Project X – Amiga ECS/OCS – 1992

Volez vers la planète Ryxx.

Localisez la forteresse.

Détruisez les aliens.

Franchissez les cavernes.

Repoussez la force Alien.

Vous prenez les commandes d’un vaisseau spatial pour anéantir l’empire Alien de la planète Ryxx. Pour arriver à vos fin, vous allez devoir traverser cinq mondes aux designs complètement différents (l’espace interplanétaire, la surface de Ryxx, la caverne de feu, les profondeurs liquides et la base de la force alienne) et affronter des hordes d’ennemies à chaque fois plus nombreuses.

Au départ du jeu vous pouvez choisir entre un des trois types de vaisseau qui vous sont proposés dans le menu Option; suivant votre humeur ou votre manière de jouer, vous avez la possibilité de piloter un vaisseau lourd à l’armement lourd, un vaisseau normal moyennement armé et un vaisseau très agile mais aux capacités de feu très inférieures. Pour augmenter votre puissance de feu, vous récoltez sur votre passage des bonus, laissés par certains gros ennemis ou lorsque vous anéantissez une vague entière de petits vaisseaux. Plus vous récoltez de bonus, plus vous pouvez sélectionner une option intéressante à l’aide de la barre d’espace (voir barre transparente située en bas de l’écran de jeu). Vous pourrez dans l’ordre choisir Speed pour augmenter la rapidité de votre vaisseau, Guns pour augmenter la puissance de votre tir de départ, Build pour …, Side Shot pour pouvoir tirer en dessous et au dessus, (Homing) Missile pour avoir jusqu’à trois missiles à tête chercheuse, Plasma pour remplacer Guns par un tir plasma vert bien puissant, Magma pour tirer des boules de magma en fusion (dévastatrices), Laser (Beam) pour tirer un laser et Stealth pour devenir invisible et donc invulnérable aux tirs ennemis pendant une trentaine de secondes. Lorsque l’option est au maximum, elle devient grise au niveau de la barre de sélection.

Comme dans tout bon shoot’em up, chaque fin de niveau et gardée par un « boss » plus ou moins bourrin et plus ou moins coriace. De plus entre chaque niveau vous devrez traversez un labyrinthe, votre vaiseau lancé à pleine vitesse. Si vous récoltez six bonus, vous gagnerez une vie à la fin.

Les vaisseaux à choisir sont les suivants :

  • Cruh II – Battle Class, le vaisseau de combat ultime.
  • Hyperion – Cruiser Class, un vaisseau bon dans tous les domaines.
  • Hunter MK7 – Scout Class, vaisseau très rapide et agile.

Développé par les gars géniaux de chez Team 17, à qui l’on doit les excellents Superfrog, Alien Breed ou encore Assassin, Project X sort en 1992 sur Amiga.

Techniquement parlant, Project X repousse les limites de l’Amiga en proposant un jeu se jouant en plein écran (334×281) avec des menus incrustés en transparence et une soixantaine de couleurs. Le tout étant parfaitement animé sous nos yeux ébahis.

Les graphismes sont dans la lignée de ceux des autres jeux de Team 17 (réalisés par Rico Holmes), c’est à dire très beaux et très soignés. Même si le premier niveau peut sembler un peu dépouillé, vide interplanétaire oblige, un soin tout particulier a été apporté aux décors des niveaux suivants, que ce soit dans leur architecture ou dans la finesse des textures.

Le jeu ne propose que deux musiques, celle de la page de présentation et celle des scores ; réalisée par le talentueux Allister Brimble, la première a un petit côté techno très bien foutu et qui met d’emblée dans l’ambiance. Pendant le jeu, il n’y a que des bruitages, qui sont d’excellente facture et qui sont agrémentés de voix digitalisées annonçant l’option que l’on vient de choisir ou nous rappelant que l’on peut choisir telle arme à tel moment. La voix nous avertit également lorsqu’un danger approche et quel est la conduite à tenir.

La jouabilité est bonne et, cerise sur le gâteau, suivant le type de vaisseau que vous choisissez au départ, celui-ci ne se comportera pas de la même manière suivant son poids ; même chose, quand vous évoluez dans l’eau, votre inertie sera la principale de vos préoccupations. Cette inertie propre aux shoots européens de cette époque en refroidira certains, mais une fois habitué, le vaissseau intermédiaire se révèle assez plaisant à contrôler.

