Wings of Death – Amiga ECS/OCS – 1990

imageVous êtes Sagyr, un puissant magicien, et vous vous réveillez un matin avec une drôle de sensation : vous distinguez mal votre environnement, qu’il soit visuel ou auditif. Tout ce dont vous vous rappelez, c’est avoir distingué Xandrilia, votre pire ennemie, disparaissant à votre réveil, un sourire malsain sur les lèvres. Tant bien que mal vous vous approchez de votre miroir, vous cognant contre les meubles et découvrez avec stupeur que vous êtes maintenant une chauve-souris. Votre calme revenu, tout devient clair à vos yeux, vous devez poursuivre Xandrilia jusque dans son château et la détruire pour que le charme qu’elle vous a jeté s’évanouisse avec elle. Vous savez que votre tâche sera dure, mais heureusement pour vous, vous avez vos ailes, les Ailes de la Mort.

imageDans la peau de Sagyr, vous allez devoir traverser sept mondes différents : Le Château de Sagyr, La Jungle des Mutants, Le Marécage Fatal, Le Pays de Feux, Les Terres du Désespoir, Le Monde de Cristal et finalement Le Domaine de Xandrilia. Pour vous aider dans votre quête, vous trouverez sur votre route des sortilèges, laissés par les ennemis que vous aurez anéantis, et qui vous permettront de revêtir cinq apparences différentes : celle d’un dragon, d’une libellule, d’un aigle, d’un griffon et bien sur celle d’une chauve-souris. Sous chacune de ces formes, vous disposerez d’une arme spécifique que vous pourrez améliorer en cumulant les sortilèges de même nature (chaque arme possédant cinq niveaux de puissance).

imageEn collectant soigneusement d’autre sortilège, vous pourrez également améliorer votre vitesse (Speed), enclencher le tir automatique (Autofire), regagnez de l’énergie (Energy), une vie (Life) ou vous parer d’un bouclier (Shield). Il existe également deux autres armes, venant soutenir votre arme principale : le Chasseur (Hunter), qui comme son nom l’indique traquera un certain nombre d’ennemis pour les détruire et le Destructeur (Destroyer) qui gravitera autour de votre personnage, tout en annihilant tout ennemi rencontré sur son passage. Mais attention à ne pas collecter de têtes de mort (Ah ! Ah !), car vous apprendrez bien vite que leur effet et désastreux sur votre armement. La difficulté du jeu est progressive, mais si vous avez le malheur de perdre votre arme au cours d’un niveau, vous serez dans le pétrin.

imageDistribué par Thalion et développé par Eclipse Software, Wings Of Death est un shoot’em up sorti en 1990 sur Atari ST(e) et Amiga. Il fait parti des très rares jeux à proposer deux versions totalement identiques, non pas qu’il soit de réalisation médiocre (au contraire), mais cette fois-ci les programmeurs se sont donné la peine d’utiliser l’Atari (et notamment le STe) à fond. C’est suffisamment exceptionnel pour être souligné et c’est aussi une des raisons qui font que ce jeu est l’un de mes préférés.

imageTechniquement parlant la liste et longue et parle d’elle-même :

  • Plus de 95 sprites présents à l’écran simultanément.
  • Plus de 512 couleurs sur l’écran titre.
  • 32 couleurs pendant le jeu. Dialogues synthétiques.
  • Effets sonores numérisés.
  • Utilisation optimale du STe (le fameux Blitter).
  • 1 Mo de sons échantillonnés.
  • Plus de 1 Mo de graphismes.
  • Défilement ultra fluide.
  • Utilisation intelligente des capacités mémoires allant jusqu’à 4 Mo.

imageAu final, que dire de Wings of Death si ce n’est qu’il s’agit probablement de l’un des meilleurs shmups verticaux sur Amiga et tout simplement le meilleur sur Atari STe. Baigné dans un univers médiéval-fantastique fort sympatique, joliment dessiné par Erik Simon, Wings of Death s’anime sous les rythmes endiablés et inoubliables de Jochen Hippel. Bénéficiant d’une action effrénée, le jeu vous propose d’abattre des ennemis diversifiés et des boss à la pelle. Wings of Death est donc un jeu qui ravira les amateurs de shmups de la première heure et saura peut-être séduire les autres.

Pour la petite histoire, j’ai réalisé il y a quelques années un remake PC du nom de Blazing Wings, aussi, si ça vous intéresse, vous pouvez encore le télécharger ici.

