Turrican II – The Final Fight – Amiga ECS/OCS – 1991

turrican2_titreLa date est 3025 AD.

Depuis des décennies, les Forces des Planètes Unies pour la Liberté (F.P.U.L.) font régner la paix, la liberté et la loi dans la galaxie Aldebaraan 42.

turrican2_01Pendant ce temps l’Avalon 1, vaisseaux des Planètes Unies, dérive à travers les limbes de l’univers connu et le Colonel Ardon C. Striker et son équipage se préparent à franchir le passage qui les mènera aux frontières de la galaxie : « Mes amis, nous sommes sur le point de repousser les limites de nos connaissances ; nous naviguerons bientôt à travers les dimensions inconnues de l’infini. Je sais que nous avons tous nos propres craintes, cependant, nous sommes les seuls membres de la F.P.U.L. qui aient une chance de finir la mission. Nous sommes les meilleurs qui existent. »

turrican2_05Soudain, en moins d’une nanoseconde, un énorme vaisseau de guerre se matérialise à proximité de l’Avalon 1 et neutralise ses systèmes de défense. Le son d’une explosion se propage dans tout le vaisseau et des mutants se déversent à travers la brèche. L’équipage lutte désespérément pour sauver le vaisseau mais échoue et seul Bren McGuire survit à l’assault. Quand il est certain que les agresseurs se sont retirés, il se précipite vers la sale d’équipement. Là, il voit la nouvelle combinaison de combat Turrican, construite à partir des technologies les plus avancées. Alors qu’il l’enfile, un dernier cri sort de sa bouche : « Vengeance !!!! ».

turrican2_08Turrican 2 débute à la surface de la planète ennemie. Comme dans l’épisode un, vous pouvez sauter, courrir, tirer dans toutes les directions.

Pour détruire vos ennemis, vous disposez d’un armement conséquent : le Multiple, arme de base, qui après avoir pris deux bonus identiques permet de balayer l’écran devant soi, le Laser qui comme son nom l’indique est un laser puissant qui vous demandera d’être plus précis dans vos tirs et le Melt, permettant de tirer des boules de plasma qui rebondissent sur les parois puis se divisent en plus petites boules. Les bonus d’armement sont soit détenus par de petits robots cyclopes, soit sont enfermés dans des blocs bonus, invisible en premier lieu et qui n’apparaîssent qu’une fois que vous aurez tiré dedans. Ces blocs renferment des options d’armement, mais aussi des armes spéciales.

turrican2_10Ainsi, pour vous aider, quand par exemple il y a trop d’ennemis à l’écran, vous pouvez faire appel à un double mur de flamme blanche, accessible grâce à la barre d’espace, qui jaillira de part et d’autre de votre Turrican et balaiera la zone de jeu. En vous accroupissant et en appuyant toujours sur espace, vous pourrez vous transformer en scie circulaire, bien utile pour atteindre des options apparemment inaccessibles ou pour découvrir les passages secret cachés dans certains murs. Dans les situations les plus désespérées, vous pourrez faire appel au mode Devastation de votre combinaison de combat en appuyant simultanément sur feu et sur la barre d’espace et dans ce cas, l’écran se bloquera et vous vous changerez cette fois en scie circulaire folle, zigzaguant dans tous les sens, larguant des bombes et des fronts enflammés à tout va.

turrican2_14Développé par Factor 5 et produit par Rainbow Arts, Turrican 2 sort en 1991 sur Amiga.

Fort du succés du premier épisode, la même équipe de développement nous propose un jeu aux graphismes plus soignés et à l’action plus intense encore.

icone_graphismesEn effet, Turrican 2 est beau , il affiche des couleurs particulièrement bien choisies et propose un magnifique dégradé en fond.

icone_techniqueLe scrolling est quant à lui un modèle du genre. D’une réactivité à toute épreuve, il gère aisèment le défilement des parallaxes et dans les quelques niveaux de shoot’em up, le résultat est magnifique.

turrican2_15icone_jouabiliteL’animation du personnage est un des points forts du jeu, car vous avez la sensation de tout pouvoir faire avec votre Turrican. Il court vite, saute haut et peut modifier la course de son saut à tout moment.

icone_sonCôté son, les musiques sont de toute beauté et sont composées par Chris Huelsbeck, utilisant la technologie sept voix qu’il a développé avec Jochen Hippel, son homologue ST. Ces mélodies sont d’une telle qualité, qu’elles vous troteront dans le crâne un petit moment.
Les bruitages sont de bonnes facture…

turrican2_17Au final, Turrican 2 est un soft a posséder de toute urgence car il est sans conteste le meilleur shoot’em up / plateforme que cette bécane ait accueilli. Ce jeu a tout pour lui, des graphismes extrêmement agréables, des musiques d’une qualité remarquable et bénéficie d’une jouabilité à toute épreuve. La difficulté ne vient pas ternir le tableau car elle est progressive et devrait permettre aux meilleurs d’entre vous d’atteindre la fin sans triche d’aucune sorte. A vous de jouer…

Le saviez-vous ?

