Alien Breed Tower Assault – Amiga AGA/ECS/OCS – 1994

Dans les profondeurs insondables de l’espace, un holocauste s’est produit. Des formes vivantes hostiles dotées d’une intelligence ont pris le contrôle du département des recherches militaires sur la planète Azarin 2E. Les colons innocents se sont vus infliger chaos et destruction.

Si Alien Breed II fut intelligemment et délicieusement sous-titré « The Horror Continues », il n’est aujourd’hui que justice de faire de même pour Alien Breed Tower Assault, sa suite. Que diriez-vous de « Le Carnage Continue », ça l’fait, non ? Tout ça pour dire que vous aurez beau vous échiner à éradiquer la vermine de l’univers dans chaque nouvel Alien Breed, les habiles développeurs de Team 17 trouveront toujours le moyen d’en remettre une couche pour vous forcer à reprendre du service…

Mine de rien, cette fois-ci, votre aventure débute de la manière la plus tragique qui soit; à peine vous êtes vous extrait de la carcasse de votre vaisseau fraîchement crashé, que la « délicieuse » voix de Lynette Reade vous apprend que votre coéquipier et ami, Nash, est décédé, et enfonce encore un peu le clou en vous annonçant que désormais vous êtes seul (contre tous) « Nash is dead, you’re on your own ! ». Bon, faut dire qu’on avait l’habitude d’être seul dans les Alien Breed, mais là, une chose est sûr : vous êtes dans une merde noire…

Qu’à cela ne tienne, essuyant vos larmes, vous ramassez munitions, crédits, clés et trousses de premier soin qui jonchent le sol autour de vous, et après avoir jeté un dernier regard sur le corps sans vie de Nash, vous vous mettez en route pour affronter votre destin.

La zone est désertique, mais vous frayant un chemin à travers rochers, mines et systèmes de défense, vous parvenez tant bien que mal à atteindre le complexe civil, écrasant joyeusement au passage plusieurs dizaines de lézards couïneurs.
A peine la porte du complexe s’est-elle refermée derrière vous que vous prenez la véritable mesure du drame qui s’est joué aux dépends de la colonie. Des dizaines de cadavres sanguinolants et démembrés jonchent le sol. Ils ont tous été exterminés par ceux qui sont désormais récurrents dans votre vie, j’ai nommé les aliens. D’ailleurs, ces vilaines bêtes sévissent encore sur les lieux de leurs forfaits, tout occupés à dépiauter les restes. MIAM !
N’écoutant que la fureur qui gronde dans vos veines, vous ôtez la sécurité de votre fusil mitrailleur et dans un cri de haine, vous courrez aux devants de cette race abjecte et meurtrière… et des ennuis qui vont avec.

Voilà en quelques lignes comment tout débute pour vous. Une nouvelle fois, vous vous retrouvez au coeur d’une guerre que rien ne vous a préparé à endurer. Comment décrire ce qui vous attend par la suite sans utiliser les mots meurtre et sang ? J’espère seulement que vous avez le coeur solidement accroché car vous en aurez besoin.

Sur votre route, n’hésitez pas à consulter les terminaux d’ordinateurs (en appuyant sur « Espace »); vous pourrez y échanger les crédits chèrement récoltés contre des paquets de dix clés, de précieux chargeurs, un scanneur de zone, des trousses de premier soin, sans oublier les armes que vous choisirez de plus en plus puissantes, afin de garantir le plus longtemps possible votre survie précaire. Mais croyez-moi, rien est moins sûr, tant l’ennemi qui vous attend est cruel et résistant…

Développé et produit par Team 17, Alien Breed Tower Assault sort en 1994 sur Amiga.

Graphiquement, à part les cadavres aui jalonnent joyeusement votre parcours, pas grand chose de neuf. Alien Breed Tower Assault ressemble plus à une extension d’Alien Breed II qu’à une réelle suite. Les ennemis ainsi que les décors ont un air de déjà vu, mais peu importe car c’est toujours extrêmement agréable à regarder. De plus, l’accent a été mis sur les détails et les décors en regorgent.

D’un point de vue sonore, hormis la musique d’intro et de fin, le jeu propose comme à son habitude des bruitages ultra-convaincants qui vous surprendront plus d’une fois.

Côté animation, rien à redire, c’est le même moteur que celui d’Alien Breed II et ça tourne donc sans l’ombre du début d’une saccade.

Si la maniabilité du personage reste inchangée et est donc de qualité, les programmeurs ont eu l’excellente idée d’inclure un mode « retraite » qui vous permettra d’abattre des aliens tout en reculant. Idéal pour se sortir de situations autrefois désespérées.

Fidèle à son prédécesseur, Alien Breed Tower Assault est également un jeu à la difficulté élevée qui, n’en doutons pas, en rebutera quelques uns, mais gageons que ces innombrables qualités, inhérentes à tous les jeux Team 17, feront de lui un de vos jeux préférés.