La difficulté, quant à elle, semble progressive, mais dès le premier niveau on se rend vite compte que le challenge sera élevé et rien ne s’arrange si vous mourez lorsque la puissance de votre arme diminue.

En bref, Project X est un soft excellent : très beau et techniquement haut de gamme, il ravira les afficinados du genre. Seul petits bémols : son manque flagrant d’originalité (notamment pour les boss de fin de niveau, trop petits et pas bien beaux) et sa difficulté qui poussera le plus grand nombre à choisir l’invulnérabilité avant de commencer le jeu.

Le saviez-vous ?

  • La version « Special Edition » sortira un plus tard à prix budget à la demande du publique afin de proposer une version à la difficulté revue à la baisse, des stages plus courts et moins de changements de disques, une réussite soit dit en passant.
  • La voix digitalisée du jeu est celle de Christopher Brimble.

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Alien Breed Tower Assault – Amiga AGA/ECS/OCS – 1994

Dans les profondeurs insondables de l’espace, un holocauste s’est produit. Des formes vivantes hostiles dotées d’une intelligence ont pris le contrôle du département des recherches militaires sur la planète Azarin 2E. Les colons innocents se sont vus infliger chaos et destruction.

Si Alien Breed II fut intelligemment et délicieusement sous-titré « The Horror Continues », il n’est aujourd’hui que justice de faire de même pour Alien Breed Tower Assault, sa suite. Que diriez-vous de « Le Carnage Continue », ça l’fait, non ? Tout ça pour dire que vous aurez beau vous échiner à éradiquer la vermine de l’univers dans chaque nouvel Alien Breed, les habiles développeurs de Team 17 trouveront toujours le moyen d’en remettre une couche pour vous forcer à reprendre du service…

Mine de rien, cette fois-ci, votre aventure débute de la manière la plus tragique qui soit; à peine vous êtes vous extrait de la carcasse de votre vaisseau fraîchement crashé, que la « délicieuse » voix de Lynette Reade vous apprend que votre coéquipier et ami, Nash, est décédé, et enfonce encore un peu le clou en vous annonçant que désormais vous êtes seul (contre tous) « Nash is dead, you’re on your own ! ». Bon, faut dire qu’on avait l’habitude d’être seul dans les Alien Breed, mais là, une chose est sûr : vous êtes dans une merde noire…

Qu’à cela ne tienne, essuyant vos larmes, vous ramassez munitions, crédits, clés et trousses de premier soin qui jonchent le sol autour de vous, et après avoir jeté un dernier regard sur le corps sans vie de Nash, vous vous mettez en route pour affronter votre destin.

La zone est désertique, mais vous frayant un chemin à travers rochers, mines et systèmes de défense, vous parvenez tant bien que mal à atteindre le complexe civil, écrasant joyeusement au passage plusieurs dizaines de lézards couïneurs.
A peine la porte du complexe s’est-elle refermée derrière vous que vous prenez la véritable mesure du drame qui s’est joué aux dépends de la colonie. Des dizaines de cadavres sanguinolants et démembrés jonchent le sol. Ils ont tous été exterminés par ceux qui sont désormais récurrents dans votre vie, j’ai nommé les aliens. D’ailleurs, ces vilaines bêtes sévissent encore sur les lieux de leurs forfaits, tout occupés à dépiauter les restes. MIAM !
N’écoutant que la fureur qui gronde dans vos veines, vous ôtez la sécurité de votre fusil mitrailleur et dans un cri de haine, vous courrez aux devants de cette race abjecte et meurtrière… et des ennuis qui vont avec.

Voilà en quelques lignes comment tout débute pour vous. Une nouvelle fois, vous vous retrouvez au coeur d’une guerre que rien ne vous a préparé à endurer. Comment décrire ce qui vous attend par la suite sans utiliser les mots meurtre et sang ? J’espère seulement que vous avez le coeur solidement accroché car vous en aurez besoin.

Sur votre route, n’hésitez pas à consulter les terminaux d’ordinateurs (en appuyant sur « Espace »); vous pourrez y échanger les crédits chèrement récoltés contre des paquets de dix clés, de précieux chargeurs, un scanneur de zone, des trousses de premier soin, sans oublier les armes que vous choisirez de plus en plus puissantes, afin de garantir le plus longtemps possible votre survie précaire. Mais croyez-moi, rien est moins sûr, tant l’ennemi qui vous attend est cruel et résistant…

Développé et produit par Team 17, Alien Breed Tower Assault sort en 1994 sur Amiga.