  • Lors du lancement du jeu à Cologne, tant de personnes tentèrent d’obtenir une des 900 copies qu’il y eut deux blessés.
  • 30000 copies du jeu furent vendues.
  • Le jeu compte 1500 écrans soit 300 de plus que le premier.

Publicités

Turrican – Amiga ECS/OCS – 1990

turrican_titreSurgissant du fin fond des ténèbres, l’incarnation du mal est de retour.

Il se nomme Morgul, maître de toutes les craintes et cauchemars de l’humanité.

Alors que le monde tremble, un guerrier solitaire se dresse – son nom est Turrican…

turrican_02

Le fameux Turrican, l’inconscient qui se dresse contre les hordes purulentes de Morgul… c’est vous.

Alors, revêtu de votre armure quasi indestructible, vous vous ruez dans la bataille, tel un fou avide du sang de ces monstres. Évidemment, vous n’allez pas vous battre à mains nues, car vous disposez d’un fusil mitrailleur capable de tirer soit un plasma multiple, soit un laser. Arrêtez-vous et restez appuyé sur le bouton feu pour déclencher votre lance flamme orientable, arme au fort pouvoir de destruction, mais qui vous oblige à rester immobile et donc à la merci des plus fourbes de vos assaillants.

turrican_04Récoltez des options spéciales afin de déclencher quand vous le désirez des attaques massives surprenantes (fronts enflammées, mines, etc…). Si votre barre d’énergie descend trop bas, vous serez content de trouver sur votre route de l’énergie ou un bouclier pour être invulnérable. Bien entendu, comme dans tout shoot qui se respecte, vous pourrez de temps en temps mettre la main sur des vies supplémentaires afin de prolonger le plaisir de jeu.

Les plus gourmands se rueront avec avidité sur les diamants et surtout sur les cristaux qui remplissent quelques fois entièrement des salles secrètes.

turrican_08Développé par Factor 5 et distribué par Rainbow Arts, Turrican sort en 1990 sur Amiga.

Premier épisode d’une des séries les plus connues et apréciées sur notre machine préférée, Turrican n’est pas le moindre.

icone_graphismesCertes, le jeu manque un peu de couleur, mais les graphismes sont extrêmement fins et rendent merveilleusement bien. Tantôt high-tech, tantôt gigeresque, les décors sont toujours convaincants et nous plongent dans l’horreur de mondes hostiles où la proie, c’est vous.

turrican_11icone_techniqueCôté animation, rien à redire, sinon que ça bouge très bien. Que ce soient les sprites qui virevoltent ou les décors qui scrollent dans toutes les directions, c’est du tout bon.

icone_sonLes musiques de Chris Huëlsbeck sont splendides, comme d’habitude et collent parfaitement à l’ambiance. Dans le niveau gigeresque, la musique s’arrête et fait place à des bruitages oppressants qui mettent mal à l’aise. Le reste des bruitages sont convaincants.

icone_maniabiliteLa maniabilité est excellente et votre personnage répond à toutes les sollicitations.

icone_difficulteLa difficulté est très élevée, tant les pièges sont partout et les mondes labyrinthesques.

turrican_06Au final, Turrican est un shoot d’une qualité exceptionnelle, précurseur d’une série époustouflante. Graphiquement agréable, musicalement formidable, à l’ambiance oppressante et à l’animation sans faille, Turrican se distingue par une maniabilité au poil, mais une difficulté élevée qui en refroidira plus d’un…

Le saviez-vous ?

  • Turrican vient d’un nom italien « Turricano » que Manfred Trenz, le papa du jeu, a trouvé dans un annuaire de Düsseldorf.
  • Le dessin sur la boîte fut créé par Celal Kandemiroglu.
  • L’image titre de Turrican est inspirée de la pochette de l’album Kings of Metal du groupe Manowar.