Dominator – Amiga OCS – 1989

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dominator_01Des rumeurs survenues des confins de l’univers parle d’un monstre gigantesque et si vorace qu’il serait capable de dévorer des mondes entiers. Son but ultime, devenir l’être le plus puissant.

Mais les rumeurs les plus folles sont rarement prises au sérieux, et pourtant…

… quand la menace se dressa face à l’humanité, il était déjà trop tard. Cela semblait si incompréhensible, si immense, quand l’appétit sans limite de la bête se rapprocha de la Terre, distillant l’odeur putride de nations en parties digérées.

Qui oserait pénétrer cette horreur mutante et lutter contre son système de défense corporel afin de détruire ses organes et mettre un frein à sa faim sans limite ?

L’humanité a besoin de vous : le Dominator… et si vous avez besoin de combattre… ELLE A BESOIN DE SE NOURRIR…

dominator_02Inutile de préciser que vous êtes le Dominator et que votre tâche s’annonce des plus ardues…

A bord de votre astronef de combat, vous vous apprêtez donc à faire face à l’immonde bête vorace qui ne vit que pour dévorer le monde.

Pour que votre mission soit un succés, vous allez devoir traverser quatre mondes qui sont en fait constitués des entrailles du monstre et mettre à bas chacun des organes internes qui seront là pour défendre le noyau central de l’ignominie sidérale.

dominator_03Pour ce faire, votre vaisseau, pauvrement armé au départ, pourra progressivement s’équiper d’options d’armement qui seront plus que bienvenue à mesure que vous progresserez dans ce monde palpitant et suintant. En détruisant certaines vagues ennemies, vous pourrez donc récolter une option « satellite » qui viendra se coller à votre navette, amplifiant votre puissance de feu. L’option de « tir arrière » vous aidera peut-être à déjouer quelques attaques vicelardes; quant à l’option « laser » , elle décuplera la puissance de feu de votre satellite. Si vous récoltez une option « A » , vous serez alors pourvu d’un tir automatique fort agréable et fort pratique pour dénoyauter vos assaillants.

L’avenir du monde est entre vos main, mais ça, vous le saviez déjà…

dominator_04Édité par System 3Dominator sort en 1989 sur Amiga.

icone_graphismesSi j’ai quelque peu apprécié l’ambiance bio-organique qui suinte des trois premiers niveaux du jeu, je pense que les images que je vous propose parlent d’elles-même, Dominator est loin d’être une réussite graphique avec ses couleurs délavées et pauvres et son design naïf.

dominator_05icone_techniqueComme vous pouvez le voir, le premier niveau est une phase de shmup vertical, mais vue la résolution retenue pour l’air de jeu (320×128) (ridicule, il va s’en dire), cette phase n’est pas du tout appropriée et il est difficile de faire face dans de bonnes conditions aux vagues qui nous assaillent.

De plus, le vaisseau est d’une lenteur telle qu’il est quelques fois difficile d’y survivre.

dominator_07Heureusement pour nous, les trois autres niveaux adoptent des phases de shmup horizontal et le jeu devient tout de suite plus jouable. Oh, c’est loin d’être l’extase, mais c’est déjà mieux…

On pourra également déplorer que quelques fois, le vaisseau cesse de répondre aux solicitations du joueur, le vouant à une mort certaine. C’est incompréhensible, alors je vais faire comme si c’était dû à l’émulation, même si je n’y crois pas deux secondes…

dominator_08icone_sonCôté ambiance sonore, passé la petite musique de l’écran titre qui ne casse pas trois pattes à un canard, il faut se contenter de pathétiques bruitages, pâles échantillons sonores qui esquintent les tympans…

icone_jouabiliteJe l’ai dit, le vaisseau est très lent, trop lent pour que la jouabilité soit au rendez-vous, alors on peste beaucoup et on meurt souvent, mais ça fait partie du jeu, alors on finit par s’y résigner.

icone_difficulteTout ceci fait que le jeu est relativement difficile, surtout que le tir n’est pas très rapide.

En résumé, Dominator est une immense déception; mal foutu, peu jouable, bancal, mal programmé, les qualificatifs décrivant à merveille le jeu étant trop nombreux à énumérer, limitons-nous à quelques uns. Déception, pourquoi ? Parce que j’aime les atmosphères suffocantes et tout ce qui touche de près ou de loin au bio-organique, mais ne vous y trompez pas, ce n’est que de l’esbrouffe… Rien qui ne puisse nous faire oublier les tares qui plombent la jouabilité.

