U.N. Squadron – Amiga ECS/OCS – 1990

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Depuis plusieurs années, les états du Moyen Orient sont dans un état de ruine économique et sociale dû à de violentes guerres civiles. Alors que le reste du monde réclame la fin du bain de sang, des vendeurs d’armes sans scrupules infiltrent les gouvernements de ces pays avec de fausses promesses de richesse et de pouvoir. Désormais unifiée, et munie de nouvelles armes révolutionnaires, cette alliance corrompue pourrait balayer tous les espoirs de paix dans le monde en un instant.

Le seul obstacle entre l’harmonie et l’anarchie réside dans l’Escadron des Nations Unies (U.N. Squadron), une force internationale disposant d’une irresistible puissance de feu aérienne…

Etant devenu au fil de vos pérégrinations dans les jeux Amiga un spécialiste incontesté du bottage de fion, voire même un champion du monde, si, si, ne rougissez pas, c’est la stricte vérité, c’est sans hésiter que vous embarquez comme un fou à bord de la voiture à pédales de votre gamin pour faire face aux hordes sauvage menaçant la paix du monde. Et encore une fois, vous vous sentez ridicule quand le-dit bambin commence à vous jeter des billes que vous essayez désespérément d’éviter. La camisole n’est pas loin…

Pour satisfaire vos instincts meurtriers et ainsi calmer votre pied qui vous démange, seul ou accompagné, vous allez pouvoir choisir entre trois pilotes expérimentés et leur astronef fétiche : Shin KAZAMA et son F-20 Tiger Shark, Micky SIMON et son F-14 Tomcat ou pour finir Greg GATES et son A-10 Thunderbolt.

Pour venir à bout de la forteresse volante « Projet 4 », vous allez devoir traverser 10 niveaux infestés de la pire pourriture terroriste de l’univers connu. Avant chaque mission, il vous sera possible d’agrémenter votre appareil d’un ou deux bonus selon vos moyens financiers (armes spéciales, réservoir d’énergie ou bouclier protecteur). Eh oui, vous êtes là pour sauver le monde et vous n’avez même pas les crédits illimités… quelle bande de gros rapiats aux Nations Unies tout de même !

Pour tirer de façon continue à l’aide de votre sulfateuse, il vous suffira de laisser le doigt appuyé sur le bouton feu de votre joystick et pour larger une salve de votre armement spécial, d’appuyer répétitivement sur ce même bouton. Rien de bien compliqué donc.

Pour augmenter votre puissance de feu, vous récupérerez les capsules de différentes couleurs que larguent les vagues d’ennemis rouges après que vous les ayez exterminées.

Tout bon shmup qui se respecte voit chacun de ces niveaux se conclure par l’affrontement avec un boss des familles. Ici, pas de dérogation à cette règle immuable, que dis-je ancestrale, certains boss, tenant même sur plusieurs écrans, vous forceront à revenir « sur vos pas » pour anéantir les derniers signes de vie semblant encore les animer.

Développé par Tiertex et édité par U.S. Gold, U.N. Squadron sort en 1990 sur Amiga.

U.S. Gold ayant été sur Amiga un spécialiste en matière de sabrage de licence que ne manquait jamais de lui confier Capcom, c’est encore une fois Tiertex (MERCS, Strider, etc) qui s’occupe de la conversion de UN Squadron sur Atari ST et Amiga.

Alors, comme d’hab, l’équipe ultime qui compose Tiertex développe d’abord le jeu sur ST qui, comme chacun sait, est un foudre de guerre en matière d’affichage de sprites et de scrolling chiadés (quand il est mal exploité, cela s’entend), puis porte le tout, gaiement, sur Amiga, sans y apporter de modifications, l’Amiga étant, dans l’esprit de ces gugusses une machine de jeu secondaire tout juste capable de jouer un jeu recompilé.

