Wings of Death – Amiga ECS/OCS – 1990

imageVous êtes Sagyr, un puissant magicien, et vous vous réveillez un matin avec une drôle de sensation : vous distinguez mal votre environnement, qu’il soit visuel ou auditif. Tout ce dont vous vous rappelez, c’est avoir distingué Xandrilia, votre pire ennemie, disparaissant à votre réveil, un sourire malsain sur les lèvres. Tant bien que mal vous vous approchez de votre miroir, vous cognant contre les meubles et découvrez avec stupeur que vous êtes maintenant une chauve-souris. Votre calme revenu, tout devient clair à vos yeux, vous devez poursuivre Xandrilia jusque dans son château et la détruire pour que le charme qu’elle vous a jeté s’évanouisse avec elle. Vous savez que votre tâche sera dure, mais heureusement pour vous, vous avez vos ailes, les Ailes de la Mort.

imageDans la peau de Sagyr, vous allez devoir traverser sept mondes différents : Le Château de Sagyr, La Jungle des Mutants, Le Marécage Fatal, Le Pays de Feux, Les Terres du Désespoir, Le Monde de Cristal et finalement Le Domaine de Xandrilia. Pour vous aider dans votre quête, vous trouverez sur votre route des sortilèges, laissés par les ennemis que vous aurez anéantis, et qui vous permettront de revêtir cinq apparences différentes : celle d’un dragon, d’une libellule, d’un aigle, d’un griffon et bien sur celle d’une chauve-souris. Sous chacune de ces formes, vous disposerez d’une arme spécifique que vous pourrez améliorer en cumulant les sortilèges de même nature (chaque arme possédant cinq niveaux de puissance).

imageEn collectant soigneusement d’autre sortilège, vous pourrez également améliorer votre vitesse (Speed), enclencher le tir automatique (Autofire), regagnez de l’énergie (Energy), une vie (Life) ou vous parer d’un bouclier (Shield). Il existe également deux autres armes, venant soutenir votre arme principale : le Chasseur (Hunter), qui comme son nom l’indique traquera un certain nombre d’ennemis pour les détruire et le Destructeur (Destroyer) qui gravitera autour de votre personnage, tout en annihilant tout ennemi rencontré sur son passage. Mais attention à ne pas collecter de têtes de mort (Ah ! Ah !), car vous apprendrez bien vite que leur effet et désastreux sur votre armement. La difficulté du jeu est progressive, mais si vous avez le malheur de perdre votre arme au cours d’un niveau, vous serez dans le pétrin.

imageDistribué par Thalion et développé par Eclipse Software, Wings Of Death est un shoot’em up sorti en 1990 sur Atari ST(e) et Amiga. Il fait parti des très rares jeux à proposer deux versions totalement identiques, non pas qu’il soit de réalisation médiocre (au contraire), mais cette fois-ci les programmeurs se sont donné la peine d’utiliser l’Atari (et notamment le STe) à fond. C’est suffisamment exceptionnel pour être souligné et c’est aussi une des raisons qui font que ce jeu est l’un de mes préférés.

imageTechniquement parlant la liste et longue et parle d’elle-même :

  • Plus de 95 sprites présents à l’écran simultanément.
  • Plus de 512 couleurs sur l’écran titre.
  • 32 couleurs pendant le jeu. Dialogues synthétiques.
  • Effets sonores numérisés.
  • Utilisation optimale du STe (le fameux Blitter).
  • 1 Mo de sons échantillonnés.
  • Plus de 1 Mo de graphismes.
  • Défilement ultra fluide.
  • Utilisation intelligente des capacités mémoires allant jusqu’à 4 Mo.

imageAu final, que dire de Wings of Death si ce n’est qu’il s’agit probablement de l’un des meilleurs shmups verticaux sur Amiga et tout simplement le meilleur sur Atari STe. Baigné dans un univers médiéval-fantastique fort sympatique, joliment dessiné par Erik Simon, Wings of Death s’anime sous les rythmes endiablés et inoubliables de Jochen Hippel. Bénéficiant d’une action effrénée, le jeu vous propose d’abattre des ennemis diversifiés et des boss à la pelle. Wings of Death est donc un jeu qui ravira les amateurs de shmups de la première heure et saura peut-être séduire les autres.

Pour la petite histoire, j’ai réalisé il y a quelques années un remake PC du nom de Blazing Wings, aussi, si ça vous intéresse, vous pouvez encore le télécharger ici.

Project X – Amiga ECS/OCS – 1992

Volez vers la planète Ryxx.