Si vous devez jouer à Dominator, préférez la version Commodore 64 à celle-ci (voir le test plus bas).

dominator_c64_01Un oeil sur la version Commodore 64…

J’ai testé pour vous cette version 8-bits développée par une équipe différente de celle qui commit la version Amiga.

Affichant 12 couleurs pour des résolutions de 288×152 (pour le premier monde) et 304×160 (pour les suivants), plus adaptées au jeu, cette version Commodore 64 est beaucoup plus jouable que la version Amiga. Si le premier monde est quasiment identique sur les deux versions, on remarquera que les mondes suivants diffèrent et sont sans conteste plus agréables à jouer sur Commodore 64.

Une bonne conversion que je vous recommande.

Hybris – Amiga OCS – 1988

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Année 2461 – Sur une planète très éloignée, une colonie terrestre a été attaquée par de traitresses forces aliens. Votre mission, en tant que premier pilote de la station spatiale Hybris, est de rétablir les communications avec cette colonie. Il n’y a pas une minute à perdre, votre vaisseau est déjà prêt et gronde de toute sa puissance…

Incarnez au choix Jean-Pascal Maverick ou Kevina Lovett pour venir en aide aux malheureux colons d’une planète mise en péril par des aliens vicelards.

hybris_02Pour remplir votre mission, vous devrez aider Jean-Pascal et Kevina à traverser trois gigantesques niveaux aux mains de la racaille extra-terrestre.

Aux commandes de votre XR-32, un vaisseau de combat très maniable mais pas franchement puissant, vous devrez réduire à néant une à une les vagues ennemies que le commandeur de la flotte alien vous envoie.

Pour ce faire, vous disposez d’un tir précis capable de percer le blindage de n’importe quel navire de guerre et de trois pruneaux atomiques, symbolisés par trois « S » en haut, au milieu de votre écran et que vous pourrez déclencher à tout moment du jeu en pressant vigoureusement la barre d’espace.

hybris_03Petite subtilité liée à la technologie avancée de votre vaisseau, celui-ci dispose d’un mode « Expansion » utilisable trois fois par niveau de puissance et symbolisé par trois « E » en haut, au milieu de votre écran.

Le mode « Expansion » s’enclenche en faisant décrire au manche de votre joystick un cercle complet et permet au blindage additionnel de votre vaisseau de se déployer durant une trentaine de secondes tout en libérant sa puissance de feu.

hybris_04Parallèlement à cela, votre vaisseau mère, le célèbre croiseur interstellaire Hybris, est programmé pour vous envoyer à intervale régulier de nouveau modules d’expansion, vous permettant d’accroître considérablement la puissance de votre vaisseau.

Ainsi, pour consolider votre équipement de départ, ce ne sont pas moins de quatre modules d’expansion qui vous seront envoyés dans un balais chorégraphié, et qu’il vous faudra détruire pour en récupérer le contenu.

hybris_05Mais attention, chaque fois que vous serez touché, vous perdrez un module et en mode « Expansion », vous serez quelques fois encore plus vulnérable !

On vous a prévenu à l’avance, votre route sera semée d’innombrables périls; ainsi, vous devrez faire face à maintes reprises à des boss lourdement armé que vous affronterez une première fois en milieu de niveau en guise d’apéritif et qui reviendront à la charge en conclusion.

hybris_06Au hasard de vos déplacements, vous serez amenés à révéler sur votre route des bonus bien cachés , chacun vous rapportant 5000 points. Aussi, explorez le plus de terrain possible pour en récolter un maximum.

Pour finir, notez que si vous rencontrez une option zigzaguante et scintillante , vous n’hésiterez pas à vous ruer dessus afin d’obtenir pour quelques dizaines de secondes l’invincibilité.

hybris_07Développé par Cope-com et distribué par Discovery Software, Hybris sort en 1988 sur Amiga.

A la vue des images, j’imagine ce que vous devez vous dire : « 1988 ???? » Et oui, 1988, vous avez parfaitement lu.

