Z-Out – Amiga ECS/OCS – 1990

zout_titre
zout_n1Cela fait maintenant plusieurs jours que les téléscripteurs ne donnent plus aucune nouvelle de la mission spatiale envoyée au voisinage d’Alpha Centauri. Tous les télescopes terrestres sont tournés vers le groupement d’étoiles afin d’observer ce qui s’y passe, mais sans résultat.
Soudain, les téléscripteurs s’affolent et retransmettent le dernier message de la mission : « A l’aide. STOP.
Sommes attaqués par forme de vie inconnue. STOP.
Dégâts importants. STOP.
Plus d’espoir… . »
Le message est clair, la mission de reconnaissance a été détruite ; mais que faire !

zout_n2Toutes les forces militaires de la Terre sont rapidement mises en état d’alerte maximum, juste au cas où l’ennemi aurait connaissance de la position de notre planète et disposerait de la technologie pour faire le voyage.

Jusqu’au jour où plusieurs télescope détectent l’arrivée d’une gigantesque flotte ennemie se dirigeant vers la Terre à très grande vitesse.
Il faut faire très vite, on convoque à l’état major des mondes libres le meilleur pilote pour prendre part à la mission de l’ultime espoir ; ce pilote surdoué, c’est vous et vous allez devoir repousser l’ennemi à l’aide de la toute dernière arme, construite en secret depuis plusieurs années, un vaisseau ultra sophistiqué doté du dernier cri en matière d’armement évolutif.

Vous êtes le dernier espoir de notre planète, l’humanité tout entière compte sur vous !

zout_n3Vous débutez le jeu avec comme seul arme votre canon à ions et vous allez devoir traverser six mondes surpeuplés d’ennemis dans le but d’éradiquer la reine alien (qui tient sur le dernier niveau en entier). Au fil de vos pérégrinations vous allez pouvoir augmenter votre armement en intégrant la technologie de certains des aliens que vous aurez anéantis. C’est ça « le dernier cri en matière d’armement évolutif ». Tout d’abord, vous pourrez récolter des bonus pour remplacer votre arme principale par le double tir oblique rebondisseur ou le tir à flammes rampantes (qui comme son nom l’indique est constitué de petites flammèches qui une fois collées aux murs suivent leur contour) ou encore le dégivreur impulsionnel à nappes fluidifiées et j’en passe.

zout_n4Notez que si vous appuyez sur le bouton de tir de manière prolongée, au bout d’un certain temps vous entendrez un bruit électrique vous indiquant que vous pouvez déclencher un tir concentré surpuissant; pour cela, il vous suffira de relâcher le bouton de tir. Pour vous protéger des tirs ennemis, vous pourrez récupérer un bouclier blindé (drône) qui viendra se placer devant votre vaisseau et que vous pourrez envoyer vers l’avant (par une simple pression sur la barre d’espacement) pour qu’il se fixe sur la tronche d’un ennemi. Enfin, vous aurez encore la possibilité de récolter deux satellites blindés qui se positionneront au dessus et en dessous de votre vaisseau, que vous pourrez placer à votre guise à l’aide des touches directionnelles.

zout_n51C’est en 1990 que Z-Out pointe le bout de son nez sur Amiga et quelque temps après sur Atari ST. Développé par Advantec et distribué par Rainbow Arts, il reprend le système d’armement qui a fait le succès de R-Type.

icone_graphismesProposant un univers graphique beaucoup plus riche. On remarquera notamment la beauté du niveau cinq qui s’inspire de l’univers du film Alien, lui même inspiré des oeuvres remarquable de feu H. R. Giger, peintre suisse au talent inimitable.

icone_sonLe jeu bénéficie lors de sa présentation du talent musical de l’éternel Chris Huelsbeck (encore lui !), qui nous gratifie d’une musique de toute beauté. La musique du jeu qu’en à elle, n’est pas du maître mais de Rudolf Stember et est d’excellente facture.

zout_n52icone_techniqueEn ce qui concerne l’animation, les sprites bougent bien et le scrolling est parfait. On pourra juste regretter l’absence de parallaxe au fond (en effet le fond défile à la même vitesse que le reste du décor). En fait, on a droit à cinq parallaxes dans le dernier niveau, Mais pas de quoi s’extasier.

icone_difficulteLa difficulté est progressive, mais devient très vite très élevée et peut gâcher un peu le plaisir de jouer.