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Zarathrusta – Amiga ECS/OCS – 1991

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zarathrusta_01La résistance est sur le point de lancer une importante attaque contre l’Empire. Pour la préparer, elle a capturé plusieurs vaisseaux, mais elle manque d’une chose essentielle : des pods de Klystron, une puissante source d’énergie, seule capable de mettre en mouvement les formidables engins.

C’est vous que la résistance a choisi pour accomplir cette délicate mission…

Comme par hasard, dès qu’il faut un couillon pour l’envoyer au charbon, c’est apparemment toujours sur vous que ça tombe.
zarathrusta_04Ça commence à bien faire… vous en avez raz-le-bol d’être pris à chaque fois pour le débile de service et vous vous dîtes que cette fois-ci, personne ne vous forcera à vous élancer pour une mission suicide.

Personne ? Ben si, moi… je suis votre officier supérieur et d’un bon gros coup de tatane je vous fais entrer de force dans le cockpit de votre appareil et, un sourir malsain sur les lèvres, je vous regarde partir vers votre mort.

C’est con des fois la vie, mais c’est comme ça.

zarathrusta_03Alors, pendant que vous gueulez comme un âne là où plus personne ne peut vous entendre, vous voyer le sol d’une planète lambda se rapprocher dangereusement de votre appareil. Vous découvrez dans la douleur que vous êtes soumis à la gravité de l’astre et qu’il va vous falloir constamment jouer avec la direction « haut » de votre manche à balais pour pousser votre booster à plein régime et vous soustraire momentanèment à l’attraction de la planète (à condition que votre vaisseau soit convenablement orienté).

Comment ça, convenablement orienté ? Du calme, jouez des directions « droite » et « gauche » de votre joystick, et vous ferez tourner votre machine à volonté. Ça commence à rentrer ? Bon, maintenant va falloir survivre, car c’est très chaud en bas. Chaque planètoïde et infesté de systèmes de défense meurtriers : tourelles défensives, lasers, poutrelles téléscopiques, vents violents, bref, la panoplies habituelle, quoi…
zarathrusta_02Mais qu’est-ce que je viens fiche ici ? Comment, ça ? On vous a pas briefé ? Hmmmm ! Vous allez devoir récupérer sur chaque monde un « pod » de Klystron en l’arrimant à votre vaisseau à l’aide de votre grappin magnétique que vous déclenchez avec la direction « bas » du manche à balais. Attention ! Une fois accroché à votre coucou, le pod en modifiera complétement le mouvement, du fait de son poids imposant. Il ne vous restera plus qu’à rejoindre les étoiles pour fuir la planète. Mouarf, z’êtes pas sorti de l’auberge avec ça au cul.

Ah oui, vous pouvez aussi tirer avec le bouton « feu » ou déclencher votre laser avec la barre d’espace, mais attention ce dernier bouffe pas mal de carburant.

zarathrusta_06Quel carburant ? Ben vous savez, c’est qu’il biberonne votre tas de taules. o_O Rassurez-vous, vous pourrez faire le plein en route en déclenchant le grappin au-dessus d’un réservoir de « fuel ».

Au fait, à chaque fois que vous utiliserez la direction « bas », vous déclencherez un bouclier magnétique qui vous protégera momentanément des collisions… ça peut toujours servir. Mouarf, bonne chance ! 😡

PS : Essayez votre grappin au-dessus d’autres objets, vous lui découvrirez peut-être d’autres utilités…

zarathrusta_07Développé par The Whiz Kidz, à qui l’on doit déjà Ziriax) et édité par Hewson, Zarathrusta sort en 1991 sur Amiga.

Refonte coloré d’un certain Thrust sur Commodore 64, Zarathrusta est à l’Amiga ce que le casse-tête est à la Chine.

icone_graphismesDisposant d’une bonne résolution, Zarathrusta est graphiquement agréable et vous propose de survivre à quatre types d’environnements finement dessinés et affichant les 32 couleurs de base de l’Amiga.

icone_sonCôté ambiance sonore, il faudra se contenter de bruitages, seul l’écran titre disposant d’une sympathique petite musique… dommage.

icone_jouabiliteLa maniabilité est bonne, le vaisseau obéit au doigt et à l’oeil à chacune de vos solicitations, heureusement d’ailleurs.

zarathrusta_08icone_techniqueL’animation est parfaite; le scrolling multi-directionnel 8-voies étant un modèle de fluidité et de réactivité. Normal, on est sur Amiga me direz-vous. 😉

Tant qu’on a pas de pod de Klystron accroché au derrière, le tout est dans un premier temps très jouable; il faut juste un peu de temps pour se familiariser aux commandes de l’appareil.

icone_difficultePar contre, que c’est dur: tout se joue au pixel près, et dès que l’on est lesté d’un pod, ça devient vite l’enfer pour se sortir des cavernes exigües. Un vrai challenge, voire pire.