Autrement dit, pour l’époque, Hybris est une véritable claque en matière d’animation et de réalisation graphique et sonore. Une tuerie, largement à la hauteur des shoots arcade sortis à la même période.

hybris_08En gros, Hybris est, pour l’époque, la vitrine de ce qui peut se faire de mieux sur Amiga et disons-le clairement, ce jeu fera vendre beaucoup de machines, tant les gens seront bluffés par sa qualité.

icone_graphismesGraphiquement, donc, Hybris tient solidement la route avec ses décors fins, colorés et variés et ses ennemis du même calibre. Le tout est donc très agréable à l’oeil, je dirais même plus : ça titille les rétines.

hybris_09icone_techniqueL’animation est impécables, le scrolling est d’une fluidité exceptionnelle et les mouvements des sprites frisent la perfection; bref, du grand art.

icone_sonD’un point de vue sonore, la musique vous accompagnant tout au long de votre périple est très agréable et entraînante au possible, par contre, comme souvent, les bruitages font à chaque fois sauter une des voix utilisées par la mélodie… dommage. Notez que vous pourrez choisir entre l’un ou l’autre à tout moment du jeu en appuyant sur « S » pour les bruitages et « M » sur Amiga ou « , (virgule) » sur PC pour la musique.

hybris_10icone_jouabiliteVour apprécierez très certainement la maniabilité de votre vaisseau tant elle est naturelle.

icone_difficulteCôté difficulté, sachant que tout est paramètrable à l’écran titre (en appuyant sur la barre d’espace), je dirais qu’il revient à chacun de choisir son niveau. Ainsi, si vous désirez facilement en voir le bout, vous ne manquerez pas de vous gaver de vies supplémentaires, de diminuer la fréquence de tir des ennemis ainsi que la vitesse des boulettes, de réduire le délais entre chaque module d’expansion ou encore d’augmenter la durée des-dites expansions.

hybris_11Les baroudeurs du shmup, quant à eux, ne se priveront pas de faire l’inverse… les fous ! 😀

On notera également que le concept des modules d’expansion est très intéressant car tout comme dans le jeu Wings of death, il introduit le concept du masque de collision qui augmente, à chaque fois que votre vaisseau grossit, rendant votre progression, de fait, plus difficile. Un concept aussi rare que subtile.

En résumé, Hybris est brillant, que ce soit son concept de base ou sa réalisation, tout dans ce jeu est fait pour que vous passiez un agréable moment. Avis aux amateurs et aux autres.

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Dangar – UFO Robo

Les origines du jeu Hybris…

Hybris, par ses graphismes et son concept de modules d’expansion, s’inspire directement du jeu Dangar – UFO Robo, édité en arcade par Nichibutsu en 1986, séquelle de Terra Cresta un autre titre de cet éditeur, sorti un an plus tôt et préquelle de Terra Force (1987).

Notez la troublante similude du premier niveau d’Hybris avec l’image ci-contre tirée du jeu Dangar. On y retrouve en décor les rochers, les palmiers et les fissures dans le sol et pour les ennemis les tourelles défensives dont certaines sont protégées par des blocs indestructibles.

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Terra Cresta

Pour prolonger un peu plus cette analyse, on pourra remarquer que ce jeu est constitué d’un niveau extérieur dans lequel sont parsemés des trous menant à plusieurs niveaux souterrains… ce concept, bien connu des amigaïstes, constitue la grosse originalité du jeu Battle Squadron, également appelé Hybris 2, car réalisé par la même équipe.

Autant dire que les gens qui sont derrière ces deux jeux Amiga avaient le flair pour dégoter les bonnes idées et les exploiter de la plus belle manière qui soit. Chapeau !

Le saviez-vous ?

  • Martin Pedersen, le programmeur, n’était âgé que de 16 ans lorsqu’il développa Hybris.

Mega Typhoon – Amiga ECS/OCS – 1996

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Votre mission : Détruire tout ce qui bouge…

megat_01Détruire qui ? Détruire quoi ? Aucune idée. De toute manière ça n’a aucune importance… N’attendant même pas les ordres du Haut Commandement, vous vous ruez tête baissée vers le danger et détruisez des hordes d’ennemis inconnus dont les motivations vous échappent… Peut-être étaient-ils une race extra-terrestre venue en ami, mais comme vous avez ouvert le feu en premier, maintenant il est trop tard et c’est à un déluge de feu et d’acier auquel vous devez faire face… Quel gâchi !

megat_02Pourtant dans un ridicule petit coin de votre tête que vous croyiez vide, vous entendez une insignifiante petite voix vous chuchotter : « Mais quel con ! » Qu’est-ce que cela peut bien vouloir dire ? Mystère…

Bon, trêve de plaisanterie. On commence à avoir l’habitude de ces shmups sans scénar, mais une chose est sûre, ça ne nous a jamais empêché de shmupper…

C’est donc à bord de votre vaisseau que vous allez devoir repousser pour la énième fois une invasion extra-terrestre menaçant la Terre.
Votre ridicule armement de départ ne vous permettant pas de tenir très longtemps face à la déferlante ennemie, il va vous falloir très vite récolter des options d’armement et autres joyeusetés de ce genre qui vous permettront peut-être de rester en vie…

Afin d’endiguer l’invasion, vous devrez parcourir quatre niveaux différents, chacun étant ponctué par un ou plusieurs boss aux caractéristiques diverses et variées…

megat_03Développé par Nordlicht EDV Service, Mega Typhoon sort en 1996 sur Amiga preuve que la bête de Commodore n’est pas encore tout à fait morte.