Denaris – Amiga OCS – 1989


denaris_01L’Homme a toujours été victime de sa propre intelligence et de son insatiable soif de connaissance. La planète Dénaris en est un exemple terrifiant. Les savants ont créés des machines qui sont devenues si sophistiquées qu’elles n’eurent plus besoin de l’Homme et qu’elles instaurèrent alors le reigne de la tyrannie.

Le peuple Dénarien essaya en vain de détruire les machines avec un puissant missile ballistique mais des cendres de la guerre nucléaire, ces machines se levèrent – plus puissantes que jamais.

Les Dénariens, coincés dans une forteresse souterraine, n’ont pour seul espoir de liberté que l’Eagle Fighter DS-H75, un planeur spatial ultra-sophistiqué…

Aux comandes de votre Eagle Fighter DS-H75 dont vous n’avez jamais été fichu de prononcer le nom, vous partez à l’assault des machines qui menacent la vie sur Denaris.
C’est bizarre, mais la première fois que vous avez vu votre vaisseau de combat, il vous a tout de suite rappelé un autre vaisseau que vous pilotiez à l’époque de la guerre contre l’Empire Bydo. Pourtant, vous trouvez cette idée saugrenue puisque son cockpit n’est même pas bleu, il est juste vert. N’en parlons plus…
Vous vous enfoncez donc comme un dingue au coeur des lignes ennemies et vous devez faire face à un déluge de feu et d’acier. Votre mission : vous frayer un chemin à travers les six mondes gigantesques qui vous séparent du cerveau central, chef des assaillants mécaniques.

Dur, dur, heureusement que sur votre route vous pourrez récupérer des options d’armement bien sympathiques, qui vous permettrons de rendre votre engin au cockpit vert (mais quelle idée, pourquoi vert ?) un peu plus maniable et plus destructeur que jamais.
Pourquoi ne pas lui adjoindre un drône protecteur (que vous pourrez projeter vers l’avant en concentrant votre tir) et deux satellites, si le coeur vous en dit; avec ça, vous devriez vous sentir un peu plus en sureté.
Si votre drône vous encombre, vous pourrez collecter une option spéciale qui vous permettra de vous en débarrasser et à ce moment-là, vous pourrez concentrer votre tir et libérer à volonté, une boule d’énergie dévastatrice qui fera vasciller vos adversaires. Evidemment, n’oubliez pas d’augmenter la vitesse de votre Eagle Fighter DS-Machin en récupérant l’option adéquate et munissez-vous de laser rebondisseurs efficaces qui surprendront vos ennemis. Lorsque vous aurez récupéré les bombes à tête chercheuse, il ne vous restera plus qu’à vous équiper d’un tir plasmique vert surpuissant et pourquoi pas de l’améliorer.

Si avec tout ça vous ne vous en sortez pas, c’est que… vous êtes un joueur tout ce qu’il y a de plus normal, pas un mutant aux réflexes démentielles, pourvu de plus d’yeux et de doigts qu’il est de bon goût de posséder…

Développé par Factor 5 et distribué par Rainbow Arts, Denaris sort en 1989 sur Amiga.

Pour ceux qui n’auraient jamais jouer à un shmup de leur vie, Denaris est ce que l’on appelle un shoot them up à scrolling horizontal. Mais c’est aussi un pur clone de R-Type, référence du genre. D’ailleurs, avant de s’appeler Denaris, Denaris s’appelait Katakis (Euh… vous suivez toujours ?) et ressemblait encore plus à R-Type que jamais, mais ça, évidemment, ça n’a pas plus aux gars d’Activision qui s’étaient payés la licence de R-Type. Alors les mecs ont tappés du poing sur la table, et les gus de Factor 5 ont pris peur et ils ont retiré Katakis de la vente. Puis quand l’orage fut passé (et accessoirement, après s’être chargés eux-mêmes de la conversion de R-Type), bah, s’est tout naturellement qu’ils sont revenus avec un Katakis remanié, qu’ils ont gentillement appelé Denaris. Oups ! Y’a plus personne… 😦

Bon alors, pour en revenir au jeu qui nous intéresse, Denaris est un excellent shoot, qui fait honneur au genre sur Amiga…

Graphiquement, c’est vrai que ce n’est pas glorieux, mais disons que pour l’époque, ça reste honnête.

En tout cas, ça bouge super bien. Le scrolling est fluide, comme j’aime le dire.

L’environnement sonore est aussi honnête que les graphismes le sont. Sobre, les bruitages sont parfois convaincants. Rare, la musique n’est pas déplaisante.