Pour résumer, Z-Out est un shoot’em up horizontal d’excellente facture, superbement animé, affichant des graphismes remarquablement inspirés sur fond de musiques rythmées. Une pépite vidéo-ludique au challenge corsé dont l’Amiga a souvent eu la primeure.

À noter également qu’entre 2008 et 2011 j’ai développé un remake de Z-Out, doté des quatre premiers niveaux avec les parallaxes qui me manquaient tant et proposant des musiques remixées, son nom ? Last-Out... son développement a repris début 2016 avec une béta proposant de s’essayer au mythique niveau 5 gigeresque. Le niveau 6 est en cours de développement et une version finale devrait sortir courant 2018.

Le saviez-vous ?

  • Le jeu fut développé sous le nom de code Wargate.
  • Le titre Z-Out fut choisi pour faire croire à une suite de X-Out, mais ce n’est que commercial, les deux jeux n’ayant rien à voir.

Publicités

Starstruck – Amiga AGA – 2006

Élue meilleure démo à l’Assembly 2006 dans la catégorie combined demo regroupant Amiga, PC et Mac, Starstruck de The Black Lotus est une démo AGA qui fait rudement plaisir aux yeux et aux oreilles. À savourer sans modération…

https://www.youtube.com/watch?v=RPdB_zdyMbM

Code : Erique, Kalms, Rej, Rubberduck
Musique : Blaizer
Graphismes : Duffe, Louie, Tudor
Textes : Kalms

Turrican – Amiga ECS/OCS – 1990

turrican_titreSurgissant du fin fond des ténèbres, l’incarnation du mal est de retour.

Il se nomme Morgul, maître de toutes les craintes et cauchemars de l’humanité.

Alors que le monde tremble, un guerrier solitaire se dresse – son nom est Turrican…

turrican_02

Le fameux Turrican, l’inconscient qui se dresse contre les hordes purulentes de Morgul… c’est vous.

Alors, revêtu de votre armure quasi indestructible, vous vous ruez dans la bataille, tel un fou avide du sang de ces monstres. Évidemment, vous n’allez pas vous battre à mains nues, car vous disposez d’un fusil mitrailleur capable de tirer soit un plasma multiple, soit un laser. Arrêtez-vous et restez appuyé sur le bouton feu pour déclencher votre lance flamme orientable, arme au fort pouvoir de destruction, mais qui vous oblige à rester immobile et donc à la merci des plus fourbes de vos assaillants.

turrican_04Récoltez des options spéciales afin de déclencher quand vous le désirez des attaques massives surprenantes (fronts enflammées, mines, etc…). Si votre barre d’énergie descend trop bas, vous serez content de trouver sur votre route de l’énergie ou un bouclier pour être invulnérable. Bien entendu, comme dans tout shoot qui se respecte, vous pourrez de temps en temps mettre la main sur des vies supplémentaires afin de prolonger le plaisir de jeu.

Les plus gourmands se rueront avec avidité sur les diamants et surtout sur les cristaux qui remplissent quelques fois entièrement des salles secrètes.

turrican_08Développé par Factor 5 et distribué par Rainbow Arts, Turrican sort en 1990 sur Amiga.

Premier épisode d’une des séries les plus connues et apréciées sur notre machine préférée, Turrican n’est pas le moindre.

icone_graphismesCertes, le jeu manque un peu de couleur, mais les graphismes sont extrêmement fins et rendent merveilleusement bien. Tantôt high-tech, tantôt gigeresque, les décors sont toujours convaincants et nous plongent dans l’horreur de mondes hostiles où la proie, c’est vous.

turrican_11icone_techniqueCôté animation, rien à redire, sinon que ça bouge très bien. Que ce soient les sprites qui virevoltent ou les décors qui scrollent dans toutes les directions, c’est du tout bon.

icone_sonLes musiques de Chris Huëlsbeck sont splendides, comme d’habitude et collent parfaitement à l’ambiance. Dans le niveau gigeresque, la musique s’arrête et fait place à des bruitages oppressants qui mettent mal à l’aise. Le reste des bruitages sont convaincants.

icone_maniabiliteLa maniabilité est excellente et votre personnage répond à toutes les sollicitations.

icone_difficulteLa difficulté est très élevée, tant les pièges sont partout et les mondes labyrinthesques.

turrican_06Au final, Turrican est un shoot d’une qualité exceptionnelle, précurseur d’une série époustouflante. Graphiquement agréable, musicalement formidable, à l’ambiance oppressante et à l’animation sans faille, Turrican se distingue par une maniabilité au poil, mais une difficulté élevée qui en refroidira plus d’un…

Le saviez-vous ?

