les bruitages, quant à eux, sont de bonne facture et accompagnent le tout sans desservir le jeu.

Oh que oui ! J’ai aimé Shadow of the Beast III et plonger dans son univers fantastico-gothique. Ce jeu, sans révolutionner le genre, est jouissif, car il est la parfaite synthèse des points forts de ses deux prédécesseurs et a le bon goût de laisser de côté leurs handicapes. On pourrait juste lui reprocher d’être un peu court, mais comme Shadow of the Beast III est un pur concentré de merveilles graphiques et sonores au service d’un gameplay sans faille, on lui pardonnera ce petit défaut.

A bon entendeur.

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Turrican – Amiga ECS/OCS – 1990

turrican_titreSurgissant du fin fond des ténèbres, l’incarnation du mal est de retour.

Il se nomme Morgul, maître de toutes les craintes et cauchemars de l’humanité.

Alors que le monde tremble, un guerrier solitaire se dresse – son nom est Turrican…

turrican_02

Le fameux Turrican, l’inconscient qui se dresse contre les hordes purulentes de Morgul… c’est vous.

Alors, revêtu de votre armure quasi indestructible, vous vous ruez dans la bataille, tel un fou avide du sang de ces monstres. Évidemment, vous n’allez pas vous battre à mains nues, car vous disposez d’un fusil mitrailleur capable de tirer soit un plasma multiple, soit un laser. Arrêtez-vous et restez appuyé sur le bouton feu pour déclencher votre lance flamme orientable, arme au fort pouvoir de destruction, mais qui vous oblige à rester immobile et donc à la merci des plus fourbes de vos assaillants.

turrican_04Récoltez des options spéciales afin de déclencher quand vous le désirez des attaques massives surprenantes (fronts enflammées, mines, etc…). Si votre barre d’énergie descend trop bas, vous serez content de trouver sur votre route de l’énergie ou un bouclier pour être invulnérable. Bien entendu, comme dans tout shoot qui se respecte, vous pourrez de temps en temps mettre la main sur des vies supplémentaires afin de prolonger le plaisir de jeu.

Les plus gourmands se rueront avec avidité sur les diamants et surtout sur les cristaux qui remplissent quelques fois entièrement des salles secrètes.

turrican_08Développé par Factor 5 et distribué par Rainbow Arts, Turrican sort en 1990 sur Amiga.

Premier épisode d’une des séries les plus connues et apréciées sur notre machine préférée, Turrican n’est pas le moindre.

icone_graphismesCertes, le jeu manque un peu de couleur, mais les graphismes sont extrêmement fins et rendent merveilleusement bien. Tantôt high-tech, tantôt gigeresque, les décors sont toujours convaincants et nous plongent dans l’horreur de mondes hostiles où la proie, c’est vous.

turrican_11icone_techniqueCôté animation, rien à redire, sinon que ça bouge très bien. Que ce soient les sprites qui virevoltent ou les décors qui scrollent dans toutes les directions, c’est du tout bon.

icone_sonLes musiques de Chris Huëlsbeck sont splendides, comme d’habitude et collent parfaitement à l’ambiance. Dans le niveau gigeresque, la musique s’arrête et fait place à des bruitages oppressants qui mettent mal à l’aise. Le reste des bruitages sont convaincants.

icone_maniabiliteLa maniabilité est excellente et votre personnage répond à toutes les sollicitations.

icone_difficulteLa difficulté est très élevée, tant les pièges sont partout et les mondes labyrinthesques.

turrican_06Au final, Turrican est un shoot d’une qualité exceptionnelle, précurseur d’une série époustouflante. Graphiquement agréable, musicalement formidable, à l’ambiance oppressante et à l’animation sans faille, Turrican se distingue par une maniabilité au poil, mais une difficulté élevée qui en refroidira plus d’un…

Le saviez-vous ?

  • Turrican vient d’un nom italien « Turricano » que Manfred Trenz, le papa du jeu, a trouvé dans un annuaire de Düsseldorf.
  • Le dessin sur la boîte fut créé par Celal Kandemiroglu.
  • L’image titre de Turrican est inspirée de la pochette de l’album Kings of Metal du groupe Manowar.