Localisez la forteresse.

Détruisez les aliens.

Franchissez les cavernes.

Repoussez la force Alien.

Vous prenez les commandes d’un vaisseau spatial pour anéantir l’empire Alien de la planète Ryxx. Pour arriver à vos fin, vous allez devoir traverser cinq mondes aux designs complètement différents (l’espace interplanétaire, la surface de Ryxx, la caverne de feu, les profondeurs liquides et la base de la force alienne) et affronter des hordes d’ennemies à chaque fois plus nombreuses.

Au départ du jeu vous pouvez choisir entre un des trois types de vaisseau qui vous sont proposés dans le menu Option; suivant votre humeur ou votre manière de jouer, vous avez la possibilité de piloter un vaisseau lourd à l’armement lourd, un vaisseau normal moyennement armé et un vaisseau très agile mais aux capacités de feu très inférieures. Pour augmenter votre puissance de feu, vous récoltez sur votre passage des bonus, laissés par certains gros ennemis ou lorsque vous anéantissez une vague entière de petits vaisseaux. Plus vous récoltez de bonus, plus vous pouvez sélectionner une option intéressante à l’aide de la barre d’espace (voir barre transparente située en bas de l’écran de jeu). Vous pourrez dans l’ordre choisir Speed pour augmenter la rapidité de votre vaisseau, Guns pour augmenter la puissance de votre tir de départ, Build pour …, Side Shot pour pouvoir tirer en dessous et au dessus, (Homing) Missile pour avoir jusqu’à trois missiles à tête chercheuse, Plasma pour remplacer Guns par un tir plasma vert bien puissant, Magma pour tirer des boules de magma en fusion (dévastatrices), Laser (Beam) pour tirer un laser et Stealth pour devenir invisible et donc invulnérable aux tirs ennemis pendant une trentaine de secondes. Lorsque l’option est au maximum, elle devient grise au niveau de la barre de sélection.

Comme dans tout bon shoot’em up, chaque fin de niveau et gardée par un « boss » plus ou moins bourrin et plus ou moins coriace. De plus entre chaque niveau vous devrez traversez un labyrinthe, votre vaiseau lancé à pleine vitesse. Si vous récoltez six bonus, vous gagnerez une vie à la fin.

Les vaisseaux à choisir sont les suivants :

  • Cruh II – Battle Class, le vaisseau de combat ultime.
  • Hyperion – Cruiser Class, un vaisseau bon dans tous les domaines.
  • Hunter MK7 – Scout Class, vaisseau très rapide et agile.

Développé par les gars géniaux de chez Team 17, à qui l’on doit les excellents Superfrog, Alien Breed ou encore Assassin, Project X sort en 1992 sur Amiga.

Techniquement parlant, Project X repousse les limites de l’Amiga en proposant un jeu se jouant en plein écran (334×281) avec des menus incrustés en transparence et une soixantaine de couleurs. Le tout étant parfaitement animé sous nos yeux ébahis.

Les graphismes sont dans la lignée de ceux des autres jeux de Team 17 (réalisés par Rico Holmes), c’est à dire très beaux et très soignés. Même si le premier niveau peut sembler un peu dépouillé, vide interplanétaire oblige, un soin tout particulier a été apporté aux décors des niveaux suivants, que ce soit dans leur architecture ou dans la finesse des textures.

Le jeu ne propose que deux musiques, celle de la page de présentation et celle des scores ; réalisée par le talentueux Allister Brimble, la première a un petit côté techno très bien foutu et qui met d’emblée dans l’ambiance. Pendant le jeu, il n’y a que des bruitages, qui sont d’excellente facture et qui sont agrémentés de voix digitalisées annonçant l’option que l’on vient de choisir ou nous rappelant que l’on peut choisir telle arme à tel moment. La voix nous avertit également lorsqu’un danger approche et quel est la conduite à tenir.

La jouabilité est bonne et, cerise sur le gâteau, suivant le type de vaisseau que vous choisissez au départ, celui-ci ne se comportera pas de la même manière suivant son poids ; même chose, quand vous évoluez dans l’eau, votre inertie sera la principale de vos préoccupations. Cette inertie propre aux shoots européens de cette époque en refroidira certains, mais une fois habitué, le vaissseau intermédiaire se révèle assez plaisant à contrôler.

La difficulté, quant à elle, semble progressive, mais dès le premier niveau on se rend vite compte que le challenge sera élevé et rien ne s’arrange si vous mourez lorsque la puissance de votre arme diminue.