D’après Nordlicht EDV, Mega Typhoon est « le plus rapide jeux d’arcade jamais réalisé sur Amiga« .

icone_graphismesBon, voyons donc ce que ce jeux à dans le ventre. Une disquette, OK, une chose est sûre, soit on a à faire à une démo ne disposant que d’un niveau, soit les graphismes ne sont pas très colorés… et dans le cas de Mega Typhoon, pour réaliser « le jeu d’arcade le plus rapide de l’Amiga », il a fallu faire des concessions au niveau graphique et se contenter d’une petite palette de seize couleurs. Et quelles couleurs ? Des jaunes, des oranges, des verts, des roses et des violets. Ah bah décidément, ça commence mal : seize couleurs et du plus mauvais goût…

J’aime par contre le graphisme des boss qui pour la plupart ressemblent à de gros crabes montés sur roulettes. Leur corps se déforme et se dégrade sous l’effet de nos tirs.

icone_techniquePassons, car le jeu à l’air de bien bouger… effectivement, je me rassois correctement et d’un coup je me demande si je n’ai pas enclenché par mégarde un quelconque mode turbo des familles, mais non, c’est le jeu en lui-même qui est ultra speed. Un scrolling vertical fluide de chez fluide accompagné d’un déplacement latéral couvrant quasiment le double de la largeur de l’écran… Wouaw !

Car en plus ça canarde dans tous les sens, y’en a même qui tente de se la jouer kamikaze… Les boulettes sont rapides et en nombre, les ennemis sont vicelards et rapides. Apparemment, chez Nordlicht, ils ne se sont pas foutus de nous, on est bien en présence du jeux d’arcade le plus rapide de l’Amiga… Ou on s’en rapproche certainement.

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icone_sonCôté musique, à part pendant la page de présentation, le jeu en est dépourvu et offre des bruitages plutôt convaincants.

icone_difficulteLa difficulté est bien dosée pour peu que l’on possède un minimum de réflexes…

Finalement, avec Mega Typhoon, on se prend très rapidement au jeu et on se retrouve devant un « quasi » manic shooter à la sauce arcade. Je dis « quasi » car certes les tirs des boss apparaîssent sous la forme de motifs quelques fois serrés, mais on est loin d’être en face d’un danmaku comme DoDonPachi.
Pas assez coloré certes, mais très efficace de par la rapidité de l’action qu’il distille, Mega Typhoon se joue et se rejoue sans modération.

Gemini Wings – Amiga OCS – 1989

gemini_wing_titregemini_wing_01Bon, je n’ai pas tous les détails, mais il paraît que Gemini Wing c’est encore une sombre histoire d’invasion alien et que comme par hasard, vous passiez par là, alors on vous a désigné illico presto volontaire pour aller défendre la Terre. Bref, pour faire court, pour la (n+1)ième fois dans un shmup, vous jouez le rôle du héro qui n’a même pas son mot à dire, mais qui devra quand même se démerder pour survivre dans un monde de brutes où le coup d’tête, balayette, manchette est roi…

gemini_wing_02Charmante ambiance, vous débutez la mission, alors que vous émergez de votre torpeur et commencez seulement à découvrir les commandes de l’astronef dans lequel on vous a embarqué de force.
Bon, il y a un manche à balai… ok, ça doit servir à se déplacer dans toutes les directions; Ah, et le plus important, il y a un bouton unique qui permet à votre vaisseau de tirer deux petites salves laséroïdes…
« Put..n de bordel de m..de ! Y’a même pas de tir automatique ? » Ben, non, vous allez devoir vous acharner comme un beau diable sur ce bouton.
« Fait chier ! Et quand on laisse le doigt appuyé, qu’est-ce qui s’passe ? » Oh là, oh là ! calme, les gens vont plus rien comprendre si vous allez trop vite.
« Mais euhh ! Moi, j’vais crever, y z’arrivent et y sont pas contents !!! » Oups ! Bon, alors, pendant la partie, vous pourrez récupérer des options spéciales qui viendront s’accrocher en grappe à l’arrière de votre vaisseau. Aussi, pour les sélectionner une à une, vous devrez rester appuyé et relâcher la pression… simple non ?
« Bande d’enf..rés ! Z’auriez pas pu prévoir un s’cond bouton ? » Eh mec! On est sur Amiga pas en Arcade, alors on fait avec les moyens du bord…
« Banzai !!!! »

gemini_wing_03Inutile de préciser que la tâche ne sera pas facile, vous allez devoir traverser six mondes bondés d’ennemis arrivant par vagues successives dont le seul leitmotiv est de vous écrabouiller la tronche. o_O