En conclusion, s’il est très agréable graphiquement et dans un premier temps très plaisant à jouer, Zarathrusta n’en devient pas moins au fil des niveaux frustrant, tant la difficulté devient vite élevée. Déjà que sans pod, c’est chaud, alors avec, c’est l’enfer. Plus qu’un challenge pour pros du joystick, Zarathrusta est monstrueusement difficile. Vive les « save states » ! (30 de suite pour passer certains niveaux…)

MERCS – Amiga ECS/OCS – 1991

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mercs_01MERCS ALERTE !

Un ancien président des Etats Unis a été kidnappé pendant un voyage en Afrique pour promouvoir la paix.

Votre mission :

– Infiltrer le territoire ennemi.
– Vous frayer un chemin entre les lignes de tanks.
– Neutraliser l’Unité d’Attaque Spéciale « Scorpion ».
– Franchir le passage montagneux.
– Détruire le quartier général ennemi.
– Briser les lignes de soutien ennemies.


– Sauver le président.

A VOUS DE JOUER MERCS !

mercs_02Vous enfilez vos rangers, empoignez fermement votre fusil mitrailleur et, le sourir aux lèvres, vous descendez de l’hélicoptère qui vient de se poser sur une plage de sable blanc. Seulement voilà, pas le temps de se prélasser au soleil car vous êtes un mercenaire et vous n’êtes pas là pour la rigolade, mais vous êtes ici pour délivrer un ex président pour lequel vous n’avez aucune considération; Fort heureusement, le job est très bien payé…

A peine débarqué, vous êtes accueilli sous une pluie de balles et de grenades par une armée de guerieros hargneux. Évidemment, vous, vous êtes content, car vous êtes là pour la castagne, alors vous répliquez joyeusement à leurs attaques et balayez leurs rangs, accueillant leur hurlement de terreur de vos cris de joie. Vous êtes un monstre sanguinaire, mais diantre, que c’est bon !

mercs_03Alors, pour éradiquer vos ennemis correctement, vous trouverez sur votre route un max d’armes et d’options pour les améliorer .

Au cas où vous seriez acculé par un ennemi trop puissant, vous pourriez, grâce à une mallette prévue à cet effet, demander un bombardement aérien bien efficace.

Si vous veniez à vous sentir faiblard, de nombreux bonus alimentaires et médicaux pourraient se révéler très utiles .

mercs_04Vous trouverez également quelques vies supplémentaires disséminées sur les lieux de vos exactions.

Et comme vous êtes un ex-militaire de carrière, vous ne rechignerez certainement pas sur une ou deux médailles argentées qui vous rapporterons quelques points

Bien évidemment, vous vous y attendez, chaque zone est ponctuée par un boss bien impressionnant et bien puissant; enfin, rien qui pourrait faire reculer un dur tel que vous.

mercs_05Développé par Tiertex et distribué par US Gold, MERCS sort en 1991 sur Amiga.

Pour être sincère, la première fois que j’ai voulu jouer à MERCS sur Amiga, et que j’ai vu QUI était responsable de l’adaptation de ce jeu, j’ai eu peur d’assister à un énième ratage complet. Mes craintes étaient légitimes puisqu’US Gold, en bon éditeur ringard éminemment connu de tous les amigaïstes, avait toujours eu le don de choisir des développeurs de derrière les fagots, seuls capables de pourrir un bon jeu d’Arcade comme il se doit. Aussi, sachant que Tiertex était un de ces fameux développeurs de génie, je m’attendais au pire. Pourtant, à ma grande surprise, MERCS sur Amiga n’était pas la daube à laquelle ce duo magique de la fin des années 80 nous avait habitué.

mercs_06icone_graphismesÉvidemment, on aurait pu s’en douter, le jeu semble pauvre en couleurs. Néanmoins, quand on y regarde de plus près, on s’aperçoit que MERCS affiche une soixantaine de couleurs… Mais alors, où sont-elles ? Eh bien, pas dans les décors, qui en gros n’en affichent que seize, mais plutôt dans toutes les informations de jeu incrustées à l’écran.
Alors évidemment, pour l’incrustation : « bien ! », mais pour la répartition des couleurs : « pas bien ! »

icone_sonLa musique est entraînante et reprend bien le thème original, mais les bruitages sont plus que quelconque, dommage…

mercs_07icone_techniqueL’animation est un des points forts du jeu, puisqu’elle est sans faille; et ça, c’est une petite nouveauté de la part de Tiertex. Le scrolling multi-directionnel est ultra fluide et répond aux sollicitations du joueur à la perfection. Par contre, plus de parallaxe (Avec Tiertex, faut pas non plus rêver !).

icone_difficulteCôté difficulté, on notera qu’elle est progressive et que comme dans la version Arcade, les trouffions de bases vous assaillent sans discontinuité. Le challenge est donc assez élevé.

mercs_08En résumé, MERCS sur Amiga est une surprise relativement bonne. OK, les graphismes ne volent pas très haut en seize couleurs mais ils sont fidèles à l’original. OK, il manque la parallaxe de fond qui donne toute sa profondeur à un jeu, mais l’animation est vraiment à la hauteur. On s’en contentera, car c’est largement plus que ce que l’on pouvait attendre de Tiertex.