  • Turrican vient d’un nom italien « Turricano » que Manfred Trenz, le papa du jeu, a trouvé dans un annuaire de Düsseldorf.
  • Le dessin sur la boîte fut créé par Celal Kandemiroglu.
  • L’image titre de Turrican est inspirée de la pochette de l’album Kings of Metal du groupe Manowar.

Love – Virtual Dreams & Fairlight – Amiga AGA – 1994

Ma démo préférée sur Amiga 1200, superbes effets et musiques inoubliables de Jogeir Liljedahl. 1ère à la South Sealand 94 à Vordingborg au Danemark. Enjoy…

http://www.youtube.com/watch?v=stYhAU6YnUc

Code : Dr. Skull
Graphismes : Angel Dawn (Fairlight Logo), Alien, Jaco, Kerberos
Musiques : Maniac (Jogeir Liljedahl) (aka Jogeir) (Razor 1911)

Shadow of the Beast II – Amiga ECS/OCS – 1990

Après avoir triomphé de vos anciens maîtres, vous êtes retourné dans votre village d’origine, où les anciens ont usé de leur science pour vous rendre votre véritable aspect. Après de tendres retrouvailles, vous, votre soeur et son enfant êtes partis vous installer à la frontière du pays, pour y débuter une nouvelle vie. Mais voilà, les démons sont revanchards et lâches; aussi pour vous atteindre, Maletoth a envoyé son bras droit, Zelek, afin qu’il kidnappe l’enfant de votre soeur pendant votre absence. A votre retour, vous la découvrez étendue sur le sol, blessée. Pendant que vous la soignez, elle vous explique ce qui s’est passé; vous décidez alors de partir à la recherche de l’enfant et de vous débarrasser une bonne fois pour toute de Maletoth et de sa horde.

beast2_01Vous dirigez toujours Aarbron, mais celui-ci a retrouvé son apparence humaine. Vous pouvez courir, sauter, lancer votre masse d’arme et vous avez accès à votre inventaire. Ce dernier élément constitue d’ailleurs une des nouveautés du jeu; rappelez-vous dans le premier épisode, les objets que vous récoltiez sur votre passage n’étaient pas accessibles. Vous pouvez maintenant les choisir grâce aux touches de fonction, les utiliser avec le bouton de votre joystick ou les offrir en appuyant sur la touche « o » pour offer (offrir). Le côté aventure du jeu étant donc beaucoup plus développé, vous pouvez également parler à certains protagonistes en appuyant sur la touche « a » pour ask (demander) et en écrivant quelques mots simples. Le personnage est cette fois-ci beaucoup plus maniable, mais il est toujours aussi difficile d’éviter les ennemis que vous n’avez pas le temps de tuer, aussi les potions d’énergie seront des objets très prisés.
N’oubliez pas de ramasser les pièces disséminés sur votre chemin, vous en aurez besoin vers la fin du jeu.

beast2_05Avouons-le, le scénario de cet épisode est beaucoup plus pauvre que celui du premier opus. La couleur est annoncée, Reflection ne compte pas révolutionner le genre, mais propose une simple suite du hit que fut Shadow of the Beast, avec un côté aventure un peu plus approfondi.

icone_graphismesLes graphismes, quoiqu’un peu ternes (en 32 couleurs tout de même sur Amiga), sont d’excellentes qualités et reprennent bien l’ambiance déjà utilisée dans la première partie. Le seul point noir étant, selon moi, à attribuer au look de certains monstres et à l’animation globale de tous les personnages (sauf du héros), enfin rien de bien méchant

beast2_16icone_sonLes musiques quand à elles sont toutes très bien rythmées et très entraînantes, elles proposent une ambiance légèrement tribale et collent vraiment bien au jeu. De plus, elles évoluent au rythme de l’action et contribuent donc grandement à l’impact de certaines scènes. Côté bruitage, pas grand chose à redire, si ce n’est qu’ils sont de bonne facture.

Globalement, Shadow of the Beast II est un excellent soft un peu dur peut-être qui, s’il ne parvient pas à surpasser son aîné graphiquement, propose une aventure tout à fait intéressante (même si elle est linéaire) et avec un bien meilleur gameplay.

Le saviez-vous ?

  • Shadow of the Beast II a été édité sur Atari ST, FM Towns, Megadrive/Genesis et SEGA CD.
  • Le jeu fut sous-titré au Japon Jūshin no Jubaku soit littéralement L’ensorcellement du Seigneur Bête.
  • La musique de la séquence de Game Over est tirée d’une musique de la série Miami Vice – Deux Flics à Miami (S5E1).