En bref, Project X est un soft excellent : très beau et techniquement haut de gamme, il ravira les afficinados du genre. Seul petits bémols : son manque flagrant d’originalité (notamment pour les boss de fin de niveau, trop petits et pas bien beaux) et sa difficulté qui poussera le plus grand nombre à choisir l’invulnérabilité avant de commencer le jeu.

Le saviez-vous ?

  • La version « Special Edition » sortira un plus tard à prix budget à la demande du publique afin de proposer une version à la difficulté revue à la baisse, des stages plus courts et moins de changements de disques, une réussite soit dit en passant.
  • La voix digitalisée du jeu est celle de Christopher Brimble.

Steel Saviour – PC – 2004

steelsaviour_titre
steelsaviour_introDéveloppé par Atlanteq et édité par SR-71, Steel Saviour débarque sur PC sous forme de démo téléchargeable en France en août 2004. Jusque là, rien de bien vendeur, Atlanteq et SR-71… connais pas, Steel Saviour est un shoot’em up (réservé aux inconditionnels… comme moi) et pour couronner le tout, la démo fait la bagatelle de 228 Mo, ce qui signifie : « petites connexions, passez votre chemin ! Allez, circulez, y’a rien à voir ! ». Bon, je regarde vite fait les images que propose JeuxVidéo.com et là, mon sang ne fait qu’un tour… je suis pétrifié, mes yeux passent avidement d’une image à une autre, j’ai la chaire de poule…
steelsaviour_01Comment est-ce possible ?… en 2004… je croyais bien ne jamais revoir de tels screenshots, ni ne ressentir un tel engouement pour un jeu vidéo. Ni une, ni deux, je fais chauffer feu ma connexion haut-débit 1024 kbits/s et j’attends, la bave aux lèvres.
1781 secondes plus tard, c’est la délivrance, sitôt le téléchargement terminé, je double-clique frénétiquement sur l’icône, l’installation démarre. Arggggg ! Encore de l’attente ! Une minute plus tard, le jeu est installé et je n’en puis plus. Ma main tremble, alors je râte l’icône fraîchement installée sur mon bureau et je double-clique à côté. Nouveau Argggggg ! de frustration. Je réessaie, cette fois-ci, c’est bon, le jeu démarre… en fait non, on commence par me signaler que cette démo est limitée en nombre d’utilisations et en temps et que pour pouvoir dévérouiller la démo, je devrai m’affranchir d’un montant de 16 € HT. « Nous verrons c’la plus tard ! » et je clique comme un fou n’importe où… cette fois-ci, c’est sûr, le jeu démarre et la cinématique commence…Pour débutter comme il convient ce coup d’coeur consacré à Steel Saviour, permettez-moi de vous narrer dans les grandes lignes l’histoire du jeu prenant place devant mes yeux ébahis…
steelsaviour_02« Il fut un temps où l’humanité maîtrisait les éléments, le pouvoir de l’eau, la chaleur du feu, la pureté de l’énergie et la voix du vent. Elle se servit de ce pouvoir pour bâtir une civilisation, certes glorieuse mais insatiable. Aussi, il arriva un jour où les hommes, avides de nouvelles conquêtes, creusèrent la terre jusque dans ses entrailles et réveillèrent une chose qui n’était pas supposée être dérangée.
Dès ce jour disparurent les quatre éléments que les hommes étaient autrefois si fiers de maîtriser et leur règne s’effondra alors que leur race s’éteignait…
L’humanité s’est donc progressivement éteinte…
Tout ce qu’il reste aujourd’hui est un désert que brûle un soleil cruel, où les quelques survivants errent sans but et sans espoir. Tous, sauf un homme qui un jour découvre une machine ayant appartenu aux anciens, une créature volante faîtes d’acier qui le conduira jusqu’à un passage sous-terrain, où son aventure semble devoir commencer et les questions qui le hantent rapidement trouver leur réponse…« steelsaviour_03Côté scénario, pour un shoot’em up, on avait été habitué à pire, voire à rien du tout. Notez ici l’astucieuse analogie faîtes avec Le Seigneur Des Anneaux, où les nains de la Moria creusèrent trop profondément et avec trop d’avidité et réveillèrent leur propre fléau, un Balrog de Morgoth, un démon de l’ancien temps.
Le seul et unique espoir de cette humanité sur le déclin réside dans un homme qui s’accapare la technologie de ses ancêtres et tentent de découvrir le mystère de leur disparition.steelsaviour_04« Son périple le conduira dans un monde sous-terrain qui ne dort jamais, où les éléments, depuis longtemps disparus de la surface, bouilonnent intrépides et dangereux. Un monde où des créatures hostiles, fléaux des anciens, maîtrisent les technologies qu’ils leur ont volées. Déjà, avertis de sa présence, ils se ruent à l’attaque…« Le trip de la bête que l’on tire d’un long sommeil et qui se déchaîne pour nous anéantir est certes bien connu, mais toujours aussi efficace. Surtout que ça fait plaisir de ne pas être agressé pour la énième fois depuis les confins de l’univers par une race alien belliqueuse. Dans Steel Saviour, l’ennemi dormait depuis des lustres dans les entrailles de la Terre.
steelsaviour_05Comment ne pas être enthousiaste après un tel début bercé par une musique qui me donne la chaire de poule. Alors que le menu se dévoile sous mes yeux émerveillés, je ne réfléchi pas et je choisis « Start ». Les « Options » attendront, je dois vérifier par moi même le potentiel que j’ai cru déceler dans les images.
Fidèle à ma prudence habituelles, je choisis le niveau de difficulté le plus bas et cette fois, après un rapide résumé de la situation, c’est sûr le jeu commence.Comment décrire ce qui se joue sous mes yeux. Difficile de rester lucides, tant tout semble merveilleux. Commençons donc par les caractéristiques techniques de Steel Saviour. Que constatons-nous, la résolution graphique de 640×480 apparaît doublé à l’écran afin de remplir en plein écran mon moniteur 19 pouces. Les couleurs semblent inombrables et elles le sont effectivement, apparamment plus d’une centaine de milliers. Quatre parallaxes plein écran défilent magistralement et le monstre d’acier que je contrôle réagit au doigt et à l’oeil.steelsaviour_06« Tout à coup, la première vague d’assaillants déferle sur moi telle une marée lumineuse mue par sa haine de l’homme. Armé de mon maigre canon, je la balaye, mais une autre se prepare déjà dans l’ombre à déferler avec plus d’animosité et de violence…« Les vagues se succèdent, plus belles et plus dangereuses les unes que les autres. Leur anéantissement systématique rapporte des points et contribue à remplir une barre appelée « Combo » qui permet de rapporter des options sous forme de capsules colorées libérées par l’ennemi. Que diriez-vous d’augmenter votre puissance de feu, de récupérer une « Smart Bomb », qu’ici, sur Amiga Chapter.Two, on appelle également Pruneau Atomique, sorte de vague de lumière dévastatrice balayant les plus frêles ennemis et infligeant de sévères dégats aux plus coriaces. Vous avez perdu un de vos trois points de vie ? Qu’à cela ne tienne, récupérez une option d’énergie qui comblera ce déficite.