Blood Money – Amiga OCS – 1989

blood_money_titreblood_money_01Il faut croire que vous aimiez tuer.

Tout petit déjà, vous anéantissiez des colonies entières de fourmies et ne manquiez jamais d’écraser un malheureux escargot trop imprudent.

Puis vous avez grandi et vous avez voulu étancher votre soif de tueries sur des animaux plus gros. Tout y est passé : veaux, vaches, cochons… Alors, comme vous commenciez à foutre une merde pas possible, les gens ont décidé de vous bannir de la Terre avec pour seule fortune deux-cents malheureux dollars en poche et, en prime, un coup de pompe au cul (En fait, autant de coups de pompe qu’il y avait de gens mécontents, ce qui a fini par laisser des marques).

blood_money_02Errant dans l’espace, de planète en planète, vous êtes un jour tombé sur un organisateur de safaris planètaires. Un type pas clair qui, pour une somme modique, vous proposait de « nettoyer » quatre planètes.
Pour 100$, vous pouviez vous faire une sorte de gros astéroïde, sur lequel avait été installé un complexe spatial louche. Avec 200$, le type vous laissait à la surface d’une planète quasiment recouverte d’eau où, mollusques et crustacés étaient légion. Pour 300$, vous aviez droit à une planète de glace et enfin pour 400$, à une planète de feu.

Seulement voilà, vous étiez un peu fauché, donc vous ne pouviez choisir qu’entre les deux safaris les moins chers.

blood_money_03Qu’à cela ne tienne, le type ne manque pas de vous expliquer que les habitants de ces planètes sont pleins aux as, et que toute victime laissera derière elle un joli pour boire . ;p

Il vous averti également que vous ne serez pas accueilli les bras ouvert et que le challenge sera corsé. Mais, il ne manque pas de préciser que vous trouverez très régulièrement sur votre route des échoppes auprès desquelles vous pourrez augmenter votre puissance de feu.

N’écoutant que votre envie de destruction, vous faîtes rapidement votre choix et vous vous apprêtez à récolter l’argent du sang versé (The Blood Money, quoi…).

blood_money_04Développé par DMA Design et distribué par Psygnosis, Blood Money est la suite de Menace et sort en 1989 sur Amiga.

Graphiquement, Blood Money est un jeu assez inégal, je m’explique…
Si l’introduction est d’excellente facture (inutile, certes, mais d’excellente facture tout de même), les différents niveaux que vous devrez traverser n’ont absolument pas le même impact visuel. Le premier, la base lunaire, est très moyen et ne laisse en rien augurer de ce qui vous attends dans le deuxième. En effet, préparez-vous à vous prendre une bonne grosse claque tant les animations des méduses sont splendides et les pinces de crabes impressionnantes. Ce niveau, à lui seul, devait justifier l’achat de ce jeu à l’époque. Les deux derniers niveaux étant corrects, avec une petite préférence pour le monde de feu.

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blood_money_05Le scrolling est multi-directionnel, ce qui veut dire qu’il alterne séquences horizontales et verticales (il avance lentement mais sûrement). De plus, vous pouvez diriger votre personnage vers la droite ou vers la gauche, afin de faire face aux hordes qui vous assaillent.

Côté sonore, vous avez le choix entre les bruitages et les musiques. Si les premiers sont quelconques, mais efficaces, la musique, elle, est d’excellente facture. Par contre, c’est la même du début jusqu’à la fin; alors, elle risque de devenir lassante…

Du point de vue de la maniabilité, si vous achetez un peu de vitesse, vous devriez manoeuvrer votre personnage assez facilement.

blood_money_06Le jeu est tout à fait jouable, à condition de très vite augmenter la puissance de feu de votre engin. Achetez d’emblée les deux tirs frontaux afin de pouvoir vous débarrasser plus facilement des ennemis accrochés aux parois. Augmentez ensuite la porté de votre armement et pour finir choisissez le tir arrière et les mines (elles sont très destructrices).

La difficulté est le gros point noir de ce jeu. Vous êtes attaqué de tout côté et devez souvent vous faufiler dans des endroits très étroits, la moindre touchette entamant dramatiquement votre énergie. En contre partie, les boss ne sont pas très durs à battre.

En résumé, fort d’un niveau aquatique de toute beauté, Blood Money est un excellent jeu qui a marqué à tout jamais de nombreux joueurs. Par contre, le jeu est plombé par une difficulté à faire pâlir les plus forts et les niveaux sont d’une longueur incroyable (comptez une quinzaine de minutes chacun !!).

Alien Breed II – The Horror Continues – Amiga AGA/ECS/OCS- 1993

alienbreed2_titreCela fait maintenant neuf longues années depuis le premier événement que Johnson et Stone, les membres de l’IPC, ont écrasé une invasion alien dans une station de recherche aux confins de l’espace. Pendant neuf années l’horreur a cessé.

