My Lucky Number – Loonies – Amiga OCS/ECS – 2018

Ayant fini deuxième à la Gerp 2018 dans la catégorie Amiga Demo, voici My Lucky Number par Loonies, une démo sympa à la musique ultra entraînante, affichant treize plans en 332 x 256.

https://www.youtube.com/watch?v=H8AJLYfx-IM

Code : Blueberry
Musique : Virgill

Publicités

Turrican II – The Final Fight – Amiga ECS/OCS – 1991

turrican2_titreLa date est 3025 AD.

Depuis des décennies, les Forces des Planètes Unies pour la Liberté (F.P.U.L.) font régner la paix, la liberté et la loi dans la galaxie Aldebaraan 42.

turrican2_01Pendant ce temps l’Avalon 1, vaisseaux des Planètes Unies, dérive à travers les limbes de l’univers connu et le Colonel Ardon C. Striker et son équipage se préparent à franchir le passage qui les mènera aux frontières de la galaxie : « Mes amis, nous sommes sur le point de repousser les limites de nos connaissances ; nous naviguerons bientôt à travers les dimensions inconnues de l’infini. Je sais que nous avons tous nos propres craintes, cependant, nous sommes les seuls membres de la F.P.U.L. qui aient une chance de finir la mission. Nous sommes les meilleurs qui existent. »

turrican2_05Soudain, en moins d’une nanoseconde, un énorme vaisseau de guerre se matérialise à proximité de l’Avalon 1 et neutralise ses systèmes de défense. Le son d’une explosion se propage dans tout le vaisseau et des mutants se déversent à travers la brèche. L’équipage lutte désespérément pour sauver le vaisseau mais échoue et seul Bren McGuire survit à l’assault. Quand il est certain que les agresseurs se sont retirés, il se précipite vers la sale d’équipement. Là, il voit la nouvelle combinaison de combat Turrican, construite à partir des technologies les plus avancées. Alors qu’il l’enfile, un dernier cri sort de sa bouche : « Vengeance !!!! ».

turrican2_08Turrican 2 débute à la surface de la planète ennemie. Comme dans l’épisode un, vous pouvez sauter, courrir, tirer dans toutes les directions.

Pour détruire vos ennemis, vous disposez d’un armement conséquent : le Multiple, arme de base, qui après avoir pris deux bonus identiques permet de balayer l’écran devant soi, le Laser qui comme son nom l’indique est un laser puissant qui vous demandera d’être plus précis dans vos tirs et le Melt, permettant de tirer des boules de plasma qui rebondissent sur les parois puis se divisent en plus petites boules. Les bonus d’armement sont soit détenus par de petits robots cyclopes, soit sont enfermés dans des blocs bonus, invisible en premier lieu et qui n’apparaîssent qu’une fois que vous aurez tiré dedans. Ces blocs renferment des options d’armement, mais aussi des armes spéciales.

turrican2_10Ainsi, pour vous aider, quand par exemple il y a trop d’ennemis à l’écran, vous pouvez faire appel à un double mur de flamme blanche, accessible grâce à la barre d’espace, qui jaillira de part et d’autre de votre Turrican et balaiera la zone de jeu. En vous accroupissant et en appuyant toujours sur espace, vous pourrez vous transformer en scie circulaire, bien utile pour atteindre des options apparemment inaccessibles ou pour découvrir les passages secret cachés dans certains murs. Dans les situations les plus désespérées, vous pourrez faire appel au mode Devastation de votre combinaison de combat en appuyant simultanément sur feu et sur la barre d’espace et dans ce cas, l’écran se bloquera et vous vous changerez cette fois en scie circulaire folle, zigzaguant dans tous les sens, larguant des bombes et des fronts enflammés à tout va.

turrican2_14Développé par Factor 5 et produit par Rainbow Arts, Turrican 2 sort en 1991 sur Amiga.

Fort du succés du premier épisode, la même équipe de développement nous propose un jeu aux graphismes plus soignés et à l’action plus intense encore.

icone_graphismesEn effet, Turrican 2 est beau , il affiche des couleurs particulièrement bien choisies et propose un magnifique dégradé en fond.

icone_techniqueLe scrolling est quant à lui un modèle du genre. D’une réactivité à toute épreuve, il gère aisèment le défilement des parallaxes et dans les quelques niveaux de shoot’em up, le résultat est magnifique.

turrican2_15icone_jouabiliteL’animation du personnage est un des points forts du jeu, car vous avez la sensation de tout pouvoir faire avec votre Turrican. Il court vite, saute haut et peut modifier la course de son saut à tout moment.

icone_sonCôté son, les musiques sont de toute beauté et sont composées par Chris Huelsbeck, utilisant la technologie sept voix qu’il a développé avec Jochen Hippel, son homologue ST. Ces mélodies sont d’une telle qualité, qu’elles vous troteront dans le crâne un petit moment.
Les bruitages sont de bonnes facture…

turrican2_17Au final, Turrican 2 est un soft a posséder de toute urgence car il est sans conteste le meilleur shoot’em up / plateforme que cette bécane ait accueilli. Ce jeu a tout pour lui, des graphismes extrêmement agréables, des musiques d’une qualité remarquable et bénéficie d’une jouabilité à toute épreuve. La difficulté ne vient pas ternir le tableau car elle est progressive et devrait permettre aux meilleurs d’entre vous d’atteindre la fin sans triche d’aucune sorte. A vous de jouer…

Le saviez-vous ?