Merci messieurs, quel est donc le résultat spectaculaire de cette joyeuse recompilation de la version ST ?

icone_graphismesGraphiquement, donc, UN Squadron est tout bonnemant monstrueux, ça tient du sprite dégueulasse utilisant les mêmes couleurs que le décor, d’une fenêtre de jeu aux dimensions microscopiques (146 misérables petits pixels de haut) et d’un scrolling parfois différentiels (comble de la joie) qui se paie le luxe de légérement saccader sur Amiga, lorsqu’il y a trop de sprites à l’écran, alors qu’il ne saccade pas sur ST. Vive les recompilations aveugles !!

icone_sonNiveau sonore, sur Amiga, c’est forcément mieux que sur ST, même si ça reste ultra répétitif d’un bout à l’autre du jeu. Les musiques ressemblent à quelque chose d’audible et les bruitages sont correctes. Sur ST, le tout chlingue sa race mielleuse puisque ça donne envie de balancer le tout directement à la poubelle, c’est dire.

un_squadron_08icone_difficulteLe jeu est donc plutôt difficile puisque l’animation saccade parfois, on distingue mal les sprites par rapport au fond et la fenêtre de jeu est bien trop petite.

En conclusion, UN Squadron est une sombre merde qui a échouée sur Amiga, tel un étron larguer par un programmeur ST fumiste de surcroit. Vide de toute optimisation spécifique à cette bête de course qu’est la machine de Commodore, sans saveur graphique, musicalement répétitif, si vous possédez la disquette, je vous invite cordialement à l’écraser violemment sous vos pompes et à balancer ce qui reste à la poubelle.


un_squadron_arcadeUn oeil sur la version Arcade…

Si vous tenez vraiment à jouer aux deux versions de ce jeu, je vous invite évidemment à essayer d’abord la version Amiga, puis la version Arcade. Vous vous éviterez ainsi une attaque cérébrale (dans le meilleur des cas).

Petite précision, la version américaine d’UN Squadron dérive en fait de la version japonaise nommée Area 88 qui, elle-même, dérive d’un manga éponyme. Comme ça, c’est dit…

En arcade, UN Squadron est donc un shmup horizontal très classique, plutôt coloré (128 couleurs) et proposant une action soutenue dans une fenêtre de jeu bien adaptée au sens du scrolling (384×224).

Un bon petit jeu auquel j’ai toujours plaisir à rejouer.

Un an plus tard, une suite d’excellente facture sortira en Arcade sous le nom de Carrier Air Wing…

un_squadron_snesUn oeil sur la version Super Nintendo…

La version Super Nintendo de UN Squadron est une bonne surprise. Sorti en 1991, il fait parti de ces jeux de première génération sur la 16 bits de Nintendo qui font excellente impression lors de leur sortie.

Avec ses 64 couleurs, ses 5 parallaxes sur certains niveaux et la possibilité de choisir sa mission à mesure que l’on avance dans le jeu, UN Squadron sur Super Nintendo se place au même niveau que la version Arcade.

On notera toutefois des différences dans le gameplay, en effet, vous ne disposez que d’une vie pour plier un niveau, et à chaque fois que vous vous faîtes toucher, il vous est interdit de subir une nouvelle avarie dans un délai de quatre à cinq secondes si vous ne voulez pas mourir. En conséquence, si dans la première partie d’un niveau, cette version est très jouable, elle se révèle extrêmement difficile face aux boss.

On notera également quelques ralentissements conséquents lorsque les sprites sont trop nombreux à l’écran. Problème récurrent dans les premiers jeux SNES.

Une excellente version tout de même, à essayer de toute urgence.

Le saviez-vous ?

  • Area 88 a été le sixième jeu à exploiter le système CP de CAPCOM, plus connu sous le nom de CPS 1.

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MERCS – Amiga ECS/OCS – 1991

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mercs_01MERCS ALERTE !

Un ancien président des Etats Unis a été kidnappé pendant un voyage en Afrique pour promouvoir la paix.

Votre mission :

– Infiltrer le territoire ennemi.
– Vous frayer un chemin entre les lignes de tanks.
– Neutraliser l’Unité d’Attaque Spéciale « Scorpion ».
– Franchir le passage montagneux.
– Détruire le quartier général ennemi.
– Briser les lignes de soutien ennemies.


– Sauver le président.

A VOUS DE JOUER MERCS !

mercs_02Vous enfilez vos rangers, empoignez fermement votre fusil mitrailleur et, le sourir aux lèvres, vous descendez de l’hélicoptère qui vient de se poser sur une plage de sable blanc. Seulement voilà, pas le temps de se prélasser au soleil car vous êtes un mercenaire et vous n’êtes pas là pour la rigolade, mais vous êtes ici pour délivrer un ex président pour lequel vous n’avez aucune considération; Fort heureusement, le job est très bien payé…

A peine débarqué, vous êtes accueilli sous une pluie de balles et de grenades par une armée de guerieros hargneux. Évidemment, vous, vous êtes content, car vous êtes là pour la castagne, alors vous répliquez joyeusement à leurs attaques et balayez leurs rangs, accueillant leur hurlement de terreur de vos cris de joie. Vous êtes un monstre sanguinaire, mais diantre, que c’est bon !

mercs_03Alors, pour éradiquer vos ennemis correctement, vous trouverez sur votre route un max d’armes et d’options pour les améliorer .