Shadow of the Beast II – Amiga ECS/OCS – 1990

Après avoir triomphé de vos anciens maîtres, vous êtes retourné dans votre village d’origine, où les anciens ont usé de leur science pour vous rendre votre véritable aspect. Après de tendres retrouvailles, vous, votre soeur et son enfant êtes partis vous installer à la frontière du pays, pour y débuter une nouvelle vie. Mais voilà, les démons sont revanchards et lâches; aussi pour vous atteindre, Maletoth a envoyé son bras droit, Zelek, afin qu’il kidnappe l’enfant de votre soeur pendant votre absence. A votre retour, vous la découvrez étendue sur le sol, blessée. Pendant que vous la soignez, elle vous explique ce qui s’est passé; vous décidez alors de partir à la recherche de l’enfant et de vous débarrasser une bonne fois pour toute de Maletoth et de sa horde.

beast2_01Vous dirigez toujours Aarbron, mais celui-ci a retrouvé son apparence humaine. Vous pouvez courir, sauter, lancer votre masse d’arme et vous avez accès à votre inventaire. Ce dernier élément constitue d’ailleurs une des nouveautés du jeu; rappelez-vous dans le premier épisode, les objets que vous récoltiez sur votre passage n’étaient pas accessibles. Vous pouvez maintenant les choisir grâce aux touches de fonction, les utiliser avec le bouton de votre joystick ou les offrir en appuyant sur la touche « o » pour offer (offrir). Le côté aventure du jeu étant donc beaucoup plus développé, vous pouvez également parler à certains protagonistes en appuyant sur la touche « a » pour ask (demander) et en écrivant quelques mots simples. Le personnage est cette fois-ci beaucoup plus maniable, mais il est toujours aussi difficile d’éviter les ennemis que vous n’avez pas le temps de tuer, aussi les potions d’énergie seront des objets très prisés.
N’oubliez pas de ramasser les pièces disséminés sur votre chemin, vous en aurez besoin vers la fin du jeu.

beast2_05Avouons-le, le scénario de cet épisode est beaucoup plus pauvre que celui du premier opus. La couleur est annoncée, Reflection ne compte pas révolutionner le genre, mais propose une simple suite du hit que fut Shadow of the Beast, avec un côté aventure un peu plus approfondi.

icone_graphismesLes graphismes, quoiqu’un peu ternes (en 32 couleurs tout de même sur Amiga), sont d’excellentes qualités et reprennent bien l’ambiance déjà utilisée dans la première partie. Le seul point noir étant, selon moi, à attribuer au look de certains monstres et à l’animation globale de tous les personnages (sauf du héros), enfin rien de bien méchant

beast2_16icone_sonLes musiques quand à elles sont toutes très bien rythmées et très entraînantes, elles proposent une ambiance légèrement tribale et collent vraiment bien au jeu. De plus, elles évoluent au rythme de l’action et contribuent donc grandement à l’impact de certaines scènes. Côté bruitage, pas grand chose à redire, si ce n’est qu’ils sont de bonne facture.

Globalement, Shadow of the Beast II est un excellent soft un peu dur peut-être qui, s’il ne parvient pas à surpasser son aîné graphiquement, propose une aventure tout à fait intéressante (même si elle est linéaire) et avec un bien meilleur gameplay.

Le saviez-vous ?

  • Shadow of the Beast II a été édité sur Atari ST, FM Towns, Megadrive/Genesis et SEGA CD.
  • Le jeu fut sous-titré au Japon Jūshin no Jubaku soit littéralement L’ensorcellement du Seigneur Bête.
  • La musique de la séquence de Game Over est tirée d’une musique de la série Miami Vice – Deux Flics à Miami (S5E1).

Leander – Amiga ECS/OCS – 1991

imageThanatos reste tapi dans sa tanière, se vautrant dans la force vitale, source de puissance, qu’il tire de la Princesse Lucanna. Celle-ci est en train de mourir, prisonnière de la Sphère de Déplétion car ses forces seront bientôt épuisées.Pendant ce temps, Leander, le Capitaine de la garde, s’agenouille devant son maître et lui demande conseil; il s’entend répondre : « La princesse est la balance entre le bien et le mal. Si elle meurt, le bien disparaîtra et le mal submergera le royaume ».