Il paraît également que chacun des mondes est gardé par un boss coriace, voire plusieurs, qui se sont jurés de vous réduire en miettes…

‘tain la galère… Qu’est-ce que vous leurs avez encore racontés pour qu’ils soient remontés comme ça contre moi ?

gemini_wing_04Développé par Imagitec Design et distribué par The Sales Curve et Virgin Mastertronic, Gemini Wing sort en 1989 sur Amiga, soit deux an après la version Arcade développée par Tecmo.

Bon, ce qu’il faut d’abord préciser avant de commencer à critiquer chaque détail de cette conversion, c’est que Gemini Wing Amiga n’est pas une conversion de l’Arcade, mais plutôt un simple portage de la version Atari ST. 😦

Eh oui, je sais, ça fait toujours mal d’apprendre ce genre de choses, mais à cette époque, il fallait savoir vivre avec.

gemini_wing_05icone_graphismesAlors oui, Gemini Wing est une version minimaliste de l’Arcade puisque identique graphiquement à la version ST. Donc évidemment, on a droit aux traditionnelles 16 couleurs de la bête d’Atari… Mais comme les graphismes sont fidèles à l’original Arcade, on va dire que ça passe plutôt bien, même si votre vaisseau bleu ne parvient pas à se détacher franchement sur fond de mer bleue…

icone_sonPar contre les musiques sont vraiment bonnes et reprennent à merveille les thèmes Arcade. Vous serez peut-être ravis d’apprendre que les bruitages ont été purement et simplement éjectés, ça permet au moins d’éviter qu’ils ne viennent grignoter une voix de la bande son…

gemini_wing_06icone_techniqueCôté animation, il n’y a rien à redire, c’est bien foutu. Le scrolling vertical est fluide; bon, évidemment à cette époque, il ne connaissaient pas encore les parallaxes, donc la parallaxe Arcade a sauté et puis sur ST, il est hors de question de faire des parallaxes, dès fois que la machine prenne feu… mouarf !
Tous les sprites bougent à merveille, c’est vraiment un plaisir de slalomer au milieu de tout ce joli monde…

icone_difficultePar contre la difficulté devient vite élevée vu que l’on a qu’un petit tir frontal; alors il est vivement conseillé d’économiser les options pour les déclencher dans les moments les plus critiques du jeu… vous n’aurez aucun mal à les reconnaître, ce sont ceux où vous êtes cerné de toute part.

gemini_wing_07En résumé, même si Gemini Wing n’a bénéficié que d’une adaptation minimaliste du fait d’un portage depuis le ST, ses graphismes fidèles à l’Arcade, ses musiques de bonne facture et son animation à la hauteur en font une valeur sûr du shmup sur Amiga. Il propose de plus un challenge largement à la hauteur des plus exigeants d’entre nous, il serait donc dommage de s’en priver.

NB : Le jeu nécessite 1Mo de Ram Chip pour tourner.

gemini_wing_arcadeUn oeil sur la version Arcade…

Bon, je pense que vous l’aurez compris, la version Arcade de Gemini Wing est supérieure en de nombreux points à la version Amiga.

Déjà, le jeu affiche quatre à cinq fois plus de couleurs, ce qui permet de bien différencier votre vaisseau du décor; de plus, la taille de l’écran est plus adaptée à un shmup vertical avec un 224×240, ce qui ne constitue pas franchement une résolution inaccessible sur Amiga et pour finir, le jeu propose une petite paralaxe des familles qui permet de donner de la profondeur au champ, ce qui est toujours appréciable dans ce type de jeu.