Mais maintenant, elle est sur le point de continuer…

alienbreed2_01Pour accomplir votre mission, vous pourrez jouer seul ou bien à deux et aurez le choix entre quatre personnages aux caractéristiques différentes : deux lézards humanoïdes, Ruffertoo et Zollux et bien sûr deux humains, Johnson et Stone. Pour détruire la Reine Alien, vous allez devoir traverser pas moins de 17 niveaux aux dimensions conséquentes, infestés de nombreuses races d’aliens et de systèmes de défenses robotiques ultra perfectionnés. Ces niveaux sont répartis entre l’extérieur de la base et trois bâtiments différents : le bâtiment civil, le centre de recherche scientifique et le centre de recherche militaire. Pour y parvenir, vous devrez remplir pour chaque niveau, un objectif simple, comme par exemple détruire un terminal d’ordinateur ou bien colmater une fuite de gaz.

alienbreed2_02Vous disposerez, pour vous frayer un chemin à travers les niveaux, de trois vies, constituées de huit points de vie chacune, ainsi que d’un armement évolutif. Au départ, suivant le personnage que vous aurez sélectionné, vous aurez le choix entre un simple fusil mitrailleur (machine gun) ou bien le triple laser. Au cours de votre progression, vous devrez ramasser des clés (pour ouvrir des portes), des chargeurs, des vies supplémentaires (plus rares !), mais aussi de l’argent sous forme de crédits que vous pourrez dépenser (judicieusement !) en vous connectant à un terminal d’ordinateur (appuyez sur la barre d’espace pour vous connecter). Une fois connecté au Système Intex 4000, le réseau du complexe, vous pourrez, suivant vos finances, améliorer votre armement et acheter de nouvelles armes comme les missiles à tête chercheuse (homing missile), le lance flamme (flame thrower), le rebondisseur (rebounder) ou encore les grenades à main (hand grenade), chaque arme possédant trois niveaux de puissance. Autre possibilité : l’achat de matériel comme les munitions (ammo), les kits de premier soin (first aid kit), les clés (key pack) (indispensables !) ou les vies supplémentaires (extra life clone) (hors de prix !). A noter également, la possibilité d’acheter un scanner, qui suivant sa puissance vous fournira une vue aérienne large ou non de votre environnement. Vous retrouverez « avec plaisir » les séquences bien stressantes (le mot est faible !) de l’opus précédent où l’écran devient rouge et où il ne vous reste que quelques dizaines de secondes pour trouver la sortir et ce, quelques fois, dès votre entrée dans un nouveau niveau…

alienbreed2_04Alien Breed II AGA sort en 1993 sur Amiga. Le jeu est développé et produit par la fabuleuse Team 17. Disons le d’emblée, ce jeu est un véritable petit bijoux visuel et auditif, un pur moment de bonheur pour la vue et l’ouie.

Graphiquement, que dire sinon que le jeu bénéficie de la technologie AGA des Amiga 1200 et 4000 et tourne en 256 couleurs, dans une fenêtre aux dimensions conséquentes. Tout y est beau, les décors sont fouillés et les ennemis, qu’ils soient aliens ou robotiques sont recherchés.

Le son n’est pas en reste puisque l’on est accueilli à l’écran titre par une musique somptueuse signée Allister Brimble et que ce dernier nous gratifie tout au long du jeu d’effets sonores de toute beauté : les bruitages collent parfaitement à l’action et le tout est accompagné de voix digitalisées hyper réalistes, qui vous avertiront quand vous serez sur le point de mourir (Player One Requires First Aid) ou bien lorsqu’une séquence de destruction aura été initiée (Destruction Sequence Initiated). Quel bonheur !

alienbreed2_06L’animation n’est pas en reste (AGA oblige) et les décors défilent sans l’ombre d’une saccade, malgré la présence simultanée de dizaines d’ennemis et de vos projectiles. Un vrai régal !

On notera tout de même que le jeu est un peu difficile, dans le sens ou les ennemis vous assaillent sans interruption, car ils sortent en général de trous dans le sol. Donc ne comptez pas trop sur des moments de répit, vous n’en aurez pas…

Vous savez à présent ce qu’il vous reste à faire : jouer à Alien Breed II AGA !!

Le saviez-vous ?

  • De l’aveu d’Allister Brimble, le musicien, l’effet sonore simulant la mort des aliens fut échantillonnée à partir de cris de chatons nouveau-nés et d’explosion.