Au fur et à mesure que le pouvoir de Thanatos augmente, le monde succombe sous son étreinte maléfique; Leander doit maintenant faire face et surmonter des dangers pires que ceux qui hantent ses cauchemars les plus noirs, avant de pouvoir libérer la princesse et sauver le royaume…

Leander parviendra-t-il à la Sphère maléfique ?

imageimage« Bon, ben, quand faut y aller, faut y aller ! » C’est à peu de chose près ce que vous vous dîtes juste avant de partir affronter votre destin.

C’est donc peu sûr de vous que vous faîtes vos premiers pas sur la route semées d’embûches qui vous mènera, si tout va bien, devant Thanatos le Maudit. Pour y parvenir, vous devrez parcourir trois mondes splendides mais mortels, composés de sept niveaux chacun.

Dans chacun de ces niveaux, vous devrez partir en quête d’un objet magique afin d’ouvrir la porte sacrée qui mène au niveau suivant. Apparemment rien de plus simple, sauf que les niveaux sont truffés de pièges mortels, hantés par des cohortes de sbires de Thanatos et sont pour la plupart gigantesques (comme si ça ne suffisait pas !).

imageFaut reconnaître qu’on vous aide un peu aussi, car si vous cherchez bien, vous tomberez peut-être sur un magasin paumé en pleine cambrousse, dans lequel une charmante vendeuse vous fera des prix sur les dernières armes et armures à la mode. Alors, pensez bien à récolter toutes les piécettes que laisseront tomber vos ennemis en mourant.

Sauf que vaut mieux ne pas se pointer dans son échoppe les poches à moitié pleine, car les armes les plus efficaces sont à des prix exorbitants. Autant dire qu’il ne faut pas compter vous les offrir dès les premiers niveaux.

imagePour vous protéger des attaques ennemies ou de leur simple contact, vous avez emporté une armure qui change de couleur à chaque blessure. Pour augmenter son pouvoir protecteur, il faudra vous ruer sur les « Fioles Magiques ». N’oubliez pas non plus de ramasser des « Bombes Runiques », ça peut servir, au cas où vous veniez à collecter un « Mauvais Sort » qui convoque automatiquement un croque-mitaine furieux… Bon, y’a aussi quelques vies à récupérer et puis vous pouvez concentrer vos pouvoir pour lancer des attaques fulgurantes, mais je ne vous en dis pas plus, je vous laisse découvrir par vous-même…

Récapitulons donc, Leander, c’est vingt-et-un niveaux qui vont de assez gros à très gros, pleins de monstres qui se régénèrent assez vite, des « boum-j’t’attrape » qui font mal au fion et de bons gros boss, dont certains qui vous tueront au moindre contact…

… bonne chance !

imageDéveloppé par The Travellers Tales et distribué par Psygnosis, Leander sort en 1991 sur Amiga.

Vous l’aurez donc compris, dans Leander, vous êtes dans une merde noire, mais ne croyez pas une seule seconde que je vais pleurer sur votre misérable sort, car Leander c’est aussi :

  • Un jeu aux graphismes sublimes et à l’animation irréprochable.
  • Des musiques super entraînantes ou des bruitages d’une qualité époustouflantes, au choix.
  • Un jeu de plateformes / aventure où il vous faudra récolter avidement la moindre piécette pour pouvoir acheter des armes mythiques.

imageMais, malheureusement pour vous, Leander, c’est aussi :

  • De grands niveaux qui grouillent de monstres coriaces et de pièges vicelards.
  • Un héros qui a tendance à glisser en fin de course.
  • Un niveau de difficulté rarement atteint dans un jeu Amiga.

Alors, toujours partant ?

imageRécapitulons, servi par une réalisation hors paire, Leander est un petit joyau graphique aux musiques savoureuses. Difficile, voire très Difficile, Leander propose un challenge à la mesure des meilleurs d’entre vous. Serez-vous celui qui vaincra Thanatos sans utiliser les codes de triche ? Rien n’est moins sûr…

Le saviez-vous ?

  • Leander signifie « homme-lion » en grec.
  • On apprend à la fin du jeu qu’une suite du nom de Tigrander aurait dû voir le jour.