On notera pour conclure que la gestion des collisions est également plus souple en Arcade, ce qui permet de se sortir de situations périlleuses, qui sont souvent synonymes de mort sur Amiga…

SWIV – Amiga ECS/OCS – 1991

swiv_titreUne force extra-terrestre est sur le point de coloniser la Terre…

Vous êtes le tout dernier espoir de l’humanité…

Aux commandes d’un hélicoptère de combat ou d’une jeep suréquipée, seul ou accompagné, votre mission est de réduire à néant les projets de colonisation fomentées par une dangereuse race extra-terrestre. Pour détruire le coeur du complexe ennemi, cerveau suprême de l’invasion, vous devrez traverser déserts, mers et banquises et éliminer les vagues meurtrières qui vous barrent le route.

swiv01Vous débutez votre périple avec un simple lance missiles. Pour faire progresser votre armement, il vous faudra récolter des bonus accélérateur ou dédoubleur de tir. Seul moyen de vous en procurer, abattre un vaisseau ennemi bien particulier qui arrive en plusieurs morceaux. Les bonus qu’il largue en explosant pourront être modifiés à votre grés en tirant dessus.

Chaque type de terrain est ponctué par un boss ou une base surarmé, qu’il vous faudra réduire à néant pour poursuivre votre progression.

On notera que le joueur contrôlant la jeep (qui fait des bonds pour franchir certains obstacles) devra l’échanger contre un bateau lors de la traversée de plans d’eau.

swiv02Développé par Random Access, SWIV sort en 1991 sous les bannières Storm et Sales Curve. SWIV, shmup vertical « old school », est la digne suite de Silkworm, shmup horizontal de l’année 1988. Directement inspiré de son surprenant prédécesseur, SWIV (ou Special Weapons Interdiction Vehicles) reprend les fondamentaux qui en ont fait un succés en arcade et sur Amiga, tout en remettant les graphismes au goût du jour.

Le système d’armement et la façon de l’améliorer sont les mêmes. Certains ennemis, comme les hélicoptères dorés qui font du sur-place, les cargos qui larguent des vagues de petits vaisseaux tournoyants ou les avions de chasse nous viennent directement du jeu de 88. Pas fous ces programmeurs, on ne modifie pas une recette qui gagne.

swiv03Graphiquement, SWIV est un jeu très agréable, qui par certains aspects dégage une ambiance très « arcade », ce qui n’est pas pour nous déplaire. Les ennemis sont détaillés et les boss plutôt bien pensés.

SWIV présente la petite particularité de se jouer d’une traite, du début jusqu’au boss de fin. Il n’y a donc aucune transition ou fondu au noir pendant le jeu.

On regrettera néanmoins que les programmeurs n’aient pas fait un effort supplémentaire pour nous proposer de la musique pendant le jeu. Seuls des bruitages plutôt quelconques sont présents.

Un bon jeu donc, à découvrir ou à redécouvrir…

Lethal Xcess : Wings of Death II – Amiga ECS/OCS – 1991

lethal_titreAprès que Sagyr ait enfin réussi à battre la méchante sorcière Xandrillia et trouvé la potion lui permettant de regagner son ancienne forme, les gens du monde entier sont venus lui rendre visite. Pour eux, il était le plus grand magicien vivant. Sagyr fut alors invité à des fêtes royales. Si il avait vécu à notre époque, il aurait certainement été contacté pour des pubs de lessives. Et il n’avait aucune raison de s’en plaindre. Sa vie était devenue fantastique et les choses semblaient devoir rester ainsi. Jusqu’à ce qu’un jour, on vint frapper à la porte en bois de son humble demeure. Il était tard – la lune était pleine – et si Sagyr n’avait pas été le sorcier le plus célèbre et le plus puissant, le hurlement des loups lui aurait donné des frissons tout le long de la colonne vertébrale. Il était en train de mélanger des ingrédients, essayant de fabriquer une potion qui pourrait changer l’or en plomb car sa baignoire fuyait. Il marmonna entre ses dents quand il entendit le bruit à la porte. C’était répété. Ca sonnait comme si un morceau de viande était lancé contre la porte. “Oui, voilà !”, bredouilla Sagyr. Il marmonnaa un autre juron quand, ouvrant la porte, il ne vit rien d’autre que la nuit noire.

Sagyr retourna alors à son chaudron avec l’intention de poursuivre ce qu’il faisait. Peut-être un œil de triton ? Une langue de grenouille ? Des ailes de chauve-souris ? Mais il remarqua soudain quelque chose de vert sur le sol et il se pencha pour voir de plus près. C’était une grenouille, tenant un petit parchemin entre ses pattes. La surprise passée, Sagyr prit le parchemin et le déroula. Il lit : “Même si cela peut te paraître étrange, je suis en fait une belle princesse. Tout ce que tu as à faire, c’est m’embrasser.”

Après avoir intensément réfléchi, Sagyr attrapa la grenouille et l’embrassa.