  • Lors du lancement du jeu à Cologne, tant de personnes tentèrent d’obtenir une des 900 copies qu’il y eut deux blessés.
  • 30000 copies du jeu furent vendues.
  • Le jeu compte 1500 écrans soit 300 de plus que le premier.

Sequential – Andromeda – 1994 – Amiga OCS/ECS

Sequential d’Andromeda, première à la Gathering’ 94 dans la catégorie Amiga Demo.

Encore une de mes démos préférées.

Pour la petite histoire, cette démo nécissita deux ans de travail et fut d’abord annoncée sous le titre « Scientific Norwegian » en février 1992 et représenta le couronnement de carrière de HeadX en tant que codeur. Ce fut sa première et dernière production pour le groupe. La démo nécessite 1 Mo pour tourner.

http://www.youtube.com/watch?v=p4w3avGzb4A

Code : Dr. Jekyll (trackloader), Head-X (Jelly-Letters, Roller-Coaster, Credits, Magne), Mr. Hyde (vector-explosion, Deltaplayer)
Musique : Mr. Man
Graphismes : Archmage (titre), Decker (additionnel), Fairfax (logo, 2 images), Quest (Druna nue, logo), View (raytracing)
Textes : Head-X

Crédits : demozoo.org

Apidya – Amiga ECS/OCS – 1992

apydia_titreYuri et Ikuro, un jeune couple vivant depuis plusieurs années dans un chalet au milieu de nul part, se sont attirés les foudres de Hexaae, le méchant seigneur de la magie noire. Pour les punir d’être heureux, ce dernier invoque un essaim constitué d’un millier d’insectes mutants et l’envoie tuer Yuri pendant qu’Ikuro est parti chercher du bois. Les cris de Yuri alertent Ikuro, qui se précipite vers sa demeure et découvre le corps de sa femme sans vie.

Effondré Ikuro promet à sa bien aimée de ramener un antidote magique pour la ranimer. Aussi, fort du savoir de ses ancêtres, il se métamorphose en abeille et se lance à la poursuite de son ennemi juré : Hexaae.

apydia_01Vous allez devoir diriger Ikuro à travers cinq mondes différents : la prairie, l’étang, les égouts, un monde à la R-Type (mais en mieux !) et une caverne. Les quatre premiers mondes sont divisés en trois niveaux recréant la même ambiance, au bout desquels vous devrez affronter un boss. Le dernier monde est une succession de cinq niveaux identiques très court, au cours desquels vous lutterez avec des boss dont le boss final.

Pour détruire les ennemis, qui arrivent le plus souvent par vagues successives, vous disposez au départ d’un tir simple assez efficace.

apydia_04Lorsque vous détruisez les vagues d’ennemis, vous pouvez récolter des fleurs rouges qui vous permettront d’améliorer votre armement. Au fur et à mesure de la récolte, vous vous procurerez le double tir, auquel viendront s’ajouter des armes telles que la double vague enflammée ou les bombes de fusion . Pour vous protéger des tirs ennemis, de petits satellites en forme de petites abeilles viendront se positionner autour de vous. Lorsque votre armement aura atteint le maximum, si vous récoltez encore des fleurs, vous pourrez devenir partiellement invincible (votre abeille sera entourée de petites étoiles et scintillera).

apydia_06Développé par Kaiko et distribué par Play Byte / Blue Byte, Apidya sort en 1992 sur Amiga.

icone_graphismesGraphiquement magnifique, ce jeu fait partie, comme je l’ai déjà dit, du top 4 des shoot’em up sur Amiga aux côtés de Project X, Agony et Disposable Hero. Les décors sont richement travaillés et chaque ennemi a bénéficié d’un soin tout particulier lors de sa conception. Mention spéciale pour les boss qui sont impressionnants, tant par leur taille que par leur design…

apydia_08icone_sonAu niveau sonore, on retrouve Chris Huelsbeck aux commandes, qui nous propose des mélodies ultra entraînantes et bien adaptées aux différents environnements visuels du jeu, tout en tirant partie de la technologie 7 voix développée par Jochen Hippel. Je suis prêt à parier que certaines d’entre elles resteront gravées à jamais dans votre mémoire…

icone_techniqueCôté animation, le jeu est ultra fluide et propose une parallaxe dans certains niveaux. L’abeille se dirige parfaitement bien et répond instantanément à vos solicitations.

apydia_11icone_difficulteEn ce qui concerne la difficulté du jeu, celle-ci est progressive et le jeu vous permet d’améliorer l’armement en conséquence. Malgré tout, elle devient vite très élevée et selon moi pénalise un peu le plaisir de jeu. Évidemment, comme dans tout shoot’em up, se faire descendre est synonyme de désarmement, donc si cela se produit vers la fin du jeu où la difficulté est à son comble, vous risquez de ne pas survivre longtemps.