Shadow of the Beast – Amiga OCS – 1989

Vous vous appelez Aarbron; vous avez été enlevé lors de votre plus tendre enfance. Depuis cette époque, vous êtes un esclave des adorateurs de la Bête : Maletoth. De nombreuses expériences ont été réalisées sur vous afin de vous conditionner à devenir l’un des fidèles sanguinaires de la Bête. Toutes les potions que l’on vous a fait boire vous ont également affecté physiquement et ont fait de vous un animal assoiffé de sang et en particulier du sang des humains. Le jour de votre ascension au rang d’adepte approchant, vous allez devoir prouver votre dévouement à la Bête en massacrant des humains et ainsi confirmer le potentiel meurtrier que vos maîtres ont descellé en vous. Quand ce jour arrive, dans l’arène, vous êtes tel le bourreau face à ses victimes, vous attendez le signal.
imageDevant vous, vous apercevez trois misérables créatures, un homme et deux femmes; leurs yeux sont fixés sur vous et la peur s’y lit aisément. Cette peur que vous suscitez vous excite, mais tout à coup, tout bascule… ce sont tout d’abord des sensations qui vous tenaillent le ventre puis des images défilent devant vos yeux. Vous voyez vos parents, votre soeur et vous au milieu, heureux; vous êtes instantanément pétrifié par l’horreur car tout devient clair : les êtres humains que l’on vous demande de massacrer sont vos parents et votre sœur. Vous êtes furieux de vous être laissé manipuler par des monstres, c’est eux que vous haïssez désormais.
Dans les gradins plus personne ne bouge, chacun retient son souffle car Maletoth s’est levé, le visage noir, il a compris ce qui vous arrive ; il vous regarde fixement comme s’il désirait vous abattre, mais ce qu’il oublie c’est qu’il a fait de vous une machine froide et sans peur, programmée pour tuer.

Tandis que la clameur monte dans les gradins vous pénétrez dans l’Ombre de la Bête…

imageVous vous en doutez, dans Shadow of the Beast sur Amiga, vous allez incarner Aarbron sous une forme monstrueuse et arpenter le domaine de la Bête, à travers plaine, bois, grottes et château. Votre personnage, véritable machine à tuer, peut sauter, donner des coups de poing et des coups de pied (lorsqu’il saute). Pour accéder à certaines zones et pouvoir progresser dans le jeu, vous devrez récolter des objets (clés, torche, armes). Les ennemis que vous rencontrez sur votre route sont extrêmement diversifiés et semblent tout droit sortis des contes cauchemardesques de Lovecraft, monstres féériques et entités maléfiques, engeances venues d’autres plans, programmés pour le meurtre. En somme l’habituelle faune locale qu’il vous faudra anéantir de bon cœur. Pour survivre, vous disposez d’une unique vie, composée de 12 points d’énergie…

imageDistribué par Psygnosis et développé par Reflections, Shadow of the Beast sort en 1989 sur Amiga.

icone_graphismesSes graphismes somptueux et son animation sans faille font d’emblée de ce jeu un hit incontournable et la vitrine technologique de la machine de Commodore qui sur la promesse de ses visuels alléchants fera vendre des palettes d’Amiga.

icone_techniqueLors des scènes se déroulant en extérieur, le jeu propose jusqu’à treize paralaxes d’une fluidité à faire pâlir n’importe quel programmeur. Les couleurs sont chatoyantes, chaque pixel vous immergeant dans un univers fantasmagorique.
image

icone_difficulteMais, si le jeu est magnifique et le mot est faible, la difficulté s’avère vite très élevée et le peu de potions d’énergie disséminées sur votre route ne suffisent pas à compenser vos blessures. Les ennemis arrivent par vagues successives et pour les détruire, il faut d’une, connaître le parcours sur le bout des doigts et de deux, frapper au dixième de seconde près; les bestioles peuvent venir de devant comme de derrière et parfois des deux côtés en même temps; en bref, vous êtes constamment assailli et il devient vite difficile d’éviter les blessures. Si vous échouez, ne subsistera de vous qu’un maigre tas d’os, vestige d’une vie de martyre.

La difficulté vient donc gâcher le plaisir de jouer à un jeu aussi magnifique, et ceux qui ont acheté ou se sont procurés ce jeu à l’époque ont du très vite s’arracher les cheveux (je confirme car ce fut le premier jeu que j’ai acheté sur Atari 520 STe). Néanmoins, Shadow of the Beast reste un jeu symbôliquement fort de l’Amiga, la vitrine d’une époque vidéo-ludique faite de palettes de couleurs léchées, de paralaxes nombreuses et lisses, de scrolling multi-directionnels hallucinants. Un univers qui, pour ceux qui l’ont connu, n’a pas pris une ride ou si peu, même lorsqu’il est mâtiné d’une difficulté harassante.