Un flash de lumière inonda la pièce et quand Sagyr ouvrit les yeux, la dite princesse n’était pas aussi belle qu’il aurait pu l’espérer. En fait, elle ne ressemblait pas du tout à une princesse avec ses longs cheveux gris sales qui lui collaient à la peau. Elle ressemblait plus à une méchante sorcière, comme… “Xandrillia”, s’exclama Sagyr tout en reculant, stupéfait.

La sorcière ne dit rien mais ses yeux parlaient de mort et de vengeance. Un autre éclair balaya la pièce, suivi d’un bruit fracassant.

Non. Pas encore ! Sagyr toucha sa peau mais il était encore lui-même. Il regarda autour de lui, mais cette fois, c’était sa demeure qui avait changé et avait été remplacée par le cockpit d’un vaisseau de combat. Il pu alors lire sur un écran :

“Sagyr, vieux fou ! Tu es tombé dans le plus vieux piège ! Tu as été téléporté à peu près 3000 ans dans le futur où j’ai conquis tout l’univers. Tu n’as qu’une seule chance de t’en sortir : détruire la planète “Methallycha”, où vivent mes arrière arrière… petits enfants, les xandrilliens. Sers-toi de la machine dans laquelle tu es, mais ce ne sera pas facile.

Xandrillia”

Sagyr bredouilla quelques jurons à son encontre, puis appuya sur un bouton rouge. Il fut alors poussé dans son siège, et avant qu’il n’ait eu le temps de s’en rendre compte, il se retrouva dans un univers occupé par de méchants xandrilliens. Au moins avait-il cette étrange machine de guerre pour l’aider. Cette machine d’acier avec des ailes d’aciers – les ailes de la mort (Wings of Death).

© 1991 Richard Karsmakers

lethalxcess01Dans Wings of Death II : Lethal Xcess, vous dirigez à nouveau Sagyr, mais cette fois-ci à bord d’un vaisseau de combat futuriste. Pour retourner dans sa dimension, vous allez devoir lui frayer un chemin à travers cinq niveaux différents de la planète des xandrilliens : les Ruines de Methallycha, le Désert de Non Retour, le Jardin Mauvais, les Plateaux Volcaniques et enfin la Forteresse de Methallycha.

Tout comme dans le premier opus, en détruisant certains ennemis, vous pourrez récolter des options afin d’améliorer votre armement. Vous aurez le choix entre les armes suivantes : Triangle, Drones, Wiper, Blaster, Laser ou encore Formation. Chacune de ces armes possèdant cinq niveaux de puissance.

lethalxcess02Collectez une option représentant un missile et vous obtiendrez l’arme Seeker qui remplacera votre arme principale pendant 10 secondes avec, entre autre, des missiles à tête chercheuse. Le Chasseur (Hunter) est toujours présent et foncera sur vos ennemis pour les détruire. Par contre, plus de Destroyer, boule qui gravitait autour de vous dans Wings of Death. L’énergie (un coeur), la vie supplémentaire (un vaisseau), le tir automatique (un A) et la vitesse (trois flèches) sont toujours de la partie.

Attention, bien évidement à ne pas collecter d’option « tête de mort » (Ah ! Ah !) car votre arme reviendra au niveau un et vous perdrez vos options, quelles soient de vitesse ou de tir automatique.

lethalxcess03Développé par Eclipse Software, à qui l’on doit également le magistral premier opus, Lethal Xcess est un shmup vertical « old school » haut en couleurs sorti en 1991 sur Amiga et Atari STe.

Tirant partie de toutes les fonctionnalités des deux machines le jeu est graphiquement plaisant et tourne dans une fenêtre de grande dimension sans ralentissement, même quand l’écran est truffé d’ennemis et de tirs.

Les musiques ne sont pas en reste, car pour chaque monde, Jochen Hippel nous propose une musique entraînante, collant parfaitement à l’action. Pour agrémenter le tout, les bruitages sont de bonnes factures et des voix digitalisées annoncent la plupart des options (les armes) que vous sélectionnez.

lethalxcess04Meilleur techniquement que Wings of Death (qui était excellent), Lethal Xcess ne parvient pourtant pas à nous faire oublier le premier opus et notamment son originalité. Certes les décors sont de la même trempe, quoiqu’un peu plus grossier à mon avis, mais le vaisseau que vous dirigez et certains ennemis, mécaniques à souhait, trahissent le petit côté fantasy de Wings of Death.

A jouer et à rejouer, Lethal Xcess est un excellent soft tout de même.

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