 

Atomic Robo-Kid – Amiga ECS/OCS – 1990

atomic_titreVoici Robokid, le plus gentil et le plus brave ! Diplômé ès combat spatial, frais émoulu de l’université Universal, Kid part pour sa toute première mission – il doit se glisser au cœur du territoire ennemi et détruire tout ce qui se trouve sur son chemin…

atomic_robo-kid_1La vie d’un robot, fraîchement sortie d’une académie militaire, n’est pas toujours de tout repos. Alors quand en plus le-dit robot est plus petit que la moyenne et qu’il porte l’affectueux mais humiliant surnom de Gamin (Kid), alors là, rien ne va plus…

Notre robot, voulant rapidement mettre un terme à sa réputation de jeunot, qui lui colle encore à la peau, malgré son âge, s’en va en guerre, pour on ne sait quelle obscure raison, et a bien l’intention de prouver à ses pères qu’il n’est plus un gamin.

atomic_robo-kid_2Légèrement armé, notre gamin robotique, euh !… notre valeureux robot de combat (Hmmm ! Encore ma gorge…) s’est mis en tête de traverser quatre mondes souffrant d’une surpopulation en monstres en tous genres. Bien décidé à éradiquer la moindre larve qui se dressera sur son chemin, « Le Kid » (Oui, appelons-le « Le Kid »…Hmmmm ! Satanée gorge…) dispose d’une sulfateuse légère intégrée à sa carapace, lui permettant d’anéantir facilement des ennemis de petite taille. Seulement voilà, les ennemis qu’il va devoir dessouder ne sont pas tous des nains unijambistes, aussi, « Le Kid » va devoir se procurer au plus vite un armement plus conséquent en récoltant des options libérées par des drones après avoir été détruit.
atomic_robo-kid_5En tirant plusieurs fois sur ces options, il pourra en modifier le contenu et obtenir, par exemple, de la vitesse, un tir automatique dit « Rensha » d’une durée de trente secondes, une Sulfateuse de Niveau 2 , un Triple Laser , un Lance Missile ou bien un Quintuple Tir Frontal . Chaque arme ayant ces avantages et ses inconvénients, le gamin jonglera entre chacun de ces types d’armement en laissant le bouton feu appuyé.
A noter, que seuls les missiles, dont la portée est dérisoire et la cadence de feu pathétique, ont la possibilité d’arrêter les tirs ennemis; cela pourra lui sauver la vie dans bien des situations…

atomic_robo-kid_7Ah oui, j’allais oublier : mourir, revient à perdre l’arme que l’on avait avant de succomber. Autant dire que lorsque c’était la dernière, on est dans la mouise…

A la fin de chaque monde, le gamin robotique se retrouvera dans une arène, où il devra affronter un bon gros boss des familles qui n’aura de cesse de le suivre. Pour en venir à bout, il lui faudra tout d’abord le priver de ses tirs périphériques, avant de s’occuper sérieusement de son appendice frontal… (Qui a dit « s’occuper d’son cul ! » ? lol)

S’il est victorieux, il devra encore se farcir un gugus dans une arène de très petite taille; chacun des deux assaillants étant séparé par un mur d’objets mouvants qu’il devra d’abord détruire afin de lyncher son adversaire. Une forme d’entraînement, quoi…

J’allais oublier que pour sortir d’un niveau, il vous faudra trouver une écoutille . Quelques fois, il y en aura plusieurs l’une à côté de l’autre, d’où un choix cornélien.

atomic_robo-kid_8Développé par Software Studios et distribué par Activision, Atomic Robo-Kid sort en 1990 sur Amiga.

Disons-le d’emblée, comme ça ce sera très clair, Atomic Robo-Kid est loin d’être le jeu de l’année 90, très loin même.
Le jeu (shmup multi-directionnel) a beaucoup souffert de son passage sur ordinateur 16 bits et n’affiche plus que 16 malheureuses couleurs. Eh oui ! Mesdames et messieurs, vous avez bien entendu : 16 malheureuses et minables toutes petites et ridicules couleurs. Ça descend même jusqu’à 13 dans certains niveaux. Bref, juste de quoi contenter les possesseurs d’Atari ST, mais certainement pas ceux qui possèdent un Amiga et s’attendent à ce que leur machine en affiche au minimum 32. Encore une fois, vive les conversions en commun et vive Software Studios !!!!
atomic_robo-kid_10Par contre, la fenêtre est plus grande qu’en arcade, et passe d’un 256×192 à un 304×200.
De plus, fort heureusement, la parallaxe de fond, même si elle est laide à souhait, n’a pas disparu et participe à donner au jeu une profondeur appréciable.
Le scrolling n’est pas parfait, mais il tient la route…

Côté sonore, disons que ce n’est pas le Pérou, mais que ça peut aller; les musiques, quoique naïves à souhait sont très entraînantes et reprennent bien le thème original. Concernant les bruitage, je veux bien aller jusqu’à dire qu’ils sont convaincants…

La maniabilité est plutôt bonne et le gamin robotique répond bien à vos sollicitations.

atomic_robo-kid_12Par contre, du fait d’une difficulté ahurissante, la jouabilité n’est pas terrible. Il est difficile d’avancer tant les ennemis sont nombreux, réapparaissant dès que vous revenez sur vos pas et vous canardant de leurs tirs mortels, dont le moindre contacte suffit à vous anéantir.

En conclusion, même s’il n’est pas très coloré, Atomic Robo-Kid reprend efficacement l’ambiance de la version Arcade, sur des musiques nettement plus accrocheuses. Malheureusement, sa difficulté ahurissante en refroidira plus d’un, voire même les plus accomplis d’entre vous.