Le saviez-vous ?

  • Shadow of the Beast est également sorti sur Amstrad CPC, Atari ST, Commodore 64, FM Towns, Megadrive/Genesis, Lynx, Master System, TurboGrafx CD et ZX Spectrum.
  • Au Japon le jeu reçu le sous-titre Mashō no Okite soit littéralement La Loi de la Cruauté.
  • Le jeu est composé de 350 écrans, affiche 50 images par seconde, 128 couleurs au maximum, a 132 monstres à son bestiaire et a été réalisé en neuf mois.
  • Le jeu fut édité en boîte grand format avec deux disquettes, le manuel, ainsi qu’un T-shirt noir estampillé du titre.


Toki – Amiga ECS / OCS – 1991

20130802-203046.jpgAu commencement, il y eut Juju Densetsu, la Légende de Juju, édité par TAD Corporation au Japon en décembre 1989. Le jeu connaissant un succès bien mérité, nous verrons pourquoi, il sera distribué hors de l’archipelle nippone par Fabtec sous le doux nom de Toki. Alors pourquoi Toki  ? Et bien pour la petite histoire, Tadashi YOKOHAMA, le président de TAD, proposa le prénom de son fils Toki pour représenter le jeu à l’international. Voilà pourquoi vous incarnez donc Toki, un petit gars coulant des jours paisibles aux côtés de sa fiancée Miho dans une contrée reculée au fin fond d’un pays lointain. Ainsi, comme dirait Candide, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, jusqu’au jour où Vookimedlo, le méchant sorcier du pays d’à côté, qui est franchement vilain soit dit en passant, passe par là et décide que votre aimée deviendra son aimée. D’où le dilemne. Aidé de l’un de ses sbires, Bashtar, Vookimedlo l’enlève pendant que vous avez le dos tourné. Alerté par les cris de Miho, vous vous précipitez sur les lieux du drame, mais Vookimedlo, comme tout méchant qui se respecte a plus d’un tour dans sa manche et dans son sac et vous transforme en un chimpanzé insignifiant, certain que sous cette forme il n’aura jamais à se soucier de votre courroux. Si la méchanceté de Vookimedlo n’est plus à démontrer, sa débilité non plus, aussi en vous transformant, il vous a par mégarde doté de la faculté de cracher des boules de feu destructrices qui font très très mal. Ça s’est apparemment joué à une syllabe près lors de l’incantation de la formule magique, un truc du style « Clatu Verata Nectarine » au lieu de « Clatu Verata Nictu », une broutille pour Vookimedlo, certes, mais une broutille qui aura son importance, nous le verrons… Aussi, au bord du gouffre mais ravigoté par ce frèle espoir, vous vous lancez au secours de la belle et n’avez qu’une idée en tête : anéantir Vookimedlo et sa horde purulente.

20130801-194407.jpgVoici donc dressée en quelques lignes l’intrigue du jeu, intrigue étant un bien grand mot, il faut l’avouer.
Dans la peau de Toki, un chimpanzé donc, vous vous élancez à la poursuite de Vookimedlo dans l’espoir de délivrer Miho. Miho, qui soit dit en passant endosse bien malgré elle le rôle de la conne de service, toujours prompte à se foutre dans une merde pas possible, rôle qu’a toujours si bien tenu et assumé la pathétique princesse Peach de Super Mario Bros. Bref, passons…
Pour atteindre votre ennemi désormais juré, le jeu vous invite à traverser six mondes truffés de piéges et peuplés par un bestiaire qui leur sont propre. Ainsi, après vous être extirpé du Labyrinthe de Cavernes, vous devrez survivre dans les eaux sumâtres du Lac Neptune, résister à la chaleur torride des Cavernes de Feu, pour ne pas choire sur les pentes glissantes du Palais de Glace, avant d’affronter l’atmosphère étouffante de la Jungle Sombre et atteindre enfin le Palais Doré où se terre ce pourri de Vookimedlo. Précisons que l’issue de chacun de ces mondes est farouchement gardée par un boss, qui, comme par hasard, s’est juré de vous réduire à néant si par aventure vous vous risquiez à suivre la trace de leur maître. Classique quoi.