steelsaviour_08La beauté des décors me submerge à nouveau. Une chose est sûr, je suis déjà conquis par Steel Saviour et je sais déjà que je suis en train de jouer au shmup « old school » le plus réussi de tous les temps, et de loin.
Je continue, le pouce fermement appuyer sur le bouton de tir de ma manette, à canarder joyeusement tout ce qui ose se dresser devant moi. Tiens, je constate que je peux collecter des vagues de petits bonus me rapportant 500 points chacun. Avidement, je tente de n’en manquer aucun, ce qui s’avère être fort difficile… car déjà, des ennemis toujours plus beaux déferlent encore et encore, jusqu’à ce que j’en vienne à détruire un petit vaisseau un peu plus coriace que les autres, qui en mourant, libère une option d’armement, un triple tir en fait, la première parmi trois disponibles, les deux autres étant les missiles à têtes chercheuse et le canon rotatif, communément appelé sulfateuse. Une fois collectée, cette option vient se greffer sous mon vaisseau et au fur et à mesure que j’en use, je m’aperçois fièvreusement que ses munitions diminuent à vue d’oeil. Je relève le doigt et décide de ne les utiliser que lorsque la situation l’impose, d’autant plus que le moindre contact de ces armes avec un tir ennemi, les empute d’une quantité consèquente d’armement. Je m’aperçois, après en avoir collecté une seconde, que je peux aisément passer de l’une à l’autre par une simple pression sur un autre bouton. Magnifique ! Je slalome entre mes ennemis et les anéantis en usant savamment de l’option d’armement la plus appropriée.