Graphiquement, à part les cadavres aui jalonnent joyeusement votre parcours, pas grand chose de neuf. Alien Breed Tower Assault ressemble plus à une extension d’Alien Breed II qu’à une réelle suite. Les ennemis ainsi que les décors ont un air de déjà vu, mais peu importe car c’est toujours extrêmement agréable à regarder. De plus, l’accent a été mis sur les détails et les décors en regorgent.

D’un point de vue sonore, hormis la musique d’intro et de fin, le jeu propose comme à son habitude des bruitages ultra-convaincants qui vous surprendront plus d’une fois.

Côté animation, rien à redire, c’est le même moteur que celui d’Alien Breed II et ça tourne donc sans l’ombre du début d’une saccade.

Si la maniabilité du personage reste inchangée et est donc de qualité, les programmeurs ont eu l’excellente idée d’inclure un mode « retraite » qui vous permettra d’abattre des aliens tout en reculant. Idéal pour se sortir de situations autrefois désespérées.

Fidèle à son prédécesseur, Alien Breed Tower Assault est également un jeu à la difficulté élevée qui, n’en doutons pas, en rebutera quelques uns, mais gageons que ces innombrables qualités, inhérentes à tous les jeux Team 17, feront de lui un de vos jeux préférés.


Qwak – Amiga ECS/OCS – 1993

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qwak_01Dans Qwak, vous incarnez un petit canard vert lanceur d’oeufs et vous devrez vous frayer un chemin à travers huit mondes composés de dix niveaux chacun.

Votre salut résidera dans votre rapidité d’action, dans la justesse de vos tirs pour vous débarrasser de vos assaillants, mais aussi dans votre gestion des situations de crise. En terme de situations spéciales, vous devrez faire face par exemple à une pluie de boules piquantes assassines ou à l’apparition d’un fantôme vengeur si vous vous attardez dans un niveau.

qwak_02Récoltez le maximum de fruits afin d’assurer votre puissance de feu lors des niveaux suivants et collectez des pierres précieuses pour remporter des bonus de points.

En terme de protection, vous vous parerez d’une armure saillante en récoltant les bonus adéquates, vous pourrez également voler ou augmenter dramatiquement votre puissance de feu pour quelques instants.

Pour pouvoir sortir d’un niveau, vous devrez ramasser toutes les clés dorées afin d’ouvrir une des deux portes de sortie.

qwak_03Développé et produit par Team 17, Qwak sort en 1993 sur Amiga.

« Melting pot » vidéo-ludique, à mi chemin entre Bubble Bobble et Liquid Kids, Qwak surfe sur la vague des petits jeux aux graphismes mignons ne mangeant pas de pain et au plaisir de jeu indéniable.

Graphiquement très propre, Qwak bénéficie du savoir faire de la Team 17 en proposant un design lêché des personnages et des niveaux. Très coloré, le jeu tire bien partie des 32 couleurs de base de l’Amiga.

qwak_04D’un point de vue musical, Qwak est bien servi par une dizaine de petit refrain très entrainant et d’une efficacité remarquable. Les bruitages collent bien à l’ensemble.

Côté maniabilité, rien à dire, si ce n’est que votre personnage bouge admirablement bien, ce qui permet de gérer dans de bonnes conditions bien des situations périlleuses. En consèquence, la jouabilité est élevée et constitue un des points forts du jeu. L’action prenant une tout autre dimension à deux joueurs en simultané.

qwak_05La difficulté est très bien réglée et augmente progressivement, laissant aux joueurs de tout niveau leur chance.

En résumé, Qwak est un excellent petit jeu de plateformes genre Bubble Bobble dont les musiques et les graphismes devraient vous convaincre et le gameplay achever de vous séduire.