En bref, Apidya est un titre splendide (et je pèse mes mots) qu’il vous faut vous procurer de toute urgence même si vous n’êtes pas fan de ce type de jeu, car vous trouverez certainement votre compte dans ses graphismes très soignés ou dans les musiques de maître Huelsbeck. Rhâââ, j’adore ce jeu !

Le saviez-vous ?

  • Afin de donner au jeu un petit côté Arcade, le titre du jeu est écrit en katakana japonnais アビヂャ, ce qui peut se lire A-BI-DJI-YA et donc Abidja et pas Apidja (アピヂャ).
  • Le titre est en outre suivi d’un II alors qu’il n’existe qu’un seul épisode, apparemment une plaisanterie de l’équipe en charge du développement.
  • A.U.D.I.O.S. signifie Art Under Design, Imaginations Of Sounds et correspond au nom d’origine de la société de développement. (source http://www.nemmelheim.de/kaiko/)
  • Kaiko vient de Kai Kobad, un ancien roi perse, signifiant Grand Kobad. (source http://www.nemmelheim.de/kaiko/)

Alien World – Amiga ECS/OCS – 1992

alien_world_titreEn des temps de légendes, le monde était recouvert de ténèbres.

Aussi, un jour, le sorcier maléfique régnant sans partage sur cet univers emprisonna votre âme dans le corps d’un alien féroce. Ce fut d’ailleur son ultime erreur car il se trouvât que vous aviez l’esprit d’un combattant.

alien_world_scanAinsi commença votre quête pour vaincre le sorcier et regagner votre humanité.

Aviez-vous songé un jour vous retrouver dans la peau d’un alien bizaroïde ? Non ? Et bien PAL Developments l’a fait. Vous voilà donc transformé, le temps d’un jeu, en la créature vidéoludique la plus improbable qui soit : un alien à face de Pac-man, doté d’une paire d’ailes de libélulle, de pattes d’aigle et capable en prime de tirer sur tout ce qui bouge. Un truc bien moche en somme, une créature de fête forraine ou de cauchemar, au choix.

alien_world_01Trève de plaisanteries, car vous l’aurez compris, l’heure n’est plus à la rigolade, vous voilà plongé dans un sacré pétrin, mais ça bien sûr, vous le saviez déjà.

C’est donc armé de vos petits canons latéraux que vous vous dressez la rage au coeur sur vos petites pattes ridicules, prêt à en découdre avec les sbires de l’infâme sorcier. Et battant des ailes, vous vous élancez dans les airs, ivre du souvenir que vous fûtes un jour un homme.

alien_world_03Sur votre route qui, n’en doutons pas, sera jonchée d’embûches, qu’elles soient rampantes ou volantes, hostiles ou naturelles, vous aurez la joie de pouvoir ramasser de petites capsules d’armement bien revigorantes, qui vous permettront de lancer des missiles, de petites bombinettes, des lasers, ou encore des boules d’énergie et qui iront droit au coeur de vos ennemis; que du bonheur en somme, pour vous qui vous êtes juré d’en faire baver à ces enfoirés.

alien_world_04Vous ne vous douter pas encore que pour pouvoir en découdre avec le sorcier à l’origine de tous vos tourments, il va vous falloir enchaîner les niveaux à travers trois mondes répugnants où vos talents, souhaitons qu’ils soient nombreux, seront mis à très rude épreuve.

Bonne chance !

alien_world_06Développé par PAL Developments et édité par Hi-Tec Software, Alien World sort en 1992 sur Amiga.

icone_graphismesLes images parlent d’elles même, Alien World n’est pas un jeu particulièrement beau : le jeu n’affiche que seize malheureuses couleurs, fort mal choisies, qui plus est, notez le caractère chatoyant des rouges, des jaunes, des verts et des gris et profitez-en pour vomir votre quatre-heures. Graphiquement, c’est plutôt naïf et inégal, autant le premier niveau ne vole pas haut, autant le petit côté alien-esque du deuxième me plaît bien, pas au point de sauter au plafond, mais il est presque réussi.

icone_techniqueEn outre, le tout scrolle bien avec une petite parallaxe de derrière les fagots, dans une fenètre de jeu malheureusement trop petite pour impressionner un amigaïste habitué à plus de technicité.

icone_sonMême si chaque niveau est agrémenté de la même musique bien répétitive, elle s’avère tout de même facture honorable. Gageons toutefois qu’elle ne laissera à personne un souvenir impérissable.

alien_world_07icone_jouabiliteNotez que la créature qui vous sert de défouloir bouge bien et répond au doigt et à l’oeil à vos sollicitations, mais est sujette à la pesanteur, ce qui vous obligera à sans cesse la faire remonter. Difficile d’en deviner l’intérêt, surtout que c’est plutôt agaçant à la longue.

Pour conclure, Alien World n’est peut-être pas le plus beau jeu du monde, et de loin, mais il a le mérite de proposer un challenge intéressant pour peu que vous sachiez faire preuve de patience et ne pas vous ruer tête baissée vers le danger.