20130801-194723.jpgPour anéantir les ennemis qui se dressent devant vous, inconscients de la rage qui vous anime, vous aurez le choix entre leur sauter sur la tête pour les estourbir en quelques bonds suivant leur résistance, tactique oh combien risquée car cela vous obligera à vous rapprocher dangereusement d’eux ou bien d’user de votre tout nouveau pouvoir et de les vaporiser grâce à vos crachats enflammés, à distance donc et dans toutes les directions. Pour se faire, une simple pression prolongée sur le bouton feu de la manette suffira à enclancher votre tir qu’il vous faudra ensuite orienter à bon escient. Les puristes de la version arcade regretteront soit dit en passant le bouton réservé au saut car ici il vous faudra actionner la manette vers le haut pour bondir. Les autres n’y verront qu’un détail.

Pour vous aider dans votre progression, des bonus divers et variés joncheront votre parcours : le casque vous protègera contre les attaques frontales, tandis que le petit Toki vous récompensera d’une vie supplémentaire et j’en passe volontairement pour vous laisser la surprise. Notez qu’en détruisant certains ennemis, vous récolterez certaines améliorations pour votre puissance de feu.

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Développé par une équipe française d’Ocean, Toki sort en 1991 sur Amiga.

icone_techniqueQue dire de Toki sur Amiga, sinon qu’il figure parmi les conversions les plus réussies ayant vues le jour sur la machine de Commodore. Le jeu est ultra coloré, exploitant à merveille les trente-deux couleurs affichables simultanément par la machine. Les sprites sont de bonne taille et sont en outre plus que fidèles à ceux d’origine. Le jeu profite de la puissance de l’Amiga pour afficher avec brio une parallaxe de fond, produisant ainsi un scrolling différentiel du plus bel effet. On notera toutefois que le dit scrolling a été programmé sur Amiga pour s’interrompre à des endroits stratégiques afin de masquer la suite du décor et augmenter artificiellement la difficulté, révélation du programmeur lui-même, monsieur Michel Janicki. À ceux qui s’en sont plaints ou qui s’en plaignent encore, je leurs dirai ceci, ce petit tour de passe-passe n’existe pas sur la version Atari ST (qui rame un max soit dit en passant) et le jeu n’en est que trop facile, voire désarmant de facilité…

icone_sonMusicalement parlant, Toki sur Amiga, c’est l’extase pour les tympans. Les musiques du jeu original sont sublimées par Paula, le mythique processeur sonore de la bête de Commodore et Pierre-Éric Loriaux, le musicien, s’est même payé le luxe d’en composer des nouvelles que vous n’êtes pas prêts de vous sortir de la tête. On regrettera juste que Paula ne gèrent nativement que quatre voix car les bruitages, la plupart du temps, viennent en écraser une, la batterie, dommage.

icone_difficulteTout comme en Arcade, la difficulté est progressive, mais certains passages vers la fin vous rendront peut-être dingue, tant certains enchaînements doivent être exécutés au millimètre près. Pour autant, la durée de vie n’en est que rallongée !

Au final, Toki sur Amiga est une petite pépite qui saura certainement reprendre au piège les accrocs de la première heure (je confirme !). Esthétiquement agréable, aux sonorités mélodiques, très jouable, ce jeu propose un challenge raisonnable. Il a donc tout pour vous plaire.

Le saviez-vous ?

  • Ou plutôt, L’aviez-vous remarqué ?, la version Arcade ne propose que deux musiques de stage.
  • Il aura fallu dix mois aux équipes de Tad pou développer le jeu, développement qui pris fin le 6 novembre 1989.
  • Au total, Tad vendit près de 5600 PCB de la version Arcade.
  • Toki aurait dû sortir sur Amstrad GX 4000 et sur ZX Spectrum.
  • Un prototype du jeu pour la console Atari 7800 existe, il daterait de 1993, mais n’a pas encore été diffusé sur la toile.

Et pour tout connaître sur TOKI version Arcade, je vous invite à regarder l’émission BackintoysTV qui lui est consacrée :

Second Samuraï – Amiga AGA/ECS/OCS – 1993/1994

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second_samurai_01Après l’affrontement épique du bien contre le mal, le Roi des Démons chercha refuge loin dans le temps : là où sa magie serait oubliée et où il pourrait panser ses blessures et recouvrer ses pouvoirs.