Mr. HELI – Amiga OCS – 1989

mr.heli_titreTrès loin de l’autre côté de l’univers, une planète verte étincelante est en train de perdre sa vie à cause des sbires d’un scientifique fou connu sous le nom de « le boueux » !C’est à vous en tant que membre de la patrouille cosmique HELI de démasquer le diabolique « boueux » et restaurer l’équilibre de la Nature.

mr.heli_01Aux commandes de votre hélicoptère de combat HELI, vous partez la bouche en cœur affronter la pourriture extra-terrestre de l’univers au service du bien nommé « boueux ».

« Le boueux » justement, raclure intersidéral se prétendant scientifique à ses heures perdues est complètement barré et vous a envoyé tout ce qu’il avait en stock comme sbires malfaisant, passés maîtres dans l’arpentage de mondes et dans le collage aux basques. Ces types sont extrêmement chiants et vous harcèleront tout au long des trois mondes que vous devrez parcourir pour régler son compte au « boueux », sauvez l’univers et emballer la fille… Comment ça « Quelle fille ? »… J’en sais rien moi, mais y’a toujours une fille à emballer à la fin pour un gus qui risque sa carcasse pour sauver l’univers, non ? Ben là, c’est pareil ! Pensez juste à vous munir d’un spray mentholé pour ne pas l’incommoder, ainsi que d’un nombre conséquent de capotes… 😀

mr.heli_02Chacun des mondes que vous devrez traverser se décompose en rapides niveaux que vous pourrez parcourir à votre rythme dans certains cas et en tirant vers la droite ou bien vers la gauche. Quelques fois, lors de phases ascensionnelles, le scrolling reprendra la main et vous devrez bien faire attention de ne pas rester coincer dans le décor sous peine de mort immédiate.

Pour ne pas succomber trop rapidement aux assauts répétés des salopards qui vous harcèlent sans discontinuer, vous disposez de cinq vies et de dix points d’énergie par vie.

Vous récolterez sur votre route des cristaux qu’il vous faudra extraire de blocs rocheux que vous pourrez détruire avec vos armes, c’est à dire votre tir frontal, le lance rockets tirant verticalement vers le haut qui, lorsque vous toucherez le sol se transformera en lance grenades dirigé vers le bas. Les-dits cristaux vous rapporteront des crédits que vous ferez bien de claquer dans les échoppes disséminées sur votre route, que ce soit pour doubler votre tir frontal, pour obtenir un ou plusieurs missiles à tête chercheuse, pour augmenter la cadence de tir de vos grenades ou pour regonfler votre niveau d’énergie.
mr.heli_03Point non négligeable, vos projectiles sont capables de détruire les boulettes dont vos ennemis vous abreuvent. Ca ne sera pas de trop pour espérer avancer, croyez-moi…

Chaque monde est évidemment ponctué d’un boss, pas très coriace pour la plupart, mais encore faut-il que vous soyez capable de survivre aux vagues incessantes d’ennemis qui vous assaillent pour pouvoir vous présenter devant eux.

Développé par Probe et édité par Firebird, Mr. HELI sort en 1989 sur Amiga.

mr.heli_04Développé conjointement sur Atari ST et Amiga, Mr. HELI dispose d’une fenêtre de jeu très petite et n’affiche que 16 petites couleurs. Il faudra donc se contenter d’un peu de gris et de beaucoup de vert, d’orange et de bleu. Le jeu dispose d’un scrolling différentiel très légèrement saccadé mais parvenant tout de même bien à donner un peu de profondeur à l’ensemble.

Musicalement parlant, vous aurez le choix au départ entre la musique, une seule pour tout le jeu, sympathique mais devenant vite lassante et des bruitages qui tiennent très bien la route.

Votre hélicoptère bouge bien et est plutôt facile à diriger, même s’il est soumis à la gravité et descend lentement lorsque vous ne le sollicitez plus (ça n’arrivera pas si souvent que ça).

mr.heli_06Certes un hélicoptère maniable, ça aide, mais lorsque les ennemis arrivent de toute part sans discontinuer et tirent aveuglément dans de nombreuses directions, ce n’est plus d’un grand secours. Vous devrez donc guetter avec avidité la moindre échoppe proposant de l’énergie.

En conséquence la difficulté est un poil élevée et si vous voulez aller loin sans vous arracher les cheveux, je vous conseille d’activer le traîner inclus dans la version ADF.

En conclusion, MR. HELI est un petit jeu bien sympathique, disposant d’une réalisation certes plus que moyenne, mais suffisamment attractif pour vous inciter à aller au bout. Les vieux d’la vieille reconnaîtront dans ce jeu quelques points communs avec le très apprécié, mais encore plus dur Blood Money. Dans ces deux jeux, vous contrôlez un hélico (uniquement dans le premier monde de Blood Money). Ils disposent tous deux d’un scrolling multidirectionnel horizontal et vertical en alternance et chaque niveau est parsemé d’échoppes. Les deux jeux étant sortis la même année sur Amiga, mais Mr. HELI étant tiré de l’Arcade (développé par IREM), on aura deviné qui a copié sur son voisin…

Chaos Engine – Amiga AGA – 1994

chaos_titreAu cours du siècle dernier, un savant, jouant avec l’espace-temps et des ordinateurs dernier cri, créa une machine étrange…

Bien que primitive, la machine devint incroyablement puissante et se retourna contre son créateur.