Côté animation, c’est du tout bon, c’est d’ailleurs le point fort du jeu. Tout bouge bien, ça pête dans tous les sens et vous, au beau milieu de tout ce bordel, vous tirez votre épingle du jeu en faisant faire des cabrioles à votre Eagle Fighter DS-Bidule.

Bon, par contre, c’est un peu dur. Et même très dur parfois, mais bon, vous avez l’habitude sur Amiga.

En résumé, Denaris est un excellent petit shoot’em up qui, s’il ne brille pas particulièrement par sa réalisation graphique et sonore, tient très bien la route côté maniabilité et propose un challenge de taille.

B.C. Kid – Amiga ECS/OCS – 1992

bckid_00Dans BC Kid, y’a pas d’histoire mais on s’en cogne, car le jeu en lui-même s’en passe très bien. Imaginez un gamin de la préhistoire avec une tête suffisamment surdimensionnée pour donner des coups de boule monstrueux. Ce même gamin, adepte de violence frontale décide de déambuler sur son territoire pour se débarrasser de la racaille préhistorique qui y pullule depuis maintenant trop longtemps. Vous incarnez donc ce gamin et vous partez en guerre à travers cinq mondes surpeuplés où la violence est légion et où la seule réponse à cette violence est l’ultra-violence. Balancez des coups de tronche ou bondissez pour retomber sur vos ennemis en utilisant la méthode bien connue du marteau-piqueur capillaire, quelque soit votre choix, mettez-leurs en plein la tête; vous êtes armé pour ça…

bckid_02Sur votre route, vous rencontrerez des fleurs rouges qui, une fois que vous aurez bondi dessus, libérerons des fruits requinquant ou des viandes à la sauce piquante , qui ont le don de vous mettre en rogne. Si le petit morceau de bidoche vous permet de figer vos ennemis en frappant le sol de votre tête, en prendre un second ou récupérer le maxi morceau de barbac vous rendra invulnérable pendant un temps.

Lors de vos altercations avec la faune, vous aurez quelques fois l’opportunité de récupérer des perles bonus qui vous rapporteront un maximum de points en fin de monde.

Comme dans tout bon jeu de plateformes qui se respecte, chaque fin de monde est gardée par un bon gros boss qui bizarrement semble être sous une influence néfaste. A vous de leur rendre leurs esprits en cognant sur leur crâne…

bckid_05Développé par Factor 5 et produit par Hudson Soft et Ubi Soft, BC Kid sort en 1992 sur Amiga.

Conversion du titre phare de Hewson sur PC Engine, BC Kid est ce que l’on peut appeler un bon petit jeu bien sympathique à la réalisation hyper soignée… Factor 5 oblige.

Graphiquement, le jeu tient très bien la route en proposant un design accrocheur et savamment coloré, accompagné d’un magnifique dégradé en fond. Les informations de jeu sont incrustées à l’écran et ainsi, ne nuisent nullement à la taille de la fenêtre graphique.

Musicalement parlant, le titre de Factor 5 est accrocheur, avec ces musiques très bien orchestrées et ces bruitages convaincants, le tout soutenu par la technologie sept voix de Jochen Hippel. Du tout bon…

bckid_08Côté animation et scrolling, rien à redire, l’ensemble bouge bien et parvient à convaincre du potentiel du jeu.

Niveau maniabilité, par contre, ce n’est pas parfait et vous pesterez, j’en suis sûr, contre le saut du gamin, souvent pas au poil, qui vous mettra bien souvent dans des situations désespérées. Évidemment, la jouabilité s’en ressent et rend le jeu un poil corsé dès le milieu du premier monde.

Vous l’aurez compris, BC kid est un excellent jeu réalisé de main de maître par les pontes de chez Factor 5 et qui, malgré une maniabilité perfectible, vous fera passer de très bons moments en compagnie du gamin préhistorique.