Mais il n’avait pas compté avec la volonté d’un jeune guerrier samuraï. Celui-ci suivit le Démon jusque dans l’ancien Japon, puis dans le Japon du 24e siècle et pour finir, il défia le Démon dans son royaume de la montagne où le Roi était prêt à tout pour l’anéantir.

second_samurai_02Enfilez le petit kimono en satin que vous réservez à vos invités lors des soirées très chaudes que vous organisez chez vous une fois par mois, décrochez du mur le katana bon marché que vous vous êtes offerts durant la dernière Foire Grasse et qui prend la poussière et voilà, vous êtes fin prêt à partir à l’aventure pour affronter le Roi des Démons et ses sbires de merde.

second_samurai_03Pour remplir votre mission, seul ou accompagné d’un ou d’une amie, vous devrez parcourir de long en large trois mondes de grande taille, décomposés en sous-niveaux : le Japon moyenâgeux, celui du 24ième siècle et enfin, le Royaume de la Montagne où se prélasse votre ennemi en vous attendant.

Sur votre route, vous pourrez récolter quelques options d’armement et bonus en tout genre qui vous aideront dans votre progression. Citons par exemple les pommes et les poulets qui, respectivement, vous rendront quelques points de vies ou restaureront entièrement votre santé. Ainsi que les petites bouteilles qui vous donneront une vie supplémentaire.

second_samurai_04Concernant les armes que vous ramassez, elles apparaissent dans votre inventaire et vous pouvez passer de l’une à l’autre en appuyant sur la touche « Shift » correspondant à votre joueur. Pour en sélectionner une, il suffit d’exercer une pression suffisamment longue sur le bouton feu de votre joystick. Le livre de magie jaune vous permettra d’invoquer un katana magique, ce qui vous épargnera de combattre à mains nues, le rouge déclenchera un déluge de feu magique et le vert vous rendra invulnérable. Vous serez peut-être également content de pouvoir récolter des couteaux de lancer, des bombes incendiaires ou des crânes à tête chercheuse.

second_samurai_05Que tous ces objets magiques ne vous fassent pas oublier de fracasser un maximum de vases ensorcelés qui, sous vos coups, libéreront une ou plusieurs étincelles , qui viendront augmenter le niveau de la barre située au centre de votre inventaire. Seule une barre entièrement blanche à la fin du jeu vous donnera accès à la séquence de fin. Bon courage !

Pour passer d’un niveau à l’autre, ou pour explorer une zone bonus, vous utiliserez les sphères de téléportation en vous maintenant à leur hauteur et en restant appuyé sur feu.

second_samurai_06Développé par Vivid Image et distribué par Psygnosis, Second Samuraï sort en 1993 sur Amiga ECS/OCS et en 1994 sur Amiga AGA.

icone_graphismesGraphiquement, le jeu est très agréable lors du premier monde reproduisant un paysage de Japon médiéval de toute beauté et peuplé de bêtes et de boss dessinés dans un style fantasy. Malheureusement, le deuxième niveau est beaucoup plus convenu, voire laid avec ses décors futuro-simplistes et ses robots assimilables à des boîtes de conserves en mouvement.

second_samurai_07icone_sonD’un point de vue sonore, l’ensemble est ultra-convaincant avec des musiques entraînantes, en harmonie avec l’ambiance visuelle de chaque niveau. Les bruitages sont d’excellente facture, notamment lorsque l’on déclenche un déluge de feu magique, toujours accompagné d’une explosion symphonique surprenante.

icone_techniqueL’animation n’est pas en reste puisque, que ce soit à mains nues ou muni d’une arme, votre samuraï se débrouille à merveille sur fond de scrollings très fluides.

second_samurai_08icone_difficulteOn notera que la difficulté est progressive et devrait permettre à la plupart d’entre vous d’accéder sans trop de difficulté au deuxième monde.

En résumé, Second Samuraï est un jeu de plateformes de qualité. Graphiquement splendide au début, quelconque au milieu, musicalement très honnête et plus que jouable, il ravira les petits comme les grands.

 Le saviez-vous ?

  • Il existe une version Megadrive de Second Samurai qui n’a rien à voir graphiquement avec la version Amiga.