Au cas où vous seriez acculé par un ennemi trop puissant, vous pourriez, grâce à une mallette prévue à cet effet, demander un bombardement aérien bien efficace.

Si vous veniez à vous sentir faiblard, de nombreux bonus alimentaires et médicaux pourraient se révéler très utiles .

mercs_04Vous trouverez également quelques vies supplémentaires disséminées sur les lieux de vos exactions.

Et comme vous êtes un ex-militaire de carrière, vous ne rechignerez certainement pas sur une ou deux médailles argentées qui vous rapporterons quelques points

Bien évidemment, vous vous y attendez, chaque zone est ponctuée par un boss bien impressionnant et bien puissant; enfin, rien qui pourrait faire reculer un dur tel que vous.

mercs_05Développé par Tiertex et distribué par US Gold, MERCS sort en 1991 sur Amiga.

Pour être sincère, la première fois que j’ai voulu jouer à MERCS sur Amiga, et que j’ai vu QUI était responsable de l’adaptation de ce jeu, j’ai eu peur d’assister à un énième ratage complet. Mes craintes étaient légitimes puisqu’US Gold, en bon éditeur ringard éminemment connu de tous les amigaïstes, avait toujours eu le don de choisir des développeurs de derrière les fagots, seuls capables de pourrir un bon jeu d’Arcade comme il se doit. Aussi, sachant que Tiertex était un de ces fameux développeurs de génie, je m’attendais au pire. Pourtant, à ma grande surprise, MERCS sur Amiga n’était pas la daube à laquelle ce duo magique de la fin des années 80 nous avait habitué.

mercs_06icone_graphismesÉvidemment, on aurait pu s’en douter, le jeu semble pauvre en couleurs. Néanmoins, quand on y regarde de plus près, on s’aperçoit que MERCS affiche une soixantaine de couleurs… Mais alors, où sont-elles ? Eh bien, pas dans les décors, qui en gros n’en affichent que seize, mais plutôt dans toutes les informations de jeu incrustées à l’écran.
Alors évidemment, pour l’incrustation : « bien ! », mais pour la répartition des couleurs : « pas bien ! »

icone_sonLa musique est entraînante et reprend bien le thème original, mais les bruitages sont plus que quelconque, dommage…

mercs_07icone_techniqueL’animation est un des points forts du jeu, puisqu’elle est sans faille; et ça, c’est une petite nouveauté de la part de Tiertex. Le scrolling multi-directionnel est ultra fluide et répond aux sollicitations du joueur à la perfection. Par contre, plus de parallaxe (Avec Tiertex, faut pas non plus rêver !).

icone_difficulteCôté difficulté, on notera qu’elle est progressive et que comme dans la version Arcade, les trouffions de bases vous assaillent sans discontinuité. Le challenge est donc assez élevé.

mercs_08En résumé, MERCS sur Amiga est une surprise relativement bonne. OK, les graphismes ne volent pas très haut en seize couleurs mais ils sont fidèles à l’original. OK, il manque la parallaxe de fond qui donne toute sa profondeur à un jeu, mais l’animation est vraiment à la hauteur. On s’en contentera, car c’est largement plus que ce que l’on pouvait attendre de Tiertex.

Strider – Amiga OCS – 1989

strider_titreMeio, le Grand Maître, a jeté son dévolu sur la Terre.

Installé sur la Troisième Lune, il a lancé une attaque massive sur les cinq continents et a exterminé 80% des êtres vivants.

Mais sur Moralos, une petite île des Mers du Sud où s’entraînent les Striders, les derniers défenseurs de la justice, Hiryu, l’homme le plus jeune à avoir jamais atteint le rang le plus élevé, s’est vu confié la tâche de balayer les armées de Meio et de réduire ses plans à néant.

strider_01Dans Strider, vous incarnez Meio, une charogne purulente et vous allez devoir exterminer l’humanité et cette raclure de Strider Hiryu au passage…

« La bonne blague ! »

Mais euh, je préfère mon scénario, je veux exterminer l’humanité, moi.