Turrican 3 – Amiga ECS/OCS – 1993

turrican3_titreLes siècles ont passés depuis que l’humanité a entendue parler de la Machine pour la dernière fois. Mais aujourd’hui, après plusieurs générations de liberté et de paix dans la galaxie, les forces maléfiques se rassemblent à nouveau. Dans un mouvement de terreur, la Machine détruit des douzaines de planètes et réduit en esclavage des centaines de peuples pacifiques.Leurs cris sont entendus jusqu’aux confins de la galaxie.
Seuls les courageux combattants appartenant aux Forces Unis de la Liberté sont capables de porter secours à ces âmes perdues. Menés par Bren McGuire, ces hommes combattent pour les innocents.turrican3_01 Lorsque Bren reçoit le dernier message d’une belle jeune fille criant au désespoir, il enfile sa combinaison de combat.Guerrier solitaire luttant contre les forces démoniaques de la Machine, Bren saute hors de son vaisseau pour faire face au challenge ultime.
turrican3_05Comme dans tout Turrican qui se respecte, vous débutez le jeu dans votre combinaison de combat.Pour détruire la Machine, vous allez devoir traverser cinq mondes différents : la manufacture, le dépôt innondé, la décharge, l’antre Alien et l’usine robotique. Pour vous frayer un passage à travers chacun de ces niveaux et éradiquer tous les sbires de la Machine, vous disposez d’un panel d’arme conséquent, variant en puissance : le classique tir multiple (Multiple), le non moins classique tir qui rebondit sur les parois (Rebound) et le laser (Laser) dont la forme et la couleur ont quelque peu changées depuis l’épisode précédent. Pour vous aider dans votre progression, vous pourrez récolter des bonus tels que le missile à tête chercheuse (Homing), le bouclier (Shield), la vie supplémentaire (One up) ou bien le coeur « requinqueur » (Power up). Tous ces bonus sont généralement enfermés dans des caisses qu’il vous suffit de « shooter » pour les libérer.

turrican3_07Comme dans tout Shoot’em up classique, vous rencontrerez à la fin de chaque niveau un boss plus ou moins imposant, qu’il vous faudra anihiler si vous voulez passer à l’étape suivante.

Dans cette épisode vous disposez d’un grappin que vous pouvez activer en étant immobile et en restant appuyé sur le bouton de tir et que vous pouvez diriger à votre convenance pour vous accrocher n’importe où et accéder à des plate-formes inaccessibles. Une fois accroché, vous pourrez vous balancer et vous libérer au moment opportun en restant appuyé sur le bouton feu. Notez bien que ce petit plus qui ajoute grandement à l’intérêt du jeu au niveau recherche, nous prive du canon à plasma orientable des deux épisodes précédents. Notez que vous avez toujours la possibilité de lancer un mur de flamme circulaire autour de vous en appuyant sur la barre d’espace ou sur le second bouton de votre joystick et de vous changer en roue en vous abaissant et en restant appuyé sur feu. Sous cette forme, qui dure un certain temps, vous serez invulnérable et vous pourrez déposer des mines.

Ah oui, dernière chose, n’oubliez pas de ramasser un maximum de cristaux, il peuvent rapporter gros en fin de niveaux où tout est comptabilisé…

turrican3_10Turrican 3 sort en 1993 sur Amiga. Toujours développé par Factor 5, il est une nouvelle fois distribué par Rainbow Arts.

Proposant un challenge un peu en dessous de Turrican 2, il ne se démarque pas non plus par son manque flagrant de couleurs (dans certains niveaux, les pastilles bonus sont tout simplement de la même couleur que le décors de la première parallaxe) et par son originalité; en effet, on retrouve un monde à la sauce Alien, toujours inspiré du style imprimé par le dessinateur H. R. Giger (comme dans les précédents opus et dans Z-Out).

Côté jouabilité, comme d’habitude il n’y a rien à redire ; votre Turrican bouge bien et peut se sortir de toutes les situations. Seul l’utilisation du grappin peut poser un petit problème au début mais on s’y fait très vite.

turrican3_12D’un point de vue technique, on notera la présence dans certains niveaux de parallaxes (de une à huit), qui comme d’habitude participent grandement à donner au jeu une profondeur très appréciable.

En ce qui concerne la musique, on retrouve au commande et pour la énième fois dans un jeu Amiga, le maître incontesté Chris Huelsbeck, qui nous propose des rythmes très entraînants. Côté bruitages, on retrouvera avec plaisir les voix digitalisés annonçant armes et bonus.

En bref, Turrican 3 est un bon soft, un peu en retrait par rapport à l’épisode deux, mais qui propose un challenge à la hauteur. Développé en commun avec la version Mégadrive, la version Amiga est graphiquement légèrement décevante.

Lire la suite

R-Type – Amiga OCS – 1989

rtype_01Au plus profond du cosmos se trouve l’ultime terreur…

… l’Empire Bydo – maléfique, horrible et mortel.