Leander – Amiga ECS/OCS – 1991

imageThanatos reste tapi dans sa tanière, se vautrant dans la force vitale, source de puissance, qu’il tire de la Princesse Lucanna. Celle-ci est en train de mourir, prisonnière de la Sphère de Déplétion car ses forces seront bientôt épuisées.Pendant ce temps, Leander, le Capitaine de la garde, s’agenouille devant son maître et lui demande conseil; il s’entend répondre : « La princesse est la balance entre le bien et le mal. Si elle meurt, le bien disparaîtra et le mal submergera le royaume ».

Au fur et à mesure que le pouvoir de Thanatos augmente, le monde succombe sous son étreinte maléfique; Leander doit maintenant faire face et surmonter des dangers pires que ceux qui hantent ses cauchemars les plus noirs, avant de pouvoir libérer la princesse et sauver le royaume…

Leander parviendra-t-il à la Sphère maléfique ?

imageimage« Bon, ben, quand faut y aller, faut y aller ! » C’est à peu de chose près ce que vous vous dîtes juste avant de partir affronter votre destin.

C’est donc peu sûr de vous que vous faîtes vos premiers pas sur la route semées d’embûches qui vous mènera, si tout va bien, devant Thanatos le Maudit. Pour y parvenir, vous devrez parcourir trois mondes splendides mais mortels, composés de sept niveaux chacun.

Dans chacun de ces niveaux, vous devrez partir en quête d’un objet magique afin d’ouvrir la porte sacrée qui mène au niveau suivant. Apparemment rien de plus simple, sauf que les niveaux sont truffés de pièges mortels, hantés par des cohortes de sbires de Thanatos et sont pour la plupart gigantesques (comme si ça ne suffisait pas !).

imageFaut reconnaître qu’on vous aide un peu aussi, car si vous cherchez bien, vous tomberez peut-être sur un magasin paumé en pleine cambrousse, dans lequel une charmante vendeuse vous fera des prix sur les dernières armes et armures à la mode. Alors, pensez bien à récolter toutes les piécettes que laisseront tomber vos ennemis en mourant.

Sauf que vaut mieux ne pas se pointer dans son échoppe les poches à moitié pleine, car les armes les plus efficaces sont à des prix exorbitants. Autant dire qu’il ne faut pas compter vous les offrir dès les premiers niveaux.

imagePour vous protéger des attaques ennemies ou de leur simple contact, vous avez emporté une armure qui change de couleur à chaque blessure. Pour augmenter son pouvoir protecteur, il faudra vous ruer sur les « Fioles Magiques ». N’oubliez pas non plus de ramasser des « Bombes Runiques », ça peut servir, au cas où vous veniez à collecter un « Mauvais Sort » qui convoque automatiquement un croque-mitaine furieux… Bon, y’a aussi quelques vies à récupérer et puis vous pouvez concentrer vos pouvoir pour lancer des attaques fulgurantes, mais je ne vous en dis pas plus, je vous laisse découvrir par vous-même…

Récapitulons donc, Leander, c’est vingt-et-un niveaux qui vont de assez gros à très gros, pleins de monstres qui se régénèrent assez vite, des « boum-j’t’attrape » qui font mal au fion et de bons gros boss, dont certains qui vous tueront au moindre contact…

… bonne chance !

imageDéveloppé par The Travellers Tales et distribué par Psygnosis, Leander sort en 1991 sur Amiga.

Vous l’aurez donc compris, dans Leander, vous êtes dans une merde noire, mais ne croyez pas une seule seconde que je vais pleurer sur votre misérable sort, car Leander c’est aussi :

  • Un jeu aux graphismes sublimes et à l’animation irréprochable.
  • Des musiques super entraînantes ou des bruitages d’une qualité époustouflantes, au choix.
  • Un jeu de plateformes / aventure où il vous faudra récolter avidement la moindre piécette pour pouvoir acheter des armes mythiques.

imageMais, malheureusement pour vous, Leander, c’est aussi :

  • De grands niveaux qui grouillent de monstres coriaces et de pièges vicelards.
  • Un héros qui a tendance à glisser en fin de course.
  • Un niveau de difficulté rarement atteint dans un jeu Amiga.