Assassin Special Edition – Amiga ECS/OCS – 1994

assassin_se_titreLe maléfique Midan, tyran de la pire espèce, se terre au plus profond de son repaire souterrain. Les Forces de Sécurité Alliées réclame la fin de son règne. Ils n’ont besoin que d’un seul homme…

Et cet homme, c’est vous.

assassin_01Pas facile d’être un assassin à la solde d’une organisation planétaire. Surtout quand en plus vous êtes le seul capable de régler en douceur, oups ! Pardon, dans la douleur, une situation de crise…
Comme vous êtes le meilleur des meilleurs, la crème de la crème, c’est tout naturellement vous que l’on a choisi pour infiltrer le repaire du terrible Midan, sombre ennemi de l’humanité, et l’assassiner proprement, au plus profond du nid où il se terre comme le chien galeux qu’il est.

Car la réputation du mec en question (Midan) ne repose sur rien ! C’est juste un tyran super friqué, mais pas une menace en soit; un baveux de plus, qui en se réveillant un matin, a été pris par la folie des grandeurs. Une lopette sans cervelle, qui sans sa garde personnelle ou ses accessoires ultra-sophistiqués serait aussi démuni qu’un misérable vermisseau. D’ailleurs, vous vous riez de ce pathétique personnage, mais vous gardez en tête que votre mission ne sera pas de tout repos.

assassin_06Armé de votre tout nouveau gant cracheur de plasma et héritier d’une technique ancestral d’accrochage et d’agrippement qui repose entièrement sur la force des poignets et le coup de rein, vous devrez vous faufiler à travers les mailles du filet qu’à tissé derrière lui Midan. Dans l’histoire, le nombre de victime n’a que peu d’importance, les gouvernements alliés contre le règne sanglant de Midan vous font d’ailleurs confiance pour nettoyer chacune des quatres zones que vous devrez traverser.

Profitez-en pour améliorer votre armement en récoltant les options que laissent tomber vos assaillants en mourant; vous n’en deviendrez que plus efficace. Attention, car si vous mourez, vous perdrez l’ensemble des améliorations de votre arme. Libre à vous de déclencher à tout moment, par simple pression prolongée sur le bouton de tir, une des six armes spéciales destructrices que vous récolterez sur votre route; la sixième n’étant disponible que si vous trouvez toutes les étoiles d’une même zone.
assassin_07Pour vous requinquer, vous trouverez de l’énergie , et du temps suplémentaire pour repousser le compte-à-rebours. Avec un peu de chance, vous découvrirez quelques fois des vies supplémentaires .

Pour atteindre Midan, vous devrez traverser quatre sections (le chantier de construction, le centre de commande pour missiles, l’asile génétique et le labyrinthe de Midan), divisées en quatre zones chacunes. Sans être de taille excessive, la plupart de ces zones sont labyrinthiques. Bonne chance !

assassin_08Développé et produit par Team 17, Assassin – Special Edition sort en 1994 sur Amiga, soit deux ans après l’original.

Fort du succès de la version de 1992 et consciente de ses lacunes et de ses défauts, l’équipe de Team 17 nous propose ici un titre magistralement orchestré.

Graphiquement, pas de réelle évolution, seul de petits détails ont été retravaillés. Le style est toujours très agréable à regarder et les environnement sont variés. Le look du héro change un peu et passe d’un style décontracté à un look plus high-tech.

Autre nouveauté, votre assassin troque ses boomerang à la portée initiale ridicule contre un plasma, qui s’il n’est pas très puissant au départ, a le mérite d’atteindre n’importe qu’elle cible à l’autre bout de l’écran.

assassin_04D’un point de vue sonore, si la musique d’introduction est somptueuse, les bruitages en cours de jeu sont de toute beauté. Le claquement des pieds sur le sol, le souffle du personnage, les petits cris dû à l’effort que nécessite chaque saut ou acrobaties. Une pure merveille !

Évidemment, comme dans tout jeu de Team 17, le scrolling est extraordinairement lisse et l’animation du personnage est sans conteste le point fort de ce jeu. Quelle fluidité dans l’exécution du moindre mouvement et cette faculté de s’accrocher au moindre mur à la moindre plateforme et de s’y déplacer comme si de rien n’était. Un pur régal !

Pour couronner le tout, la difficulté a été revue à la baisse et les longs niveaux de la première version, où il était si facile de se perdre, ont été divisés en quatre zone de taille réduite certes, mais si agréable à parcourir…

Vous l’aurez donc compris, Assassin – Special Edition est un must de l’Amiga, à posséder de toute urgence, qui fort d’une réalisation hors paire, distille un plaisir de jouer dont bien peu de titres équivalants peuvent s’enorgueillir !