steelsaviour_09Mais tout à coup un monstre plus gros se dresse fièrement devant moi. Il ouvre une gueule béante d’où s’échappe un feu nourri et destructeur. Ma sulfateuse devrait s’avérer très efficace, aussi je canarde mon ennemi et c’est par un cri de victoire que j’accueille la fin de sa piètre existence. Je me relaxe, je crois avoir terminer le premier niveau. Pathétique erreur de débutant, sitôt aneanti, le scrolling différentiel se met à nouveau en branle… apparamment, je n’en ai pas fini avec ce premier niveau… j’exulte de joie !

steelsaviour_10Accompagné d’un déluge d’eau tombée d’on ne sait où, une vague sans fin d’ennemi virulants déferle sur moi, je ne puis les négocier tous ! Je n’abdique pas et les maintiens hors de portée, mais je suis proche de perdre une nouvelle vie. Argggg ! Que c’est dur !
Le calme survient après la tempête… tout ceci n’augure rien de bon… je suis sur la défensive et je fais bien car devant mes yeux incrédules se dresse, effrayant mais superbe, le gardien du premier niveau. Le combat est âpre, je suis prêt de fléchir. Le gardien alterne les phases de tirs, mais je le blesse grièvement. Délesté d’une partie de son puissant blindage, il tressaille puis repart à l’assault. Dans un ultime effort, je m’approche et largue devant sa gueule déchiqueté un pruneau atomique, mon dernier… mon précieux. Le monstre se cambre, éructe puis flêchit et disparaît dans un vacarme effrayant et un déluge de pixels sanguinolants.

steelsaviour_11Je suis enfin arrivé au terme du premier niveau. Je suis récompensé par des vies supplémentaires dont le nombre dépend de la quantité de bonus que j’ai récupéré pendant le jeu. Fondu au noir, je reprend mon souffle, le deuxième niveau se charge… non, en fait la démo s’arrête… je hurle mon agacement et mon dépit !

Enragé, je sors ma carte bancaire et relance le jeu pour cette fois-ci m’acquitter des 16 € HT et des 19,6% de TVA. Le jeu se relance rapidement et je m’aperçois qu’ayant terminé le premier niveau, je peux commencer directement à partir du deuxième. Je m’empresse donc de choisir cette option et d’appuyer sur « Start ».

steelsaviour_12Ce monde de feu est encore plus beau que le précédent, une nouvelle fois, j’en oublie de respirer, subjuguer par les fantastiques images qui défilent devant mes yeux. Les mouvements des boss sont sublimes, ils s’étirent, se détendent, tournoient, mus par une fluidité sans égale. Porté par une frénésie destructrice, j’anéantis par dizaine des sbires, furieux de mes exactions. La suite est toujours à l’image de ce qui l’a précédée, mais en beaucoup plus beau… Comment est-ce possible ? Suis-je face au shmup ultime, alliance d’arts mirifiques et de gameplay impeccable.

Et ces musiques qui se succèdent et qui tantôt vous bercent, tantôt vous bousculent, subtil mélange de techno atmosphérique et de rock savamment rythmé. Les bruitages sont savoureux, d’une justesse rarement atteinte. Mes tympans se délectent de cette avalanche de sons sans égal.

steelsaviour_13M’avouant vaincu par tant de splendeurs visuelles et auditives, je me laisse porter par les événements, ivre d’une passion qui sans cesse se renouvelle et me submerge.

Steel Saviour est clairement une folie furieuse, un déchaînement artistique permanent. Mais que tout ceci ne vous fasse pas oublier que Steel Saviour est dur, très dur même. Malgré le niveau de difficulté que j’ai réglé au plus bas, je me casse les dents plus d’une fois face à cette déferlante. Mais je n’abdique point. Je suis déjà addict à ce jeu et je ne vis désormais que pour une chose : aller toujours plus loin…

Vous l’aurez donc compris, Steel Saviour est pour moi un jeu exceptionnel, comme je l’ai dit plus haut, le shoot’em up « old school » ultime. Je n’en doute pas une seconde. Aujourd’hui, après être venu à bout des cinq niveaux gigantesques qui le composent, je ne saurais que vous inviter à télécharger ce jeu pour l’essayer. Mais vous êtes prévenu, vous risquer de vivre une expérience vidéo-ludique inoubliable dont vous reviendrez difficilement.

Je ne peux faire mieux que de terminer ce premier Coup d’Coeur en vous proposant des images des niveaux deux, trois et quatre et vous laisse le soin de découvrir par vous même le cinquième et ultime niveau de Steel Saviour…

Site officiel de Steel Saviour : http://www.steelsaviour.com/