Alors, toujours partant ?

imageRécapitulons, servi par une réalisation hors paire, Leander est un petit joyau graphique aux musiques savoureuses. Difficile, voire très Difficile, Leander propose un challenge à la mesure des meilleurs d’entre vous. Serez-vous celui qui vaincra Thanatos sans utiliser les codes de triche ? Rien n’est moins sûr…

Le saviez-vous ?

  • Leander signifie « homme-lion » en grec.
  • On apprend à la fin du jeu qu’une suite du nom de Tigrander aurait dû voir le jour.

Agony – Amiga ECS/OCS – 1992

imageL’esprit d’Acanthopsis est apparu à Alestes et l’a chargé de rétablir la paix dans le monde en détruisant Mentor, ennemi juré de l’humanité. Ce dernier a pour ambition de s’approprier le parchemin d’Acanthopsis, révèlant ainsi le secret de la force cosmique et de la création du monde. Pour affronter son ennemi et sa horde, Alestes se transforme en un puissant hibou maîtrisant la magie et prend son envol.

imageAlors que le bruit caractéristique da la disquette s’insérant dans le lecteur résonne encore dans l’air, une musique mystérieuse et envoûtante le remplace dans votre esprit avec comme toile de fond des graphismes haute définition aux couleurs chatoyantes. Puis quelques mots finement ciselés s’impriment sur l’écran : Art & Magic, Psygnosis et Agony, ces mots ne tomberont pas dans l’oubli, quoi qu’il advienne. Un air de piano s’installe, sublime composition de Tim Wright, un régal pour les oreilles, un délice pour les tympans. Que votre « Agonie » commence…

imageVous incarnez Alestes après sa transformation en hibou. Vous devez vous frayer un chemin à travers six gigantesques niveaux totalement différents et faire face à des hordes d’ennemis prêt à vous empêcher de passer. Pour vous aider dans votre quête, vous disposez d’un tir principal en forme de boomerang possédant quatre niveaux de puissance et de deux satellites en forme d’épée. Sur votre route, vous aurez l’occasion de ramasser des parchemins magiques, vous donnant accès à des sorts que vous pourrez utiliser à tout moment du jeu (en appuyant sur la barre d’espace), vous faisant bénéficier soit d’une arme surpuissante, soit d’une protection supplémentaire.

imageDéveloppé par Art & Magic (composé en partie des programmeurs d’Unreal) et produit par Psygnosis (encore eux), Agony sort en 1991 sur Amiga.

icone_graphismesLe jeu vous propose de détruire des centaines d’ennemis à travers six mondes différents dont les graphismes sont agrémentés de centaines de couleurs. Superbement animé, les parallaxes glissent les unes sur les autres à la perfection, produisant un effet de profondeur rarement atteint dans un jeu Amiga.

icone_jouabiliteMême s’il n’est pas très rapide, le personnage répond parfaitement à vos solicitations.

imageicone_difficulteLa difficulté, progressive dans les trois premiers niveaux, devient vite pénalisante plus loin pour peu que l’on perde une vie et que l’on voit son arme retourner au premier niveau d’énergie. Même avec une arme à pleine puissance, dans les cinquième et sixième niveaux, les ennemis sont parfois tellement nombreux à l’écran et si coriaces, qu’il est quasiment impossible de les balayer tous. Une seule chose peut vous sauver : les sorts que vous récupérer sur votre chemin, qu’il est sage d’économiser et qu’il faut savoir utiliser au bont moment. Autre point noir, l’action est parfois confuse tant certains ennemis arborent les mêmes nuances de couleurs que l’arrière plan.

imageicone_sonLes musiques (comme d’habitude dans les jeux Psygnosis) sont magnifiques et rendent parfaitement compte de l’ambiance oppressante du jeu ; les bruitages quant à eux sont très sobres et n’apportent rien.

En bref, Agony est une petite merveille graphique et sonore, qui une nouvelle fois ne fait que repousser les limites de l’Amiga sans pour autant révolutionner le genre.


Le saviez-vous ?

  • Le groupe Dimmu Borgir a utilisé dans son album Stormblåst de 1996 les premières notes de la musique titre d’Agony sans créditer Tim Wright, son créateur. La musique en question s’intitule Sorgens Kammer et est de bonne facture. L’album sera réédité en 2005 avec une nouvelle version de la musique incriminéé intitulée Sorgens Kammer – Del II.
  • Une séquence d’intro animée était à l’origine prévue. Conçue et animée par Marc Albinet, cette intro ne sera pas retenue pour des raisons de place.
  • La chouette incarnée dans le jeu représente le logo de Psygnosis.