Dans les sombres confins de l’espace et du temps, ses terrifiantes créatures traversent le cosmos pour répandre la guerre sur la Terre. Une bataille désespérée est sur le point de débuter…

En tant que pilote d’un avion de combat R-9, c’est votre mission de réduire à néant ces monstres interstellaires en usant de toutes les armes à votre disposition. Seul votre talent fera la différence entre une brillante victoire et la fin de l’humanité…

rtype_02« J’en ai marre de sauver l’humanité d’une menace extra-terrestre venue des confins de l’espace », c’est en gros ce que vous vous dîtes à chaque fois que vous lisez le « scénario » d’un shoot’em up. Et vous avez bien raison, quelle rengaine ! Enfin… faîsons comme si de rien n’était et passons pour nous lancer dans l’aventure. Un peu de concentration et c’est parti !

rtype_04Le jeu débute dans le vide inter-sidéral et les premières vagues ennemies déboulent pour en découdre avec vous. Qu’à cela ne tienne, vous avez du répondant : un tir plasmique destructeur qui balaye en deux temps trois mouvements les zozos qui barrent votre route.

Déjà, vous détruisez une sonde robotique et récupérez dans ses débris une option bleu qui appelle un petit drône. Tout surpris, vous constatez joyeusement que le-dit drône est à votre charge et qu’il peut venir se coller devant ou derrière vous et que vous pouvez l’envoyer au devant de vos ennemis car il est indestructible. Ni une, ni deux, vous le rapatriez devant vous et en profitez pour vous en servir comme bouclier. Et vous faîtes bien, car l’opposition s’intensifie et depuis l’arrière des lignes ennemies, on vous envoie déjà des assaillants sévèrement burnés.

rtype_07Soit, dans un déluge de feu et d’acier hurlant, vous balayez leurs rangs, esquivez leurs charges et évitez leurs tirs. Bientôt, l’atmosphère change, la musique devenue habituelle s’interrompt pour être remplacer par des rythmes plus flippants, alors que devant vous se dresse le premier boss. Vous luttez comme un beau diable. Vous slalomez comme un dingue et le doigt crispé sur le bouton feu de votre manette, vous laissez la barre d’énergie de votre tir principal se remplir. L’instant suivant, vous vous avancez devant lui et prenant tous les risques, vous déclenchez sur son point faible la fureur dévastatrice, accumulée dans votre canon, flamme perforatrice, vous libérant de cette abjecte confrontation.

Vous êtes joyeux, mais vous feriez mieux de vous reprendre car vous ne venez que de finir le premier des huit stages que contient ce jeu. Ça rigole déjà moins, on dirait… Niark, niark !

rtype_09Développé par Factor 5 et produit par Activision, R-Type sort en 1989 sur Amiga.

Si vous avez lu mon dossier consacré aux Shmups sur Amiga, vous devez sans doute savoir que R-Type fut le titre qui révolutionna le genre, un beau matin de 1987 en Arcade. Deux ans, c’est ce qu’il aura fallu attendre pour voir débouler ce petit bijou sur Amiga. Et fort est de constater que l’attente ne fut pas vaine, car le résultat est à la hauteur de nos espérances.

rtype_11Graphiquement, si ce jeu a pris un petit coup de vieux et qu’il n’exploite pas les capacités de l’Amiga, il est une honnête adaptation de l’original et se pare tout de même de 32 couleurs, malheureusement sans parallaxes, mais fort d’un scrolling fluide.

L’animation de la faune et de votre vaisseau n’est pas en reste; aussi, votre R-9 se laisse contrôler tout seul. Un peu lent au début, ce qui est tout à fait normal, il n’exprimera son plein potentiel qu’après que vous ayez collecté une ou deux options accélératrices.

Les musiques, très loins d’être grandioses, reprennent bien les mélodies de la version Arcade, mais les bruitages sont plus que quelconques.

rtype_13Bon, par contre, R-Type est à classer au rayon des jeux très durs. Même si le premier stage peut se négocier sans trop de dégâts, vous apprendrez rapidement ce que le mot humilité signifie, tant certains passages par la suite sont délicats à négocier. On ne compte plus les phases labyrinthiques où, comme s’il ne suffisait pas de se mouvoir dans un environnement aux dimensions restreintes, vous devrez en plus affrontez ceux qui ont pris possession des lieux.

En résumé, la conversion Amiga de R-Type est d’excellente facture. Fort d’une animation à la hauteur dans des environnements de qualité, tout en restituant le challenge corsé de la version Arcade, R-Type sur Amiga est un must à posséder absolument, pas un joyau certes, mais un jeu suffisamment attractif pour vous tenir en haleine une paire de soirées…