« Charogne… »

Bon, OK, dans Strider, vous incarnez donc Hiryu, le dernier espoir de l’humanité.

strider_04Armé de votre sabre laser légendaire, vous allez devoir traverser cinq niveaux des plus dangereux pour accomplir votre mission.

Évidemment, la tâche ne sera pas facile, car votre route sera semée d’embûches : pièges mortels et ennemis sur-entraînés, bref, les inévitables « boum j’t’attrappe ! » accompagnés de la pire racaille de l’univers. Classique quoi !

Comme vous n’êtes pas un âne, avant de partir à l’aventure, vous avez bien pensez à prendre votre sabre laser, histoire de découper les gigots de ceux qui oseraient se dresser sur votre route.
En chemin, vous pourrez récolter quelques options contenues dans des boîtes métalliques, comme le robot tueur qui gravitera autour de vous, tout en tirant sur l’ennemi, la lame longue qui, comme son nom l’indique, augmentera substantiellement la portée de votre sabre laser, ou encore l’énergie qui vous donnera un point de vie supplémentaire.

strider_05Bien entraîné, vous pouvez virevolter dans les airs, faire des glissades, le tout en dégainant votre arme mortelle. Vous pouvez également vous accrocher un peu n’importe où : murs et plafonds seront de multiples routes qui vous conduiront à la victoire.

Je ne me lasse pas de le rabâcher, attendez-vous à rencontrer des ennemis un peu plus gros et un peu plus coriaces à abattre, bref des gus que dans ce genre de jeu on a l’habitude d’appeler boss.
Vous attendant au détour d’une ruelle sombre ou gardant implacablement la fin d’un niveau, certains devraient logiquement vous donner du fil à retordre.

strider_08Développé par Tiertex et édité par US Gold, Strider sort en 1989 sur Amiga.

Tiertex… US Gold… Dois-je réellement continuer ?

Oh que oui, je vais me faire un peu plaisir là, alors accrochez-vous à ce que vous pouvez, ça va chier !!!!!!

Graphiquement, Strider tire magnifiquement partie des capacités de la… Master System de Sega… o_O
Non, j’déconne, c’est plutôt fidèle à l’esprit de la version Arcade. Attention, l’esprit seulement, parce que si les couleurs sont bien choisies, de nombreux éléments tels que le fond sont passés à la trappe.
Quant à la fenêtre de jeu, elle est tout bonnement risible : 256×128, ça doit constituer un record en matière de résolution microscopique.
Strider : où comment jouer dans un dé à coudre… bravo Tiertex.

strider_09D’un point de vue sonore, le jeu tient quand même la route avec une mélodie archi connue et des bruitages passe-partout. C’est LE point fort du jeu; c’est dire la qualité de l’ensemble.

Alors là, on passe dans l’innommable, on franchit le point de non retour. En effet parlons un peu de l’animation qui est directement liée au nombre de sprites à l’écran.

Normal me direz-vous. Oui, mais dans Strider, un sprite, c’est bien, mais deux, c’est déjà trop. Et là, l’animation flanche, alors vous vous traîner comme une merde dans l’espoir de parcourir trois mètres sans que le moteur du jeu ne lâche et, fou que vous êtes, vous essayez d’exécuter une cabriole… horreur, c’est encore pire qu’avant et vous mettez deux plombes à retomber sur vos pattes.
Quand vous tombez, c’est presque pire, la gravité semble avoir très peu d’effet sur vous, bref, l’animation est une catastrophe !

strider_11Quant à la détection des collisions, c’est du n’importe quoi, votre Strider se retrouve quelques fois coincé à l’intérieur des murs ou un projectile ennemi vous passe devant la tronche sans vous blesser… Champagne !

Évidemment, fort de toutes ces prouesses techniques, la jouabilité du jeu s’en ressent légèrement, malgré tout la difficulté reste bien dosé et il n’est pas impossible d’en voir le bout.

En résumé l’adaptation de Strider sur Amiga n’est pas une franche réussite; jouable certes, mais sous-exploitant la machine à de nombreux points de vue, on y reviendra uniquement sous l’effet de la nostalgie.

Pour la petite histoire Assassin, l’excellent titre de Team 17 s’inspire directement de Strider. Évidemment, les mecs de la Team 17 maîtrisaient bien mieux l’Amiga que leurs homologues de chez Tiertex, et le résultat saute aux yeux.