Son pouvoir de corrompre le temps et la matière devint hors de contrôle et un nuage de chaos se répandit sur le monde. Hommes et animaux furent transformés en monstres voraces.

Les conséquences furent bientôt découvertes…

C’est alors qu’entrèrent en scène six durs à cuire.

chaos01Dans Chaos Engine, l’aventure se joue à deux. Quoi ? Vous êtes seul ? Vous n’avez pas d’amis ? Bon ! Et bien dans ce cas, j’ai bien peur que vous ne puissiez pas jouer à ce jeux… mais non je plaisante, Chaos Engine est conçu pour prendre en charge un second personnage, si, si, j’vous assure ! Un perso qui bouge tout seul, tire tout seul et ramasse même le poignon tout seul. Je vois vos yeux qui s’illuminent de bonheur et en même temps vous vous dites « Mais comment est-ce possible ? Un personnage qui bouge tout seul, etc… ». Et oui ! En 1993, avec les Bitmap Brothers, c’est déjà le futur et l’Intelligence Artificielle (IA) entre de plein pied dans les jeux Amiga. Passée la surprise de pouvoir jouer à deux, même seul, il vous faut maintenant choisir entre six mercenaires aux caractéristiques différentes. Pour le personnage que vous allez contrôler, choisissez un mec surarmé, genre Le Mercenaire, Le Terrassier ou La Brute Epaisse, leur QI est au raz des pâquerettes, mais peu importe puisque c’est vous qui allez remplacer l’IA. Pour le second personnage, puisqu’il est contrôlé par l’ordinateur, autant lui donner les meilleurs atouts intellectuels possibles et choisissez entre les trois mercenaires restants : Le Brigand, Le Gentleman ou Le Prêcheur.
chaos02Ça charge un peu et c’est parti, vous voilà plongé dans une aventure composé de quatre mondes : La Forêt, Les Ateliers, La Demeure Fortifiée et Les Caves. Chaque monde étant divisé en quatre niveaux chacun, il va donc vous falloir traverser seize niveaux pour atteindre la Machine. Tout un programme ! Evidemment, chaque niveau est infesté de monstres qui, rappelons-le, étaient soit des êtres humains, soit des animaux avant de devenir monstrueux.
Sur votre route, aprés chaque éradication de monstres, vous récolterez de l’argent sous forme de piécettes argentées ou mieux, dorées. Vous ramasserez des clés afin d’ouvrir des passages, secrets ou non et vous aurez la possibilité de vous requinquer, voire de vous réarmer, par le biais de boîtes de conserve et autres babioles.
Chaque niveaux se terminant par une porte close (parfois plusieurs !), il va vous falloir, pour en sortir, dénicher et activer des « noeuds ». Le nombre de noeuds restants étant indiqué en bas, au milieu de l’écran de jeu.
Tous les deux niveaux, vous devrez revoir à la hausse les capacités de vos personnages. En fonction de l’argent que vous aurez récolté, vous pourrez élever leur dextérité, leur santé, leur rapidité ou leur sagesse. Profitez-en pour améliorer leur armement ou, si vous en avez les moyens, pour vous offrir quelques vies supplémentaires.

chaos03Édité par Renegade et développé par les fameux Bitmap Brothers, The Chaos Engine sort en 1993 sur Amiga.

Que dire du jeu sinon que comme tout titre des Bitmap Brothers, il répond à toutes nos attentes et même au-delà, en proposant de l’action non-stop, un challenge corsé, des graphismes léchés, le tout dans un environnement sonore de qualité.

chaos04En terme d’action non-stop, vous allez devoir canarder dans tous les sens pendant la majeur partie du jeu. Vous tomberez souvent dans des embuscades et serez encerclé par des ennemis vicelards. Vous n’aurez quasiment aucun répis et c’est tant mieux !

Le challenge est relevé, car outre les ennemis qui vous harcèlent, il vous faut, pour sortir de chaque niveau, trouver les satanés noeuds qui bloquent la sortie. Moults passages secrets sont disséminés dans le jeux et ouvrent quelques fois sur une cache pleine de trésors. La difficulté est quant à elle progressive.

chaos05Les graphismes, Bitmap Brothers obligent, sont d’une qualité exceptionnelle. Chaque once de terrains, chaque ennemi, tout est magnifiquement réalisé. Que demande le peuple ?

Côté son, c’est la cerise sur le gâteau. Les musiques sont entraînantes et les bruitages, d’excellente facture, vous plongerons d’emblée dans cette aventure.

Au final, The Chaos Engine AGA s’impose comme l’un des meilleurs jeux du genre, sinon le meilleur. A tester d’urgence !